Aller au menu - Aller au contenu

Centre d'aide Vous êtes ici : zCorrecteurs.fr > Les forums > Langue française > Orthographe et grammaire > Accord avec le COD > Voir le sujet

Accord avec le COD

Inversion poétique

Page : 1 
Auteur Message
0 membre et 1 visiteur.
Page : 1 
Hors ligne gerardgiraud # Posté le 02/04/2012 à 15 h 52
Avatar de gerardgiraud
Messages : 32
Membres

Bonjour,
Le participe passé s'accorde avec le COD s'il est placé avant.
Mais s'il est placé avant du fait d'une inversion poétique, comment se fait l'accord ?

Exemple :
dans le vers
Telle une vague immense a emporté les traces.
Là il 'y a pas accord

Mais dans un vers avec COD inversé?

Si l’érosion des heures, des mois et des années
Telle une vague immense les traces a emporté.
Y-a-il accord de "emporté" ou non. Le COD étant placé artificiellement avant ?

Merci de vos éclairages.

Modifié le 04/04/2012 à 17 h 52 par gerardgiraud

Gérard Giraud
 
Hors ligne Karl Yeurl # Posté le 02/04/2012 à 16 h 43
Maintenant en qualité blu-raie
Avatar de Karl Yeurl
Messages : 3010
Groupe : zAnciens
Bonjour,

Comme tonton Grevisse est à côté de moi, j'ai dans le doute vérifié comment le parler de Maître Yoda à l'écrit se comporter peut.
Ainsi, c'est bien l'ordre des mots dans la phrase qui fait que l'on accorde ou non le participe.

Citation : Grevisse §301 c)
Le complément d’objet direct est placé entre l’auxiliaire et le participe passé dans l’expression figée avoir toute honte bue, et aussi parfois chez les poètes, ou même en prose, par analogie ou par archaïsme : D’autres émotions, / Des biens, des maux, – des révolutions, – / Ont dans les cœurs sa mémoire effacée (Nerval, Odelettes, Grand’mère). — Mais la croix ne sera satisfaite que quand elle aura tout ce qui n’est pas la volonté de Dieu détruit (Claudel, Soul. de satin, cit. Damourette-Pichon, § 1178). — L’amour a nos âmes en une âme mêlées (R. Rolland, cit. Le Bidois, § 1063). — J’ai toute ambition résignée (Duhamel, Pierre d’Horeb, p. 96) [sur le modèle de avoir toute honte bue]. — Ayant petite fortune faite (M. Noël, Cru d’Auxerre, p. 92).

H1 : Les poètes classiques mettaient encore souvent l’objet direct entre l’auxiliaire et le participe : Mon pere est mort, Elvire, et la premiere espée / Dont s’est armé Rodrigue a sa trame coupée (Corn., Cid, III, 3). — J’ay maints Chapitres vûs (La F., F., II, 2). — Quelques soldats […] / Qui s’étant querellez les uns avec les autres, / Ont insensiblement tout le corps ébranlé (Rac., Théb., III, 4). — Cela était plus rare en prose : +Encore qu’il ait eu ce dessein formé (Pascal, Prov., V)


La forme correcte de ton vers est donc bien « Telle une vague immense les traces a emportées. »

Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit : Me voilà.
V. HUGO

You should totally read my blog. Mon Twitter
 

Retour au forum Orthographe et grammaire ou à la liste des forums