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Vos poèmes préférés
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Ziame
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# Posté le 22/07/2009 à 12 h 12 |
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Arx Tarpeia Capitoli proxima Messages : 10674 ![]() |
Reprise du dernier message de la page précédente : DJ Fox, si tu veux analyser le poème (ce qui est une très bonne idée), n'hésite pas à créer un nouveau sujet, ça sera plus facile si quelqu'un le recherche un jour (et plus mis en valeur). ![]() Si j'ai du temps j'en ferai quelques unes sur des poèmes que j'apprécie particulièrement. Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! |
LangueHippique
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# Posté le 13/08/2009 à 15 h 04 |
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D'oh ! Messages : 50 Membres |
J'aime beaucoup l'Albatros. On pourrait en discuter, si ça intéresse quelqu'un (et si je retrouve mes notes
)Sinon, un autre découvert récemment que j'aime beaucoup : Ode, de Valéry Larbaud. Citation : Ode, Valéry Larbaud Ode
Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce, Ton glissement nocturne à travers l'Europe illuminée, Ô train de luxe ! et l'angoissante musique Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré, Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd, Dorment les millionnaires. Je parcours en chantonnant tes couloirs Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth, Mêlant ma voix à tes cent mille voix, Ô Harmonika-Zug ! J'ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre, Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow . On glissait à travers des prairies où des bergers, Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines, Etaient vêtus de peaux de moutons crues et sales… (huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.) Et vous, grandes places à travers lesquelles j'ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium , La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède ! Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn , prêtez-moi Vos miraculeux bruits sourds et Vos vibrantes voix de chanterelle ; Prêtez-moi la respiration légère et facile Des locomotives hautes et minces, aux mouvements Si aisés, les locomotives des rapides, Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d'or Dans les solitudes montagnardes de la Serbie, Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses… Ah ! il faut que ces bruits et que ce mouvement Entrent dans mes poèmes […] Excellent ... |
dreamdead
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# Posté le 14/08/2009 à 13 h 00 |
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Messages : 11 Membres |
Merci pour tous ces poèmes, ( souvent des découvertes)
En voici un que j'affectionne particulièrementCitation : Femmes damnées (Delphine et Hippolyte) de Charles Baudelaire A la pâle clarté des lampes languissantes, Sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur Hippolyte rêvait aux caresses puissantes Qui levaient le rideau de sa jeune candeur. Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête, De sa naïveté le ciel déjà lointain, Ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête Vers les horizons bleus dépassés le matin. De ses yeux amortis les paresseuses larmes, L'air brisé, la stupeur, la morne volupté, Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes, Tout servait, tout parait sa fragile beauté. Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie, Delphine la couvait avec des yeux ardents, Comme un animal fort qui surveille une proie, Après l'avoir d'abord marquée avec les dents. Beauté forte à genoux devant la beauté frêle, Superbe, elle humait voluptueusement Le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle, Comme pour recueillir un doux remerciement. Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime Le cantique muet que chante le plaisir, Et cette gratitude infinie et sublime Qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir. - " Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses ? Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir L'holocauste sacré de tes premières roses Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ? Mes baisers sont légers comme ces éphémères Qui caressent le soir les grands lacs transparents, Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières Comme des chariots ou des socs déchirants ; Ils passeront sur toi comme un lourd attelage De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié... Hippolyte, ô ma soeur ! tourne donc ton visage, Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié, Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles ! Pour un de ces regards charmants, baume divin, Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles, Et je t'endormirai dans un rêve sans fin ! " Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête : - " Je ne suis point ingrate et ne me repens pas, Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète, Comme après un nocturne et terrible repas. Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes Et de noirs bataillons de fantômes épars, Qui veulent me conduire en des routes mouvantes Qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts. Avons-nous donc commis une action étrange ? Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi : Je frissonne de peur quand tu me dis : " Mon ange ! " Et cependant je sens ma bouche aller vers toi. Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée ! Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection, Quand même tu serais une embûche dressée Et le commencement de ma perdition ! " Delphine secouant sa crinière tragique, Et comme trépignant sur le trépied de fer, L'oeil fatal, répondit d'une voix despotique : - " Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ? Maudit soit à jamais le rêveur inutile Qui voulut le premier, dans sa stupidité, S'éprenant d'un problème insoluble et stérile, Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté ! Celui qui veut unir dans un accord mystique L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, Ne chauffera jamais son corps paralytique A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour ! Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide ; Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers ; Et, pleine de remords et d'horreur, et livide, Tu me rapporteras tes seins stigmatisés... On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître ! " Mais l'enfant, épanchant une immense douleur, Cria soudain : - " Je sens s'élargir dans mon être Un abîme béant ; cet abîme est mon cœur ! Brûlant comme un volcan, profond comme le vide ! Rien ne rassasiera ce monstre gémissant Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang. Que nos rideaux fermés nous séparent du monde, Et que la lassitude amène le repos ! Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde, Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux ! " - Descendez, descendez, lamentables victimes, Descendez le chemin de l'enfer éternel ! Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes, Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel, Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage. Ombres folles, courez au but de vos désirs ; Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage, Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs. Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes ; Par les fentes des murs des miasmes fiévreux Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux. L'âpre stérilité de votre jouissance Altère votre soif et roidit votre peau, Et le vent furibond de la concupiscence Fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau. Loin des peuples vivants, errantes, condamnées, A travers les déserts courez comme les loups ; Faites votre destin, âmes désordonnées, Et fuyez l'infini que vous portez en vous ! et si vous voulez une interprétation en musique: Femmes damnées - par Damien Saez |
Chaoxys
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# Posté le 19/08/2009 à 01 h 33 |
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Messages : 17 Membres |
Ah oui, je connaissais déjà la chanson, j'aime beaucoup
![]() Sinon, un poème que j'apprécie particulièrement : Une charogne (Baudelaire) : Secret (cliquez pour afficher) Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux : Au détour d'un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l'air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d'exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande nature Tout ce qu'ensemble elle avait joint ; Et le ciel regardait la carcasse superbe Comme une fleur s'épanouir. La puanteur était si forte, que sur l'herbe Vous crûtes vous évanouir. Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride, D'où sortaient de noirs bataillons De larves, qui coulaient comme un épais liquide Le long de ces vivants haillons. Tout cela descendait, montait comme une vague, Ou s'élançait en pétillant ; On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague, Vivait en se multipliant. Et ce monde rendait une étrange musique, Comme l'eau courante et le vent, Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique Agite et tourne dans son van. Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve, Une ébauche lente à venir, Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève Seulement par le souvenir. Derrière les rochers une chienne inquiète Nous regardait d'un oeil fâché, Épiant le moment de reprendre au squelette Le morceau qu'elle avait lâché. Et pourtant vous serez semblable à cette ordure, A cette horrible infection, Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, Vous, mon ange et ma passion ! Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces, Après les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses. Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j'ai gardé la forme et l'essence divine De mes amours décomposés ! |
Rekhyt
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# Posté le 21/08/2009 à 01 h 19 |
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Messages : 1 Membres |
L'un de mes textes préférés est l'art poétique de Boileau, disponible ici.
En plus d'être un superbe assemblage de conseils et de réflexions sur la poésie française, l'Art poétique a quelque chose de plus. Boileau possédait cette aisance supérieure pour exprimer sans lourdeur des idées qui auraient occupé bien des lignes chez d'autres auteurs : Citation : Boileau Quelque sujet qu'on traite, ou plaisant, ou sublime, Que toujours le bon sens s'accorde avec la rime ; L'un l'autre vainement ils semblent se haïr ; La rime est une esclave et ne doit qu'obéir. Lorsqu'à la bien chercher d'abord on s'évertue, L'esprit à la trouver aisément s'habitue ; Au joug de la raison sans peine elle fléchit Et, loin de la gêner, la sert et l'enrichit. Mais, lorsqu'on la néglige, elle devient rebelle, Et, pour la rattraper, le sens court après elle. Ces deux derniers vers comptent pour moi parmi les meilleures qui soient. Nombreuses citations célèbres en alexandrins sont d'ailleurs issues de ce texte. De mémoire : Et pour finir enfin sur un trait de satire, Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire. Hatez-vous lentement et sans pardre courage, Vingt fois sur le métier replacez votre ouvrage. Polissez-le sans cess, et le-repolissez; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. Enfin Malherbe vint, et le premier en France, Fit sentir dans les vers une juste cadence. Cette histoire est pour nous un précepte exellent, Soyez plutôt maçon, si c'est votre talent. Boileau, un des tout-grands. |
Elisabeth02
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# Posté le 10/02/2010 à 23 h 48 |
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rep-un flocon de neige! Messages : 41 Membres |
Je vous offre ce poème en reconnaissance de vous
Bien sûr il fait parti de mes préférés Les roses de Saadi J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées. Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ; La vague en a paru rouge et comme enflammée. Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée... Respires-en sur moi l'odorant souvenir. Marceline Desbordes-Valmore |
Léa
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# Posté le 18/11/2010 à 03 h 10 |
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Du rêve à la réalité... Messages : 836 ![]() |
Bonjour,
Comme je viens de le relire, et que je le trouve toujours aussi beau, voici un poème de Sully Prudhomme : Le vase brisé Secret (cliquez pour afficher) Le vase où meurt cette verveine D’un coup d’éventail fut fêlé ; Le coup dut l’effleurer à peine : Aucun bruit ne l’a révélé. Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque jour, D’une marche invisible et sûre, En a fait lentement le tour. Son eau fraîche a fui goutte à goutte, Le suc des fleurs s’est épuisé ; Personne encore ne s’en doute, N’y touchez pas, il est brisé. Souvent aussi la main qu’on aime, Effleurant le cœur, le meurtrit ; Puis le cœur se fend de lui-même, La fleur de son amour périt ; Toujours intact aux yeux du monde, Il sent croître et pleurer tout bas Sa blessure fine et profonde ; Il est brisé, n’y touchez pas.
Modifié le 18/11/2010 à 03 h 12 par
Léa
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christophetd
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# Posté le 22/02/2011 à 11 h 22 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
Un poème que j'ai étudié en français et que j'ai vraiment beaucoup aimé : Hélène ou le règne végétal, de René-Guy Cadou.
Citation Tu es dans un jardin et tu es sur mes lèvres
Je ne sais quel oiseau t'imitera jamais Ce soir je te confie mes mains pour que tu dises A Dieu de s'en servir pour des besognes bleues Car tu es écoutée de l'ange tes paroles Ruissellent dans le vent comme un bouquet de blé Et les enfants du ciel revenus de l'école T'appréhendent avec des mines extasiées Penche-toi à l'oreille un peu basse du trèfle Avertis les chevaux que la terre est sauvée Dis leur que tout est bon des ciguës et des ronces Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer Je te vois mon Hélène au milieu des campagnes Innocentant les cimes roses des vergers Ouvrant les hauts battants du monde afin que l'homme Atteigne les comptoirs lumineux du soleil Quand tu es loin de moi tu es toujours présente Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne Par toutes ces prairies que tu portes en toi. |
jQzz
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# Posté le 09/03/2011 à 20 h 03 |
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Messages : 2 Membres |
Bonsoir,
pour ma part, voici un poème que j'ai étudié en classe et que j'ai particulièrement apprécié : "L'Etranger", de Charles Baudelaire. Citation : Charles Baudelaire Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ? - Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère. - Tes amis ? - Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu. - Ta patrie ? - J'ignore sous quelle latitude elle est située ? - La beauté ? - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle. - L'or ? - Je le hais comme vous haïssez Dieu. - Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! Citation : Joseph Joubert Il y a des sciences bonnes dont l'existence est nécessaire et dont la culture est inutile. Telles sont les mathématiques. |
coqueline
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# Posté le 15/04/2011 à 16 h 02 |
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Messages : 6 Membres |
Bonjour,
Un petit up , pour l'ajout de mon poème préfèré : Citation : Paul Eluard La Courbe de tes yeux La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu. Feuilles de jour et mousse de rosée, Roseaux du vent, sourires parfumés, Ailes couvrant le monde de lumière, Bateaux chargés du ciel et de la mer, Chasseurs des bruits et sources des couleurs, Parfums éclos d'une couvée d'aurores Qui gît toujours sur la paille des astres, Comme le jour dépend de l'innocence Le monde entier dépend de tes yeux purs Et tout mon sang coule dans leurs regards. Paul ELUARD, Capitale de la douleur, (1926) << -Souviens toi que c'est grace à ces c**s que nous sommes puissants. -Souvenez vous que c'est grace à ces puissants que nous sommes c**s.>> Citation : Pierre Desproges Il n'y a que deux sortes de chauffeurs de taxi : ceux qui puent le tabac et ceux qui vous empêchent de fumer. |
Léa
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# Posté le 27/09/2011 à 00 h 12 |
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Du rêve à la réalité... Messages : 836 ![]() |
Un poème de circonstance (bien que nous ayons droit à un superbe été indien, l'automne est bien là, depuis quelques jours… et l'été s'enfuit) :
Citation : Victor Hugo L'aube est moins claire… L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ; Le soir brumeux ternit les astres de l'azur. Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent. Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent ! Comme le temps s'en va d'un pas précipité ! Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été, Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes. Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes, L'automne est triste avec sa bise et son brouillard, Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part. Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure, Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu'un souffle tiède effleure ! Voluptés du grand air, bruit d'ailes dans les bois, Promenades, ravins pleins de lointaines voix, Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées, Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées ! Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux ! Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ? |
Bob dit l'Âne
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# Posté le 28/09/2011 à 00 h 27 |
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Je cherche. Messages : 127 Membres |
Au revoir Tristesse !
Un superbe été indien ! Voici les paroles ! Ubuntu 12.04 (The Precise Pangolin) 3.2.0-24-generic-pae |
Léa
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# Posté le 28/09/2011 à 00 h 35 |
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Du rêve à la réalité... Messages : 836 ![]() |
C'est une très belle chanson, mais on ne peut pas vraiment considérer que ce soit un poème.
![]() Elle aurait davantage sa place dans ce sujet, si le cœur t'en dit. |
Anonyme |
# Posté le 29/09/2011 à 18 h 55 |
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Messages : |
À force d'entendre ma petite sœur répéter sans cesse Le cancre de Jacques Prévert, je la connais par coeur
!Citation : Jacques Prévert Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur Il dit oui à ce qu'il aime Il dit non au professeur Il est debout On le questionne Et tous les problèmes sont posés Soudain le fou rire le prend Et il efface tout Les chiffres et les mots Les dates et les noms Les phrases et les pièges Et malgré les menaces du maître Sous les huées des enfants prodiges Avec des craies de toutes les couleurs Sur le tableau noir du malheur Il dessine le visage du bonheur. |
Anonyme |
# Posté le 01/10/2011 à 11 h 07 |
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Messages : |
Une poésie que j'aime bien mais qui est triste
:Citation : Jacques Prévert Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc C'est un bonhomme de neige Avec une pipe en bois, Un grand bonhomme de neige Poursuivi par le froid. Il arrive au village. Voyant de la lumière Le voilà rassuré. Dans une petite maison Il entre sans frapper ; Et pour se réchauffer, S'assoit sur le poêle rouge, Et d'un coup disparaît. Ne laissant que sa pipe Au milieu d'une flaque d'eau, Ne laissant que sa pipe, Et puis son vieux chapeau. |
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