Aller au menu - Aller au contenu

Centre d'aide Vous êtes ici : zCorrecteurs.fr > Les forums > Messages de malizog

Messages postés par malizog

Page : 1 
Auteur Message
Page : 1 
malizog Posté le 07/10/2013 à 20 h 11 - LA VITRE
Mais que se passe-t-il exactement dehors?
Tout semble lent et flou, tout semble imaginaire.
On entend des bruits mous et des cris de tonnerre,
Et, quelques fois y règne un silence de morts.

On dit que le dehors est une mascarade,
Masque derrière masque après masque offusquant
Bourrasque de faciès fallacieux masquant
Le gouffre du mensonge où l’âme se dégrade.

On dit que dans la rue, l’Infanticide en bois
Patrouille avec ses chiens (deux bâtards) en cortège,
Ravissant l’orphelin insoumis au manège
Des châtiments tournant sur un rythme d’abois.

On dit que l’atmosphère est toujours dangereuse,
Et que la Bouche noire absorbe les cœurs seuls,
Moribonds et couverts d’un frisquet de linceuls,
Pour les vomir, plus tard, dans la Géhenne affreuse.

On dit que l’Astre exclu du sempiternel Nid,
S’est encor fourvoyé dans la mauvaise orbite.
Il croit qu’il peut franchir la limpide limite,
Oubliant que s’éclipse en lui l’Etre infini.

…Et, on dit que malgré l’existence impensable
Qui souvent se déchire entre choix et fatum,
Il y a des océans, des mers, un aquarium
Et un poisson qui scrute un Hors impénétrable.
malizog Posté le 07/10/2013 à 20 h 11 - Shizoïde
bonsoir!

je m'excuse tout d'abord d'avoir répondre si tardivement, je viens juste de voir votre commentaire.
Merci pour tous vos remarques encourageantes et fortement ciblées, et je serai content de lire votre avis de mon poème (LA VITRE) que je viens de publier... merci
malizog Posté le 07/03/2013 à 13 h 52 - Shizoïde
Séparé entre ovule et spermatozoïde,
Le Moi cellulaire se demandait, un jour,
Quand sera-t-il enfin une espèce valide,
Et qu'il quitte l'Obscur vers un monde moins sourd.

Un orgasme et deux jours de pénible concours,
Et le Moi triomphe le crie du temps splendide.
Bonjour les terriens! adieu les noirs séjours!
Vive la liberté et vive l'air limpide!

Après les aléas de l'enfance rapide,
Les lubies, les désirs, les mirages d'amour
Et la recherche en vain d'un Idéal placide,
Vient le Réel battre son absolu tambour...

... Et voyage l'age portant ses péchés lourds
Sur le dos de son for intérieur, avide
De santé et de joie, comme des vifs vautours
qui griffent les rêves et chaque moment vide.

Entre le Moi d’antan, son début intrépide
Et le sombre avenir, "aidez-moi! au secours!"
Gémissant le Moi d'hui, "quand serai-je invalide?
J'aurai aimé choisir un différent parcours!

Au départ, j’étais pur, généreux tel un cours,
Or, avec des fleuves de pleurs, de faix sordide
Et une aura de peurs, je m'isole; et je cours
Sans bouger vers ma fin, vers mon abîme aride"

Pauvre Moi, arrivé à ce monde insipide
Avec son divine Ode et ses vœux de velours,
Croyant être écouté par cette vie perfide,
Qui feuillette ses jours, mais jamais à rebours!

Trop tard? qui sait? peut être il aura un recours?
Ou une chance au lieu de chaque choix stupide?
Ou bien s’évanouir tel la lune en décours,
Séparé entre cendre et l'au-delà rigide.