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Un mot de tête : « que »

Ou une explication des différentes fonctions de « que »

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Catégorie : Grammaire

Écrit par Athamas, le 22/04/2013 à 12 h 35 | Commenter ce billet (2 commentaires)

De tous les mots utilisés dans la langue française, que est sans doute le plus polyvalent : ses natures sont tout aussi éparses que ses fonctions grammaticales. Il est un des mots de tête de notre idiome (une recherche Google suffira à s'en convaincre). Bien qu'extrêmement courantes, ce sont trois lettres que l'on n'oublie jamais : je vous propose que nous découvrions ensemble l'histoire de ce mot, plus surprenante qu'au premier abord !


Il me semble qu'il faut un billet


Sitôt que l'on s'amuse à introduire des complétives (donc, des phrases subordonnées qui ont une valeur de COD), le mot « que » fera son entrée.

Citation : Exemple
Je pense qu'il a dit que nous ne savons pas que…

Nous découvrons ici une première valeur de ce mot : la conjonction de subordination. Il sert à introduire une proposition subordonnée à la phrase principale (ou à une subordonnée, d'ailleurs). Ainsi, il permet de rentrer une phrase dans une autre, en la transformant en « bloc ».

Citation : Exemple
[Il déclare.] + [L'ours fait le mort.]
= Il déclare que l'ours fait le mort.


Dans le cas d'une phrase à connotation incertaine, le mode utilisé devient le subjonctif.
Citation : Exemple
Je ne pense pas qu'elle soit présente.


Il est possible d'éviter les que parfois intempestifs !

Imaginons un homme qui parle de lui-même : « Il dit qu'il n'aime pas les pommes. »
Dans ce cas, lorsque le sujet des deux phrases est identique, l'infinitif peut remplacer que : « Il dit ne pas aimer les pommes. »

Compliquons les choses : si, en plus, dans la subordonnée, le verbe est le verbe être, on pourra aller jusqu'à employer un attribut pour remplacer le que : « Il dit qu'il est beau » deviendrait « Il se dit beau ».


Alors, ce mot n'est-il pas un mot de tête ? Il permet de faire passer une phrase dans une autre par un procédé de quasi-nominalisation. La subordonnée peut devenir sujet, COD, attribut ; bref, elle peut revêtir toutes les fonctions d'un nom.

Citation : Exemple
Qu'il soit en retard n'est pas un problème. [Sujet]
Mon problème est qu'il est en retard. [Attribut]


Parce que bon, hein !


Gardons la même nature pour notre petit cas syntaxique : il reste une conjonction de subordination. Nous avons vu qu'il pouvait servir dans l'introduction de phrases complétives. Quid des circonstancielles, ces groupes de mots apportant une précision d'une certaine valeur syntaxique (temps, lieu, cause, etc.) à une phrase ? Car oui, une grande partie d'entre elles naissent grâce à un (essayez de deviner)… que ! ;)

La particularité de ces circonstancielles, dont la fonction est évidemment complément circonstanciel de la phrase, est qu'elles sont introduites soit par un subordonnant à part entière (« quand », par exemple), soit par un premier mot qui contient une nuance (temporelle, conditionnelle, et toute la clique), suivi de notre ami que. Et c'est ce second cas qui va nous intéresser.

Citation : Exemple
Dès que je suis prêt, je viens. [Temps]
Quoique je sois fatigué, je viens. [Concession]
Je ne viens pas, à moins que vous ne me convainquiez. [Condition]
Je viens parce qu'elle me l'a demandé. [Cause]
Je viens pour qu'elle ne soit pas déçue. [But]
Je suis venu, de sorte qu'il était content. [Conséquence]
Le ciel bleu m'ensorcelait, de même que l'éclat des vagues peut parfois interpeller par sa puissance. [Comparaison]

Je n'ai pris qu'un exemple par type de circonstancielle, mais sachez qu'il en existe bien d'autres, des conjonctions utilisant notre énergumène ! N'oubliez pas non plus qu'il y en a également qui ne l'emploient pas du tout. Par exemple, les conjonctions « quand », « comme », « si ».

En réalité, le phénomène syntaxique est identique à celui que nous avions observé pour les complétives (c'est-à-dire que le que permet à une phrase de devenir complément d'une seconde phrase), à la différence près que le groupe nominalisé est employé avec un mot de liaison, tantôt adverbial (ex. : « bien que »), tantôt prépositionnel (ex. « depuis que »).

Citation : Exemple
Il arrive dès l'aube => Il arrive dès [le soleil se lève] => Il arrive dès que le soleil se lève.
Il arrive sans invitation => Il arrive sans [le fait d'être invité] => Il arrive sans qu'il soit invité (ou « Il arrive sans être invité », cf. plus haut).

Poussons plus loin : quid quand deux propositions d'un même type doivent être introduites dans une même phrase ? Trois choix s'offrent à nous : soit la répétition de la conjonction de subordination (qu'elle soit simple, comme quand, ou composée avec que, comme lorsque), soit la substitution de celle-ci par une cousine équivalente afin d'éviter une répétition, soit l'utilisation de ce pilier : que (eh oui).

Citation : Exemple
Je viendrai quand les poules auront des dents et quand les phacochères danseront. [Répétition de la conjonction]
Je viendrai quand les poules auront des dents et lorsque les phacochères danseront. [Substitution par un synonyme syntaxique]
Je viendrai quand les poules auront des dents et que les phacochères danseront. [Emploi de que, héhé]
Si le nombre est supérieur à zéro et s'il ne vaut pas un, c'est chouette. [Deux utilisations de si]
Si le nombre est supérieur à zéro et qu'il ne vaut pas un, c'est chouette. [Une fois si, une fois que (c'est plus beau, non ?)]

Bref, vous avez saisi le principe. Encore une fois, on remarque la polyvalence de ce mot, qui sert de liaison entre les fonctions grammaticales des groupes qu'il introduit. Ah, que d'émerveillement devant ce bijou de notre langue ! :D

Le type que j'ai croisé hier…


Bah ! ne nous étonnons même pas devant cette nouvelle facette de notre cher que : le pronom relatif complément direct. En français : le mot qui permet d'introduire la subordonnée relative se rapportant à un mot en particulier.

Remarquons que, dans une phrase relative, que peut également avoir une fonction d'attribut (« L'homme qu'il est ») ou de complément circonstanciel (dans les expressions « la fois que », « le temps que », « un jour que »).


Citation : Exemple
La pomme que j'ai mangée était rouge.

Ici, la relative se rapporte à « pomme ». À l'intérieur même de cette relative, la fonction du que est COD. En effet, nous pourrions scinder cette même phrase en deux différentes, dont l'une comporterait « pomme » comme COD.

Citation : Exemple
[La pomme était rouge.] + [J'ai mangé la pomme.]
= La pomme que j'ai mangée était rouge.

Dans ce cas, on observe que le participe passé « mangée », vu qu'il est employé avec l'auxiliaire avoir, s'accorde avec le COD, puisque ce dernier est placé avant le verbe. Or, ce COD est que (un mot sans genre ni nombre). Eh bien, voici l'explication de ce phénomène paranormal : si le COD est un pronom relatif, c'est avec son antécédent que l'accord se fera ! Ici, l'antécédent est pomme, qui est bien féminin singulier. Simple, non ?

Notons que cette fonction se retrouve dans des expressions quasi figées : « le fait que », « ce que (= la chose que) », et j'en passe. Nous découvrons ici un nouveau volet de l'ambivalence du mot que : l'introduction d'une phrase relative. Après les complétives et les circonstancielles, avouons que ce mot permet l'introduction d'une grande partie des structures subordonnées de notre langue ! :pirate:

Je dis bien une grande partie ! Là encore, certaines relatives peuvent être introduites par d'autres formes du pronom relatif (héritées du latin) : « qui » s'il est sujet, « dont » s'il est complément d'un nom, « préposition + lequel / laquelle / lesquels / lesquelles » dans le cas d'un complément prépositionnel.


Que fait ce titre ici ?


Tout en conservant sa nature de pronom, que peut également avoir une connotation interrogative. On l'appelle dès lors le pronom interrogatif COD (parce que oui, là aussi on pourrait rencontrer « qui », « lequel », etc. pour les autres fonctions).

Citation : Exemple
Que fais-tu ?

Ne passons cependant pas à côté d'un cousin très proche de ce pronom interrogatif : l'adverbe interrogatif. Dans ce cas, que signifie « pourquoi ». Ici, on remarque que la valeur du petit mot incroyable que nous étudions devient adverbiale, marquant la cause. Cet emploi est, je vous le concède, plus archaïque.

Citation : Exemple
Que ne le disais-tu plus tôt ?


Que ce mot est polyvalent !


Enfin, dans la même veine des que en tête de phrase, n'oublions pas le très sympathique adverbe exclamatif. Celui-ci, comme l'indique son nom, marque l'exclamation. Il est dès lors adverbe d'intensité, synonyme de « combien », « comme ».

Citation : Exemple
Ces filles sont jolies ! [Phrase normale]
Que ces filles sont jolies ! [Phrase marquant l'intensité, l'exclamation]
Comme ces filles sont jolies ! [Idem]

Dans certaines tournures insistant sur la quantité, son sens est similaire à celui des adverbes « tant », « tellement », comme dans cette célèbre phrase prononcée par le président Patrice de Mac Mahon.

Citation : Mac Mahon
Que d'eau, que d'eau ! [Phrase marquant la quantité]


C'est pour cela que ce billet est né


Observez bien le titre ci-dessus. Vous voyez ? La phrase a subi une mise en évidence ! Diagnostiquons ensemble ce phénomène, en partant d'une formule bien simple : « c'est + que ». Le « c'est » devient le couple sujet-verbe de la phrase principale, tandis que le « que » remplit son rôle habituel : introduire une proposition subordonnée. La différence avec une phrase simple ? La mise en évidence de la partie encadrée des particules « c'est-que ». On appelle également cet effet de style la présentation ou encore l'emphase.

Citation : Exemple
Parce qu'il voyageait, il n'a pas assisté à la fête. [Phrase normale]
C'est [parce qu'il voyageait] qu'il n'a pas assisté à la fête. [Proposition causale mise en évidence]

J'ai donné ma poire à ce bonhomme. [Phrase normale]
C'est [à ce bonhomme] que j'ai donné ma poire. [Groupe nominal mis en évidence]


Encore une fois, on se rend compte que notre ami a un rôle primordial dans tout le jeu syntaxique de notre langue. C'en est un véritable pilier, n'est-ce pas ? Eh bien oui ! C'est bon, les que ! mangez-en !

Il n'y a pas que ça !


Poursuivons ensemble notre sympathique tournée dont le centre de gravité reste inchangé : « que ». Dans le titre de cette partie, vous aurez remarqué la connotation négative. Eh bien, c'est un emploi supplémentaire de notre compétent petit que maintenant familier : l'adverbe de négation, utilisé de concert avec l'adverbe de négation par excellence, « ne ». Cette structure en particules est équivalente à l'adverbe « seulement » et est qualifiée de restrictive.

Citation : Exemple
Il y a seulement un citron dans le placard.
Il n'y a qu'un citron dans le placard.


Il existe aussi la structure « ne… pas… que ». À l'instar de la précédente, l'ambivalence que/seulement est possible. En revanche, on conservera dans ce cas la négation et le « seulement ». Bref, on fait comme précédemment, mais avec un petit ne… pas qui fait son entrée en jeu. ^^

Citation : Exemple
Parmi tous les super-héros, je suis seulement fan de Batman. [Phrase affirmative]
Parmi tous les super-héros, je ne suis pas seulement fan de Batman. [Phrase négative]
Parmi tous les super-héros, je ne suis fan que de Batman. [Phrase affirmative]
Parmi tous les super-héros, je ne suis pas fan que de Batman. [Phrase négative]

Mieux encore : cette même règle s'applique également à un autre adverbe de négation : « plus », à cette différence près que l'on ne peut y substituer le « seulement ». Un exemple ? :magicien:

Citation : Exemple
Depuis l'ouverture du nouveau module, il ne fera plus que des dictées.

Dernière particularité, voire « bizarrerie » : l'utilisation de « rien que », syntaxe invoquée lorsque le « ne » ne peut se placer devant le « que ».

Citation : Exemple
Ils étaient là, seulement à deux.
Ils étaient là, ne rien qu'à deux.


Plus qu'un billet, une encyclopédie !


Et aussi intéressant qu'une encyclopédie, en plus, ce phénoménal que ! Penchons-nous vers un nouvel emploi de celui-ci : la locution adverbiale de comparaison. Traduction : en coopérant avec un adverbe de supériorité (plus), d'infériorité (moins) ou d'égalité (aussi ; le même), que marque la comparaison.

Citation : Exemple
Il a plus d'années d'expérience que son amie Noëlline.
Ce chien a moins de chances de gagner le concours que ce vilain caniche.
Toutefois, le bouledogue est tout aussi bête que le berger allemand.

En réalité, la nature de que est plus qu'un adverbe. Si cette formulation existe en français, c'est parce que, comme dans de nombreuses autres tournures, il y a des éléments sous-entendus. Dans notre cas, une phrase, et en particulier une subordonnée circonstancielle. Nous en avons déjà rencontré, souvenez-vous ! Ainsi, dans chacune des phrases d'exemple ci-dessus, une parcelle de phrase est sous-entendue car elle serait très répétitive si on la prononçait jusqu'au bout. Observez plutôt :

Citation : Exemple
Il a plus d'années d'expérience que son amie Noëlline a d'années d'expérience.
Ce chien a moins de chances de gagner le concours que ce vilain caniche a de chances de gagner le concours.
Toutefois, le bouledogue est tout aussi bête que le berger allemand est bête.

Attention : le complément du comparatif n'est pas toujours sujet de la circonstancielle sous-entendue. Ainsi, dans l'expression « J'ai mangé plus qu'une pizza », c'est le complément direct qui est exprimé. Cette locution vaut « J'ai mangé plus que je n'ai mangé une pizza ».

Que oscille donc entre deux tendances : l'une, la « simplifiée », est la nature d'adverbe corrélatif de comparaison. L'autre, la « complète » et « sous-entendue », est la nature de conjonction de subordination comparative. Voyons cette ambivalence en détails :

Citation : Exemple
Elle était davantage artiste qu'[elle était] artisane.
Jacques se vantait de son courage très grand, autant, selon lui, que celui de Capitaine Flam [est grand].
Pierre était tel qu'[il était] il y a quelques années : courageux, de même que son ami Paul [est courageux].

Voyez par vous-mêmes que les adverbes de comparaison sont plus nombreux que plus, moins et aussi. Le style d'un texte est souvent amélioré par l'emploi de leurs divers équivalents : davantage, autant, etc.


Que l'on me trouve une autre nature à ce mot !


Bon, si vous insistez pour avoir droit à une dernière nature de que, la voici : la béquille du subjonctif en phrase principale marquant l'ordre. Dans le cas des phrases dites injonctives, cette construction est très fréquente.

Citation : Exemple
Qu'il vienne, s'il est si pressé !
Que quelqu'un fasse quelque chose d'utile !

Remplaçant l'impératif là où ce dernier est impossible à utiliser, cette syntaxe est proche des propositions impersonnelles, voire des complétives à un verbe de volonté, d'injonction, elles aussi introduites par que.

Citation : Exemple
[Il faut] qu'il vienne, s'il est si pressé ! [Proposition impersonnelle]
[J'aimerais] que quelqu'un fasse quelque chose d'utile ! [Verbe de souhait]

Quelle que soit la construction pour laquelle vous optiez, le subjonctif est de mise. ;)

Et si on résumait tout ça, hein ?


Toutes ces différentes natures et fonctions… vous vous y perdez sans doute. Pour tout vous dire, au bout de la rédaction de ce billet, j'ai moi-même oublié la différence entre un pronom et un adverbe. Sacrilège ! :-°

Voyons ensemble dans un tableau récapitulatif chaque cas étudié. Remarquez la colonne « étymologie » qui signale d'où vient le mot quand il a une origine précise ; nous verrons que, si que est un grand homonyme du français, il était bien distingué en latin, par exemple.

Nature Fonction Étymologie Exemple
Conjonction de subordination Introduit une proposition complétive / Je sens qu'il va pleuvoir.
Conjonction de subordination Introduit une proposition circonstancielle Quia et quod signifient « parce que ». Je sors vu qu'il fait beau.
Pronom relatif COD dans la proposition relative (qu'il introduit) Quem, quam et quod sont les pronoms relatifs
latins à l'accusatif COD.
Le parapluie que j'ai est parfait.
Pronom interrogatif COD dans la phrase interrogative (qu'il introduit) Quid en est la souche latine. Que fait-il ?
Adverbe interrogatif Complément de cause dans la phrase interrogative (qu'il introduit) Là aussi, c'est quid. Que ne l'a-t-on prévenu ?
Adverbe exclamatifComplément circonstanciel d'intensité, de quantité / Que de malheurs je subis !
Conjonction de subordination avec c'estMise en évidence (emphase) / C'est là que je l'ai rencontrée.
Particule négative de quantité (adverbe)Complément circonstanciel de quantité Neque signifiait « ni ». Il n'y a que lui pour manger tant de flan.
Adverbe de comparaisonIntroduit une subordonnée comparative sous-entendue Quam est le mot à l'origine en latin. Ce billet est aussi long que les Alpes.
Béquille du subjonctifMarque l'ordre en phrase principale / Que l'on me serve un café.


Et voilà ! Notre épopée, véritable tour du monde de la syntaxe « quesque » touche à sa fin. La richesse d'un tel mot est énorme, veillons donc à préserver la connaissance que nous en avons ! Parfois utilisé à tort et à travers, j'espère que que ne sera plus source d'erreurs ni de confusions. Ses natures sont éparses ; à mes yeux, c'en sont tant de diamants de notre langue. (Qui ça, qui exagère ? :-° )


2 commentaires sur ce billet

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Auteur Message
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Hors ligne Ziame
# Ajouté le 22/04/2013 à 23 h 08
Arx Tarpeia Capitoli proxima
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Groupe : Administrateurs
Merci beaucoup à toi, Athamas, pour cet excellent billet qui résume bien les différentes fonctions de ce mot omniprésent en français : « que ». Cela m’a permis de (re ?)voir certaines choses que je connaissais de façon plus intuitive et moins formelle.

L’article est clair, bien expliqué, et j'ai particulièrement apprécié les références étymologiques que tu donnes dans le tableau récapitulatif. :)
Modifié le 22/04/2013 à 23 h 08 par Ziame
 
Hors ligne Bob dit l'Âne
# Ajouté le 26/04/2013 à 11 h 20
Je cherche.
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Membres
Un billet passionnant et très complet qui a dû te demander beaucoup de recherches et de travail.
Merci. :)