Aller au menu - Aller au contenu

Centre d'aide Vous êtes ici : zCorrecteurs.fr > Les forums > Langue française > Orthographe et grammaire > J'ai un problème > Voir le sujet

J'ai un problème

Résolu Le problème de ce sujet a été résolu.

Page : 1 
Auteur Message
0 membre et 1 visiteur.
Page : 1 
Hors ligne Kawaii2015 # Posté le 28/03/2015 à 17 h 31
Messages : 2
Membres
Bonjour,

Je viens ici pour vous dires que j'ai une difficulté avec "C'est" ou "S'est", même avec "Ces" ou "Ses",
il y a un moyen pour ne pas se tromper ?

Merci de votre réponse.
 
Hors ligne renew # Posté le 29/03/2015 à 08 h 19
Dubito ergo (proxy) sum
Avatar de renew
Messages : 150
Membres
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.
Konnichiha,

C'est signifie ceci est ou voici/voilà, qu'on l'utilise pour présenter qqch/qqun ou plus simplement parler de qqch/qqun. Elle ? C'est ma sœur. C'est est un verbe, il n'y a pas besoin d'autre verbe.
S'est est une partie de verbe pronominal (avec se) au passé composé. Je me suis couchée tard. Et toi, tu t'es levé tard ? Non, mais Pierre s'est réveillé tard. Marie aussi, elle s'est endormie tard.

Quant à ces et ses, c'est différent.
On utilise ces pour désigner quelque chose : ces fleurs sont belles, cette femme me transporte, cet homme (et non celui-ci) s'appelle Jacques.
On utilise ses pour parler de plusieurs choses que possède une troisième personne : J'aime ses yeux (les yeux de lui), son sourire, sa voix, ses gestes (les gestes de lui), etc.

Est-ce que c'est plus clair maintenant ? :)
Modifié le 29/03/2015 à 08 h 25 par renew
 
Hors ligne Hervé # Posté le 30/03/2015 à 14 h 15
Messages : 21
Membres
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.
Salut Kawaiii,
La réponse de Renew est bien faite. On peut difficilement expliquer cela plus simplement.
Je voulais juste t'indiquer une astuce supplémentaire pour différencier "s'est" et "c'est".
- "S'est" a toujours placé devant lui les pronoms personnels "il", "elle", "on", ou un sujet à la troisième personne du singulier.
On s'est dit ; il ou elle s'est dit, Paul s'est dit que...
Dans les phrases interrogatives, le pronom personnel est placé derrière le verbe, mais il n'est jamais loin : S'est-il posé la question ?
- "C'est" arrive souvent en début de phrase ou de proposition : il n'a, sauf cas très rares, jamais devant lui "il", "elle" ou "on", ni un sujet à la troisième personne du singulier.
Il en sera exactement de même pour différencier "se sont" et "ce sont".
- "Se sont" aura toujours devant lui un sujet à la 3e personne du pluriel : "ils", "elles", "les taupes", "Paul et Marc"...
Bon courage pour assimiler... et surtout appliquer !
 
Hors ligne Kawaii2015 # Posté le 01/04/2015 à 14 h 17
Messages : 2
Membres
J'ai bien aimé vos astuces, merci =3
 
Hors ligne Hervé # Posté le 02/04/2015 à 11 h 44
Messages : 21
Membres
Bonjour à vous,

Désolé, je n'ai pas été très clair sur ce coup (un peu trop rapide). D'ailleurs, je n'aurais peut-être même pas dû développer mon deuxième exemple. En fait, j'ai distingué deux cas :
1. participe passé + infinitif (ex : les sonates que j'ai entendu jouer) ;
2. participe passé + préposition ("à" ou "de") + infinitif (ex : "Cette femme a eu des visions qui l'ont conduite à retrouver des souvenirs.")

Nombre de grammairiens n'opèrent plus aucune distinction entre ces deux cas (par exemple Grevisse). Qu'il y ait une préposition ou non entre le participe passé et l'infinitif, ils invitent à appliquer la petite astuce que vous avez très bien comprise : si le COD placé devant fait l'action du verbe à l'infinitif, il y a accord (les hommes que j'ai entendus chanter ; ce sont les hommes qui chantent) ; si le COD placé devant ne fait pas l'action du verbe à l'infinitif, pas d'accord (les sonates que j'ai entendu jouer ; ce ne sont pas les sonates qui jouent).
Cette astuce marche aussi très souvent lorsque le participe passé est suivi d'une préposition puis de l'infinitif. Elle marche bien pour les deux exemples que nous avions pris.
exemple 1 : "Cette femme a eu des visions qui l'ont conduite à retrouver des souvenirs" (C'est bien la femme qui fait l'action du verbe à l'infinitif, c'est la femme qui retrouve, donc accord du pp).
exemple 2 : "Les amies que j'ai appris à aimer" (Ce ne sont pas les amies qui aiment, donc pas d'accord).

Je vous conseillerais donc volontiers, dans tous les cas, de ne retenir que cette règle, assez simple et si pratique.

Maintenant, juste pour information : Thomas, auteur du Larousse des difficultés, applique bien la même astuce pour les verbes suivis directement de l'infinitif (et cela marche à tous les coups), mais pour les participes passés + préposition "à" ou "de" + verbe à l'infinitif, il ne l'applique plus. Et c'est ce que j'essayais de vous expliquer l'autre jour avec le deuxième exemple. J'aurais plutôt tendance, en effet - mais sans aucune prétention -, à faire confiance à Thomas (les Larousse sont vraiment très rigoureux). Au-delà de l'aspect pratique de l'astuce précédemment mentionnée, il y a bien entendu une raison à l'accord ou au non-accord du participe passé suivi de l'infinitif. Quelle est cette raison ? La même que pour la règle de base : "J'ai cueilli la pomme", "la pomme que j'ai cueillie".
Dans tous les exemples que nous avons mentionnés : il y a accord du participe passé lorsque ce participe a un COD placé devant lui, lorsque la réponse à la question "qui", "quoi", placée juste après, trouve une réponse logique.
"La cantatrice que j'ai entendue chanter" (j'ai entendu qui ? la cantatrice chantant, COD du verbe entendre placé devant, accord avec ce COD).
"La sonate que j'ai entendu jouer" (j'ai entendu quoi ? la sonate jouant, ça ne va pas, pas d'accord, sonate n'est pas COD de entendre, mais de jouer.
"Cette femme a eu des visions qui l'ont conduite à retrouver" (elle a eu des visions qui ont conduit qui ? elle, qui est bien COD du verbe conduire, donc accord).
"Les amies que j'ai appris à aimer" (j'ai appris qui ? mes amies à aimer, cela ne marche pas, pas d'accord).
Ce raisonnement de base est donc toujours valable, mais, dans nombre de cas, il est moins pratique à utiliser que la fameuse "astuce" mise en valeur au début.

Le Larousse des difficultés continue, un peu contre vents et marées, à privilégier la règle de base à "l'astuce". Et il met finalement en évidence quelques exemples de participes passés + préposition ("à" ou "de") + infinitif, où notre astuce est un peu mise à mal.
"Ces habits, je les ai donnés à retoucher." Le Larousse accorde (d'autres grammairiens n'accorderaient pas, ou laisseraient le choix d'accorder ou non). Le Larousse accorde alors que ce ne sont pas les habits qui font l'action du verbe à l'infinitif : ce ne sont pas les habits qui retouchent. Mais il accorde quand même. Pourquoi ? Parce qu'il revient ici à la règle de base : il a donné quoi ? les habits. Habits, placé devant, peut effectivement être considéré comme le COD du verbe donner.

Voilà ! Je ne sais pas si j'ai été beaucoup plus clair que l'autre jour, mais encore une fois, ne retenez que le début de ce message : cela marche "presque" à tous les coups, et ne vous pénalisera jamais.
Bien amicalement
 

Retour au forum Orthographe et grammaire ou à la liste des forums