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La Nymphe endormie, Georges de Scudéry

Poésie de la semaine n°17

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Hors ligne Ziame # Posté le 18/08/2013 à 19 h 17
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Bonjour,

La poésie que nous vous proposons cette semaine est La Nymphe endormie de Georges de Scudéry, poète français du XVIIe siècle.

Georges de Scudéry



Gravure de Georges de Scudéry par Charles Devrits
Gravure de Georges de Scudéry
par Charles Devrits
Si Georges de Scudéry n’est, de nos jours, pas le poète le plus connu, loin s’en faut, il bénéficiait d’une certaine renommée de son vivant, au XVIIe siècle (1601-1667). Homme d’armes avant d’être homme de lettres, Georges de Scudéry tirera une grande fierté de ses débuts militaires. Il écrira ainsi, dans la préface de Lygdamon et Lydias « Ces vers que je t’offre sont sinon bien faits, du moins composez avec peu de peine... J’ay passé plus d’années parmy les armes que dans mon cabinet et beaucoup plus usé de mèches en harquehuse qu’en chandelle, de sorte que je sçay mieux ranger les soldats que les paroles, et mieux quarrer les bataillons que les périodes. » Néanmoins, à l’âge de 30 ans, il abandonne la carrière militaire pour se dédier à l’écriture (de pièces de théâtre, poésies et romans, bien que ceux-ci dûssent plutôt être attribués à sa sœur…).

Protégé du cardinal de Richelieu, Georges de Scudéry entretient des rapports conflictuels avec d’autres grands écrivains parmi ses contemporains, tels que Nicolas Boileau ou Corneille (qui se manifestèrent notamment lors de la sortie du Cid qu'il critiqua vertement). Ses romans, écrits avec sa sœur, le firent néanmoins connaître du grand public et élire, à l’aide de ses relations, à l’Académie française en 1650 au fauteuil 32.

Il mourra enfin à l’âge de 66 ans d’apoplexie et est enterré à Saint-Nicolas des Champs.

La Nymphe endormie



La Nymphe endormie est un sonnet très lyrique aux rimes alternées dans lequel le poète fait l’éloge de sa « belle qui repose ». Après une invitation à la nature à respecter son sommeil, le poème propose un panégyrique du physique de la belle, qui finira enfin par s’éveiller.

Citation : La Nymphe endormie, Georges de Scudéry
Vous faites trop de bruit, Zéphire, taisez-vous,
Pour ne pas éveiller la belle qui repose ;
Ruisseau qui murmurez, évitez les cailloux,
Et si le vent se tait, faites la même chose.

Mon cœur sans respirer, regardons à genoux
Sa bouche de corail, qui n’est qu’à demi close,
Dont l’haleine innocente est un parfum plus doux
Que l’esprit de jasmin, de musc, d’ambre et de rose.

Ah que ces yeux fermés ont encor d’agrément !
Que ce sein demi-nu s’élève doucement !
Que ce bras négligé nous découvre de charmes !

Ô Dieux, elle s’éveille, et l’Amour irrité
Qui dormait auprès d’elle a déjà pris les armes
Pour punir mon audace et ma témérité.


À la semaine prochaine pour une nouvelle poésie !


Les informations de cet article proviennent majoritairement de l’article Wikipédia consacré à Georges de Scudéry.

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