Aller au menu - Aller au contenu

Centre d'aide Vous êtes ici : zCorrecteurs.fr > Les forums > Littérature > Poésie > La courbe de tes yeux, Paul Éluard > Voir le sujet

La courbe de tes yeux, Paul Éluard

Poésie de la semaine n°2

Page : 1 
Auteur Message
0 membre et 1 visiteur.
Page : 1 
Hors ligne Anonyme # Posté le 05/05/2013 à 10 h 57
Messages :

Bonjour à tous,

Après Hiver de Marceline Desbordes-Valmore la semaine dernière, la poésie que nous vous proposons cette semaine n’est autre que La courbe de tes yeux, de Paul Éluard. C’est une douce poésie, agréable à lire et à écouter, composée d’assonances et de rimes redoublées, que — je l’espère — vous apprécierez. N’hésitez surtout pas à répondre à la suite de ce sujet, pour partager vos avis et vos ressentis à propos de cette poésie. Après tout, ce sujet est fait pour cela !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !


Paul Éluard

Image utilisateur
Paul Éluard jeune

Paul Éluard, célèbre poète français, est né en 1895 dans une petite commune de Seine-Saint-Denis, d’un père comptable et d’une mère couturière. Le début de sa vie sera marqué par la vision de l’horreur et de la guerre, ce qui lui inspirera quelques poèmes très engagés, comme les poèmes du recueil Cours naturel (1938), le poème Facile proie (1938)… En 1913, juste avant le commencement de la Première Guerre mondiale, il rencontra celle qui allait devenir sa première femme, Helena Diakonova. C’était une jeune femme russe, qu’il s’amusait à surnommer Gala. Très vite, dès la fin de la Première Guerre mondiale, il rejoindra le mouvement intellectuel du dadaïsme, mouvement se caractérisant par une remise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques. En 1924, il rompra avec ce mouvent au profit du mouvement surréaliste. C’est à cette époque qu’il écrira la poésie La courbe de tes yeux. Il adhérera au parti communiste comme la plupart des surréalistes en 1926. Il rencontrera en 1929 Maria Benz, qui allait devenir sa deuxième femme en 1934. Ce second mariage ne l’empêcha pas pour autant de continuer à voir régulièrement Gala, et d’entretenir avec elle une relation d’amitié tout à fait conventionnelle.

Paul Éluard s’éloignera de plus en plus des surréalistes et quittera définitivement le mouvement en 1938, un an avant la guerre. Quand vint justement la guerre et que la France fut occupée par les Allemands, Éluard rejoignit la résistance. Il fera également partie du Comité national des écrivains (organe de la résistance littéraire, fondé par le parti communiste français en 1941), dont il était à la tête. Durant la Seconde Guerre mondiale, il montrera clairement sa résistance et ses opinions dans des poèmes très engagés comme Poésie et Vérité (1942), Liberté (1942), Vérité (1943)…

Sa femme, Maria Benz, décédera en 1946. Cet événement tragique entraînera la publication d’un poème que Paul Éluard destinera à sa femme : Le temps déborde (1947). Plus tard, en 1948, il intégrera le Congrès des intellectuels pour la paix, dont faisait partie entre autres Picasso. Ce congrès avait pour but la lutte pour la paix dans le monde et le désarmement général. C’est l’actuel Conseil mondial de la paix. C’est dans ce congrès qu’il rencontrera sa troisième et dernière femme, Dominique Lemort, qu’il épousera en 1951. Il publiera pour elle son dernier recueil, Le Phénix (1951).

Paul Éluard décédera à son domicile d’une crise cardiaque, le 18 novembre 1952. Ses obsèques auront lieu quatre jours plus tard, le 22 novembre. Il sera inhumé au cimetière du Père-Lachaise, où il repose encore actuellement.

La courbe de tes yeux


Voici donc la poésie La courbe de tes yeux, écrite en 1924 par Paul Éluard.

Citation : La courbe de tes yeux, de Paul Éluard
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu,
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseau du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
 
Hors ligne micky # Posté le 06/05/2013 à 17 h 33
Avatar de micky
Messages : 2228
Groupe : Administrateurs
Responsable zCorrection
Salut,

J’ai beaucoup apprécié découvrir ce poème. Merci de nous avoir fait partager cette lecture et de l’avoir accompagnée de références à la vie et à l’œuvre de l’auteur ! :)
 
Hors ligne Anonyme # Posté le 06/05/2013 à 17 h 52
Messages :

Salut,

Content que ça te plaise. ^^ J’espère que d’autres membres ont également découvert cette poésie avec le même plaisir.
D’ailleurs, je rappelle aux membres qu’ils peuvent sans problème partager leurs avis sur ce sujet, afin que nous en discutions tous ensemble, ce qui serait encore plus enrichissant ! ;)
 

Retour au forum Poésie ou à la liste des forums