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Edition

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Hors ligne Estepoete # Posté le 13/12/2010 à 17 h 46
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Bon, puisque pas mal de monde s'intéresse au petit monde de l'édition...lançons le sujet

Poulpette a raison, l'artiste se fait toujours avoir quand on y réfléchit. C'est bien pour ça qu'en tant qu'auteur avant tout, j'ai moi-même testé toute cette bureaucratie.

En gros, si un prix de vente est de 10 euros = 100%
éditeur (cout de production + part de l'éditeur) 25% soit 2,5
distributeur/diffuseur 55% soit 5,5
auteur 10% soit 1
libraire de 10 à 30% soit de 1 à 3...
chacun au passage prenant son bénéfice


On est d'accord ça fait plus de 100% mais la partie librairie est parfois comprise dans le montant distribution.

Personnellement, je vais directement de l'imprimeur à l'acheteur, du coup tous les intermédiaires sont évincés, ce qui permet de donner beaucoup plus à l'auteur. Mais c'est beaucoup plus de travail.

En principe le prix de vente est calculé en fonction de tous ces intervenants. Même si tout le monde s'accorde pour limiter le pourcentage entre 7 à 17% dans les grands espoirs.

Et si on veut comparer en terme de timing :
édition/production 3 semaines
distribution/diffusion de 3 jours à 6 mois (renouvelable)
librairie en moyenne 4 à 6 mois en rayon et avec un peu de chance 3 semaines en tête de rayon
écriture... de 3 mois à plusieurs années en moyenne pour un roman.

Le livre pour enfants, on l'a fait en 3 semaines parce que nous étions deux et que nous savions ce que nous voulions et que tout était planifié en vue de l'édition aux dimensions, etc...

Voilà ça c'est la différence entre le passionné qui ne compte pas... et celui qui compte les sous ;)

Si vous avez d'autres questions...

Que les mots te guident vers la liberté du coeur.
 
Hors ligne rat-meur # Posté le 13/12/2010 à 19 h 15
La lecture est l'errance
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Tu me bluffes par ce que l'auteur récolte! 10% quoi Oo ... Je savais que les auteurs n'étaient pas tous millionaires, mais à ce point là :/ ! Sinon toi perso tu es libraire sans indiscrétion?

<Evil triumphs when good men do nothing>
<[...]c'est toujours ainsi que m'est apparu le chagrin, comme un temps où l'on attend, non que la souffrance s'efface, mais que l'on s'y habitue.>
 
Hors ligne Léa # Posté le 14/12/2010 à 04 h 37
Du rêve à la réalité...
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Groupe : zCorrecteurs
Bonjour,

Et encore, rat-meur, ce sont des pourcentages liés au domaine littéraire...
Ça peut être beaucoup moins, entre 4 et 5% maximum pour d'autres domaines et suivant les éditeurs.

Ensuite tout est relatif, car tout dépend du tirage aussi des rééditions éventuelles, traductions... pour définir ce qui revient exactement à l'artiste.
Dans tous les cas, il est certain que c'est lui qui aura la plus petite part...

Et, certains font même des livres « pour la gloire » ;) !
Modifié le 14/12/2010 à 04 h 39 par Léa
 
Hors ligne Poulpette # Posté le 14/12/2010 à 09 h 26
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Groupe : zAnciens
Ouais mais sur le principe il ne faut pas s’étonner si maintenant les intéressés commencent à pester ou à se tourner vers des solutions alternatives. Parce que certes, en général les artistes et auteurs font ça pour leur plaisir, par amour des arts et des lettres… mais ça ne justifie pas d’être pris pour des pigeons non plus. :)

« La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius)
 
Hors ligne Estepoete # Posté le 14/12/2010 à 09 h 51
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Hello tous,

Moi je suis avant tout auteur... Et comme je ne suis pas du genre à payer pour faire un truc que je peux faire moi même (sauf au restaurant) je suis devenu éditeur aussi.

Les pourcentages sont théoriques. Comme l'a dit Léa, il y a toute une série de paramètres qui entrent en ligne de compte mais les rapports sont plus ou moins justes.
La plupart des auteurs le sont par plaisir, ils ont généralement un travail salarié ou une source de revenus.
De là à se laisser exploiter, il y a une marge mais j'ai remarqué que si l'on titille la fibre fierté, la discussion est tout de suite plus simple. La plupart des gens sont déjà très heureux d'avoir trouvé un éditeur. Moi je travaille pour créer le livre, après les auteurs doivent s'impliquer (ils le sont d'ailleurs dès la mise en page du livre). Qu'ils les vendent ou non dépend beaucoup du dynamisme de l'auteur après. Moi je propose des espaces (salons, internet, ventes directes) et tant que l'asbl rentre dans ses frais, je suis content.

Mais le monde du livre change, comme celui de la musique, les intermédiaires ont tendance à disparaitre.
Je ne suis pas partisan des livres électroniques mais le numérique permet également de modifier la façon dont on crée les livres, et leur tirage.

Tu chantes quel genre de musique Poulpette? t'as des démo, des morceaux complets?
Tu cherches un parolier? :p

Au revoir, à bientôt

ST

Que les mots te guident vers la liberté du coeur.
 
Hors ligne Poulpette # Posté le 14/12/2010 à 10 h 18
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Groupe : zAnciens
Chanter ? Ah ah, non non non, je ne chante pas. Je fais du piano classique (et jazz dans une moindre mesure étant donné que je n’en fait que depuis un peu plus d’un an). Pas de démo, non. :)

Non mais il est certain qu’un auteur ne cherche pas avant tout à gagner de l’argent, mais disons que ce n’est pas une raison pour leur donner des miettes sur les revenus qu’aura généré leur œuvre. C’est pour ça que je comprends tout à fait ceux qui se tournent vers l’auto-édition/production.
D’ailleurs pour faire un parallèle avec la musique, qui sont ceux qui se plaignent le plus du téléchargement illégal, etc., en dehors de ces fameux intermédiaires ?
Pour l’instant le livre est un peu moins touché mais avec l’apparition des e-books et tout le tralala, m’est d’avis que l’on ne tardera pas à entendre la même chose.

« La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius)
 
Hors ligne Estepoete # Posté le 14/12/2010 à 14 h 07
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Il n'y a pas besoin d'attendre l'e-book pour court-circuiter le système actuel.
Et tu as raison, ceux qui sont voués à disparaitre sont les distributeurs et les petits libraires qui ne font que de la vente de livres. Nous verrons bien car même si les supports s'améliorent, lire un e-book n'est pas encore aussi simple que d'écouter son ipod nano....(sans citer de marque, c'est pour la taille)

Donc tu es musicienne mais tu as une autre source de revenu j'imagine...

Que les mots te guident vers la liberté du coeur.
 
Hors ligne Poulpette # Posté le 14/12/2010 à 16 h 47
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Groupe : zAnciens
Personnellement je préfère un bon vieux livre à un e-book, et je préfère les petits libraires (ou même les grands quand ils ne font que du livre, donc exit les Virgin et compagnie), mais il est certain que si rémunération plus juste n’est pas envisagée à plus ou moins court terme, les intermédiaires qui se prennent un bon pourcentage iront de plus en plus mal.

Euh je suis musicienne mais toujours étudiante, donc je ne vis pas du tout de ma musique ; mais là n’est pas le sujet. :)

« La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius)
 
Hors ligne Karl Yeurl # Posté le 14/12/2010 à 16 h 58
Maintenant en qualité blu-raie
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Groupe : zAnciens
Je suis bien d’accord : rien de plus merveilleux que l’odeur d’un livre, surtout celle des vieux bouquins. C’est pourquoi je sais que je ne passerai probablement jamais aux ebooks.

Quant aux éditeurs, je ne suis pas regardant : je prends ce qu’il y a. Par contre, rien ne m’horripile plus que de ne pas avoir une série dans la même collection (exemple : pour les HP, on m’avait offert le 3e en poche, alors que j’avais les deux premiers en édition « de luxe », eh bien je l’ai racheté). Ça, c’est quand j’achète, parce que j’avoue que j’ai plus facilement tendance à emprunter à la bibliothèque, ça revient moins cher. :)

Edit. — Acronyme ajouté. Merci pour le rappel, je l’oublie un peu souvent. :)
Modifié le 14/12/2010 à 20 h 09 par Karl Yeurl

Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit : Me voilà.
V. HUGO

You should totally read my blog. Mon Twitter
 
Hors ligne Estepoete # Posté le 14/12/2010 à 19 h 57
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HP n'étant pas la marque d'une imprimante ou d'un pc :p

Il ne faut jamais dire "fontaine je...n'écrirai pas de fable" désolé...

Rien de tel qu'un bon livre c'est certain. D'ailleurs, plus il y a de livres en numériques, plus je prends plaisir à proposer les livres comme oeuvre d'art à part entière.
Mais je ne délaisse pas le numérique pour autant. Il a ses partisans comme ses détracteurs et étant habitué à lire sur pc, cela ne me gène pas (pour certains types de texte).
Mais de là à lire sur une tablette numérique... pour moi, non...

Et tu es étudiante en quoi miss? même si ce n'est pas le sujet...

Au revoir, à bientôt

Que les mots te guident vers la liberté du coeur.
 
Hors ligne Tûtie # Posté le 14/12/2010 à 20 h 34
Pouêt
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Groupe : zCorrecteurs
Il ne faut pas faire trop de raccourcis. Ce n'est pas parce qu'on voit "part de XX dans le prix du livre" qu'il s'agit forcément d'un bénéfice. Et il faut voir qu'un bénéfice, ce n'est pas le mal absolu non plus : c'est le but premier de n'importe quelle entreprise et ça fait vivre des gens...

Reprenons :

éditeur (cout de production + part de l'éditeur) 25% soit 2,5 => une édition de livre peut prendre bien plus de 3 semaines (relectures, corrections, allers-retours...), et ça peut occuper une ou plusieurs personnes à temps plein. Et comme on paie des salariés pour éditer, il y a les salaires et les charges sociales (un livre, rien qu'en édition, coûte à peu près 3 fois plus cher à la maison d'édition que ce que perçoit en salaire l'éditeur >_<), et comme ils éditent sur des ordis, dans des locaux chauffés et loués (ou soumis à taxe foncière, enfin du genre quoi ^^), qu'ils téléphonent, qu'ils sont connectés à internet, etc., il y a des frais fixes... Bref, ça coûte.

Dans un contexte comme ça, les maisons d'édition n'équilibrent pas la balance commerciale sur un livre donné, mais sur l'ensemble des livres qu'elles vendent sur une année. Ainsi, on peut publier des livres dont on n'est pas sûr du succès qu'ils auront, en assurant une certaine rentabilité avec les livres qui marchent bien. Donc oui, globalement, il faut bien prendre une part de bénéfice sur la vente du livre quand on est un éditeur. Ça fait vivre l'éditeur, et ça aide les autres auteurs. :)

Je sais que c'est valable pour l'édition scientifique dans laquelle j'ai bossé un peu, et où j'ai clairement vu que les collections de vulgarisation, les rééditions et les manuels scolaires assuraient la balance commerciale bien positive qui permettait à la boîte de publier des essais et des manuels de master sans craindre de couler. Il doit y avoir le même principe dans l'édition littéraire : les bouquins qui marchent favorisent les bouquins dont on ne sait pas trop s'ils vont marcher... Ou dont on sait déjà qu'on va perdre de l'argent dessus.

Bon OK, mais à part ça à quoi ça sert un éditeur ? Quel intérêt de passer par une maison d'édition pour publier ? Il y a quelques avantages, mais peut-être que tous ne justifient pas la démarche et les risques.
  • Déjà, si une maison d'édition accepte de vous publier, c'est elle qui va engager les frais initiaux de publication : mise en page, imprimeur, diffusion auprès des libraires, au minimum. Ça vous permet d'envisager une échelle de diffusion bien plus large que si vous publiiez en autonome, avec vos propres limites financières et personnelles. Côté éditeur, ça permet de regrouper les coûts, et au final, le prix de diffusion d'un livre donné est un peu moindre.
  • Conséquence logique du point précédent, si le bouquin fait un flop et que le contrat est réglo, c'est l'éditeur qui perd de l'argent. Vous, auteur, avez seulement perdu du temps.
  • Si l'éditeur est un peu pro, il va au moins relire le livre et vous suggérer des corrections et des remaniements : certains livres arrivent peut-être en maison d'édition tout prêts à être publiés, mais pas toujours. Et quelques échanges avec un pro à l'œil très aiguisé peuvent transformer un bon bouquin en excellent livre. :)
  • Toujours si l'éditeur est un peu pro, il va assurer une correction à peu près correcte du livre et une mise en page professionnelle. Il vous évite aussi un certain nombre de démarches pénibles (dépôt de numéro ISBN, gestion des taxes...), il a des prix chez son imprimeur, il a à disposition des pros de photoshop et des scanners immenses pour scanner les photos que vous voulez ajouter dans votre bio ou dans votre doc, des marketeux qui vont écrire un résumé accrocheur et de la pub...
  • Si vous avez été publié chez un éditeur reconnu dans son domaine, votre bouquin jouira de suite de l'image associée à l'éditeur... Cela peut constituer un avantage aussi bien qu'un inconvénient, tout dépend du public que vous visezL


Je ne fais pas l'apologie des maisons d'édition hein, je me doute que tout n'est pas aussi rose dans la vie, et que les auteurs aimeraient bien gagner plus. Mais il faut varier les points de vue, et j'ai été éditrice trois fois plus longtemps que j'ai été auteure. :D


Je ne reviens pas sur les coûts de distribution et des marges des libraires, parce que je connais moins. Mais tout n'est sûrement pas bénéfice dans les 55%, et tout n'est sûrement pas uniquement destiné à désavantager l'auteur : globalement un livre ne peut pas perdre à être diffusé largement, si ? Or la diffusion, ça coûte : carburant, camion, salaire du camionneur... Et un auteur seul, avec sa petite voiture et ses petits bras, ne peut pas diffuser largement son œuvre aussi facilement qu'un camionneur dont c'est le travail. :)

(Je m'arrête, c'est un bon gros pavé que j'ai sorti là. >_< )

« Allons manger Mamie ! » ou « Allons manger, Mamie ! » ? La ponctuation sauve des vies.
« Chaton à manger » ou « Chaton a mangé » ? La conjugaison aussi sauve des vies.
 
Hors ligne Estepoete # Posté le 14/12/2010 à 22 h 28
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Un beau pavé en effet... mais pas de steak...

Tout ce qui a été dit est plus ou moins vrai.
Les pourcentages que j'avais donné concerne la répartition sur un livre et ne tient absolument pas compte de la justification de ces couts.
Celui qui fait le plus de démarches est le distributeur et effectivement, cela coute...

Par contre, toute cette explication est du ressort des années 90 et avant. Les choses ont bien évolué depuis et heureusement. Cela dépend aussi de la technicité et des compétences de celui qui traite le dossier. On ne peut évidemment pas généraliser mais primo, c'est rarement l'éditeur qui fait la mise en page, c'est le service presse de l'imprimeur (sauf quand l'éditeur a son propre service ce qui est assez rare). Je parle des petits et moyens éditeurs (95% du panel)
Cela dit un éditeur qui ne relit pas le texte pour le corriger, ce n'est pas un éditeur, c'est un maquetiste...

Quant aux formalités juridiques, elles prennent en gros 5 minutes et le temps de réaction de la personne qui va réceptionner le mail.
Je ne connais pas la procédure de dépot légal en france mais j'imagine qu'il faut déposer un ou deux exemplaires à la BNF, soit le temps de mettre dans un beau paquet pour la poste...

Quant à la création du livre, ça dépend évidemment du livre. Mais si on part avec un texte correct dont il n'y a que la mise en page à faire, le délai réel est lié à l'impression et la réalisation physique du livre. Dans le meilleur des cas, en 13 jours ouvrables, j'ai le livre... Et je parle d'un livre, les choses sont différentes si on réalise plusieurs titres en même temps mais la tendance est de sortir au maximum 4 livres par mois (il y a bien sur des cas particuliers). De plus, si un éditeur sort pluiseurs livres au même moment, il ne pourra pas assurer la même promotion à chaque auteur.

Le vrai problème c'est que les gens ne savent pas ce qu'ils veulent et qu'ils changent d'avis très souvent. Dans ce cas là effectivement ça peut prendre plus de temps.
De nouveau ça dépend de la manière dont l'éditeur va gérer sa relation avec l'auteur.

L'éditeur ne sert qu'à donner une facilité aux auteurs qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) se prendre la tête avec la partie matérielle de la création.
Quant à la diffusion... le livre suivra le même chemin que pour la musique, de l'artiste au consommateur... que ce soit en format numérique ou papier. c'est une évidence...
Et c'est ce que mon association favorise puisque c'est l'auteur qui vend directement au lecteur son ouvrage, via le net ou via les salons.
Si on supprime les intermédiaires, les couts diminuent et l'auteur peut gagner plus, mais il devra sans doute s'investir plus dans la promotion.
Il ne faut pas oublier non plus que les éditeurs après un certain temps n'assurent plus la promotion du livre car ils ont un autre à mettre en avant. A ce moment là, le problème est reporté sur l'auteur qui, s'il n'a pas du racheter ses livres, doit quand même assurer la promotion s'il ne veut pas les manger en salade...
La moyenne (info prise sur des salons) est de trois à six mois pour essayer d'écouler le stock.

De plus, un bon nombre de sites proposent de réaliser quelques exemplaires de livres pour les particuliers...
Maintenant, on pourra toujours se poser la question de la qualité du livre réalisé... mais ça c'est un autre débat

Le monde de l'édition (tous secteurs confondus) évolue beaucoup plus vite et beaucoup plus qu'on ne le soupçonnait...

Au revoir, à bientot

La vraie liberté est de choisir ses chaines....

Que les mots te guident vers la liberté du coeur.
 
Hors ligne Lagile # Posté le 14/12/2010 à 22 h 57
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Eh bien, je ne pensais pas que nos nombreuses questions allaient générer un tel sujet, mais c'est appréciable, ça permet de se renseigner en voyant des points de vue se confronter. Pour les pourcentages, je n'apprends pas réellement de nouveautés, ayant rencontré une auteure* qui nous avait parlé d'un gain de cinq ou dix centimes par livre paru… Vendu une dizaine d'euros. On peut comprendre que rentrer dans ce système ne permette pas de gagner réellement − sauf si on écrit des histoires bien stéréotypées, mais là, c'est une autre histoire ! :D −, mais comme le fait remarquer Tûtie, y a des frais à assumer derrière, et pas forcément que sur le livre d'un auteur.
Bilan des courses ? J'ai appris que l'édition, c'est un travail de fous, à peine moins dangereux que de faire des chapeaux** !

Je vais m'éloigner un peu du sujet − j'ai vu qu'on parlait e-books −, mais pour le moment, je doute que les livres disparaissent. Certes, il y a l'amélioration de l'éclairage de ces tablettes, le contenu commence à se « diversifier », mais… Le contact du papier, l'odeur qu'il a − difficile de juger l'odeur d'un vieux livre quand il est électronique ! −, le poids des pavés Harry Potter sur le ventre quand on lit, l'art de flâner pour trouver le livre, admirer les bouquins − dans son sens de livre ancien, hein −, bref, le livre.
Quant aux petits éditeurs, difficile à mon niveau de s'y intéresser réellement, faute de m'y connaître et d'avoir accès facilement à des lieux où se procurer leurs livres − généralement la petite librairie, gérée par le monsieur à lunettes qui a déjà failli mourir huit fois sous ses piles de livres immenses*** −, ce qui n'aide pas particulièrement à leur survie, à l'un comme à l'autre. Du coup, si j'ai la chance de remettre les pieds dans une librairie avant d'atteindre un âge canonique, je songerai à ce qui a été dit ici, promis. ;)

*Je sens que ce e va en faire hurler…
**« Top… Je suis un auteur de la littérature anglaise, connue principalement pour raconter des histoires à des petites filles dans des barques… »
**Image d'Épinal, je trouve.
 
Hors ligne S4nGoKu # Posté le 15/12/2010 à 21 h 15
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Je tiens juste à préciser que même s'il est vrai que les livres ne sont pas voués à disparaître de si tôt le marché de l'eBook va en attirer plus d'un... et que si le marché du livre papier diminue cela ne sera que plus difficile pour les auteurs de trouver des éditeurs... et donc la machine infernale ce lance, à savoir que les auteurs vont publier sur internet pour ce faire "voir", tout comme les jeunes groupes de nos jours.

Ceci est mon avis, évidemment.
 
Hors ligne Estepoete # Posté le 15/12/2010 à 22 h 07
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Hello...
Le vrai drame serait effectivement que le livre "papier" disparaisse. Je dis drame car je n'aime pas l'idée d'un monde où tout serait numérique ou lié à la technologie.
Je suis bien sûr partisan des évolutions mais pas à nimporte quel prix.

Le fait est que l'avenir se dessine sous certaines formes et qu'il ne tient qu'à nous d'accepter cet avenir ou si c'est possible (je suis peut-être naif) de vivre un autre avenir.
Moi j'ai choisi mes limites mais est-ce que je pourrai les vivre dans le monde que l'on crée pour nous?
Question philosophique qui va bien au delà de la simple question du livre électronique...

A bientôt

ST

Que les mots te guident vers la liberté du coeur.
 

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