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Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?

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Hors ligne Vynile # Posté le 17/11/2010 à 06 h 35
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Bonjour à tous,

Une question me taraudait depuis un certain temps et je me suis dit que la poster sur le site ne serait pas une mauvaise idée. Ma question est intégralement dans le titre, mais je la réitère ici : « Faut-il préférer le bonheur à la vérité ? ». J'ai personnellement une petite opinion, mais je préfère connaître la vôtre avant de l'exprimer. Je vous repasse donc l'antenne tout de suite. :)

Bien cordialement,
Vynile.

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Hors ligne Cazahimura # Posté le 17/11/2010 à 18 h 42
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Bonsoir,

Vu la tournure de la question, ça insinue que la vérité ne serait pas bonne à entendre ?
Si tel est le cas, pour ma part, je préfère vivre dans le bonheur et l'ignorance.
Enfin, tout dépend du degré de l'un par rapport à l'autre.
Pour donner deux exemples :
- S'il s'avère que la Terre devait imploser l'année prochaine, je préférerais l'ignorer.
- Si celui qui m'a « volé » ma copine (ah non, mauvais exemple, j'en ai pas ^^ ) est une connaissance, je préférerais le savoir… quoique…

Pour conclure, je dirais, une nouvelle fois, qu'il y a un degré d'ampleur à prendre en compte.
En espérant que ma participation fut constructive. :D

Bonne soirée.
 
Hors ligne Léa # Posté le 17/11/2010 à 19 h 28
Du rêve à la réalité...
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Bonsoir,
Citation : Vynile
« Faut-il préférer le bonheur à la vérité ? »


C'est une question très vaste car il faudrait déjà définir une notion pour chaque terme : bonheur et vérité
La notion de bonheur étant propre à chacun et, la vérité... que doit-on entendre par « vérité » ? je crois que chacun à potentiellement la sienne également.

À titre personnel, et dans l'absolu, je préfèrerais la vérité, parce que c'est elle qui pourrait m'apporter le bonheur de ne pas vivre dans l'erreur (en principe).

Le bonheur étant un état heureux, un sentiment de bien-être et la vérité étant une conformité à la réalité, sachant que celle-ci change, que rien n'est figé, tout est en mouvement, alors, le bonheur serait soumis à ce changement. De ce fait, on ne peut être constamment dans le bonheur, le préférer serait s'exposer à être constamment insatisfait et en mal-être.

Ce n'est qu'un aperçu de l'idée que je voudrais faire passer, car il faudrait mieux structurer ma pensée, mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit en lisant la question...en attendant, éventuellement, de développer si le débat le permet ;)
Modifié le 17/11/2010 à 19 h 34 par Léa
 
Hors ligne souls killer # Posté le 17/11/2010 à 20 h 50
J'en parlerai à mon lama
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Citation
Le bonheur étant un état heureux, un sentiment de bien-être et la vérité étant une conformité à la réalité, sachant que celle-ci change, que rien n'est figé, tout est en mouvement, alors, le bonheur serait soumis à ce changement. De ce fait, on ne peut être constamment dans le bonheur, le préférer serait s'exposer à être constamment insatisfait et en mal-être.

L'affirmation que j'ai mise en gras est souvent fausse. Par exemple, la proposition « la lumière se déplace à 300 000 km/s » est toujours vraie (vous m'épargnez d'écrire la valeur exacte).

Qui plus est, dans l'hypothèse où la vérité serait quelque chose d'inconstant, qu'est-ce qui te permet d'affirmer que le bonheur, lui, est constant ? Il est tout à fait raisonnable de penser que le bonheur est un état changeant.

Il y a une autre question intéressante, mais très liée à celle que tu poses. Peut-on être heureux lorsque ce que l'ont croît être la vérité est en fait un leurre ? Et si on peut l'être, le sommes-nous forcément dans ce cas ?

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 
Hors ligne Léa # Posté le 17/11/2010 à 21 h 17
Du rêve à la réalité...
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Citation : souls killer
Qui plus est, dans l'hypothèse où la vérité serait quelque chose d'inconstant, qu'est-ce qui te permet d'affirmer que le bonheur, lui, est constant ?

Je dis que le bonheur est lié à l'inconstance de la vérité, donc changeant également.
Citation : souls killer
Il est tout à fait raisonnable de penser que le bonheur est un état changeant.

C'est ce que je dis: De ce fait, on ne peut être constamment dans le bonheur, le préférer serait s'exposer à être constamment insatisfait et en mal-être.

Citation : souls killer
Il y a une autre question intéressante, mais très liée à celle que tu poses. Peut-on être heureux lorsque ce que l'ont croît être la vérité est en fait un leurre ? Et si on peut l'être, le sommes-nous forcément dans ce cas ?

Très intéressant, en effet...et c'est un peu là que mène ma pensée initiale.
Je répondrai plus tard.
____________
Je reprends.
C'est, à mon avis, une question de conscience (perception de sa propre existence et du monde qui l'entoure).
Si on croit à un leurre, c'est que l'on n'a pas conscience de ce qu'il y a derrière, et donc, une croyance, par exemple, peut rendre heureux, j'imagine.

Ensuite, le sommes-nous dans ce cas ? Pour ceux qui croient probablement oui...et quand bien même ils ne sont pas heureux, certains n'ont pas d'autre choix.

Croire c'est avoir confiance, c'est aussi tenir pour vrai ce qui n'est pas nécessairement prouvé, ceux qui croient, même à un leurre, quitte à se tromper, cherchent avant tout à être rassurés, probablement...

En revanche, si on a conscience que la vérité (c'est à dire ce qui est conforme à la réalité) change, on constate.
Prenons un exemple concret : regardons une rivière, nous verrons l'eau constamment changer, être en mouvement, l'eau s'écoulant suivant le courant, nous n'aurons jamais la même eau sous les yeux, et pourtant on aura toujours la même rivière.

En ayant conscience que cela peut changer, il est plus facile de se détacher du bonheur comme de la souffrance...cependant, j'ai bien précisé au début « dans l'absolu » (pour ce qui me concerne) car la notion de détachement n'est pas non plus très simple à vivre concrètement.
Modifié le 22/11/2010 à 01 h 31 par Léa
 
Hors ligne souls killer # Posté le 18/11/2010 à 14 h 31
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Citation : Léa
C'est, à mon avis, une question de conscience (perception de sa propre existence et du monde qui l'entoure).
Si on croit à un leurre, c'est que l'on n'a pas conscience de ce qu'il y a derrière, et donc, une croyance, par exemple, peut rendre heureux, j'imagine.

Elle peut probablement rendre heureux, à condition que rien ne vienne rendre déraisonnable cette croyance. En effet, il est probable qu'un être qui croit intrinsèquement en une idée (ou en un fait, ou en quoi que ce soit) serait gravement atteint par la démonstration que sa croyance est en fait infondée. L'exemple le plus criant, est, je pense, celui de la religion. Les hommes ont, de tout temps, eu tendance à se réfugier dans la religion pour compenser une certaine méconnaissance des choses. Si quelqu'un parvient, un jour, à prouver qu'en fait, les croyances portées par les religions ne sont que des illusions, on devine aisément dans quelle confusion seraient plongés les croyants.

Ce que je veux dire, avant tout, c'est que choisir « sa » vérité est acceptable, et n'est pas une preuve d'inconscience, tant que plusieurs vérités restent possible à la connaissance de l'homme. Évidemment, deux vérités qui s'excluent ne peuvent pas être vraies simultanément, mais tant qu'on ne sait pas laquelle des deux assertions est vrai, on peut « choisir » celle qui nous rassure le plus. Prenons, par exemple, l'assertion « Dieu existe ». Tant que personne n'a démontré , par un raisonnement logiquement incontestable, que cette assertion est vraie ou fausse, n'est pas moins légitime que de considérer qu'elle est vraie que de considérer qu'elle est fausse. Pourtant, forcément d'une des deux assertion est fausse : celui qui croit à l'assertion fausse n'est pas moins heureux que celui qui n'y croit pas. Le problème intervient lorsqu'on sait laquelle des deux est vraie ; dans ce cas, deux qui croyaient à celle qui est fausse risque fortement de perdre une partie de leur bonheur.

Citation
Prenons une exemple concret : regardons une rivière, nous verrons l'eau constamment changer, être en mouvement, l'eau s'écoulant suivant le courant, nous n'aurons jamais la même eau sous les yeux, et pourtant on aura toujours la même rivière.

En ayant conscience que cela peut changer, il est plus facile de se détacher du bonheur comme de la souffrance...cependant, j'ai bien précisé au début « dans l'absolu » (pour ce qui me concerne) car la notion de détachement n'est pas non plus très simple à vivre concrètement.

Pour être parfaitement franc, je ne suis pas certain d'avoir compris la corrélation que tu exposes entre « vérité changeante » et « détachement tu bonheur ».

En réalité, j'ai mis un peu de temps à comprendre réellement la question que tu poses, et si je ne me trompe pas, elle est beaucoup plus compliquée qu'elle n'y paraît. La vérité est une notion très vaste et très compliquée à définir ; en effet, elle est parfois objective et parfois subjective. Dans le premier cas, la réponse est vite expédiée : quelqu'un qui nierait l'évidence serait privé de toute connaissance et donc de bonheur. Dans l'autre cas, il y a encore deux « sous-cas ». Le premier : celui que j'ai évoqué plus haut, à savoir deux proposition sont exclusives l'une de l'autre et chacun opte pour celle qui lui apporte le plus. Le deuxième : il évoque le problème de l'opinion. Pour les royalistes, il est vrai qu'un roi est la personne qu'il faut pour gouverner ; pour les démocrates, ce n'est pas le cas. Pourtant, l'un des deux camps est-il dans le mensonge ? Je ne pense pas… La vérité est donc dans ce cas une affaire de jugement. Jugement par lequel un individu apporte ou non son approbation à une idée. Le problème de la raison et de la volonté apparaît donc. L'homme peut-il ne pas désirer la vérité ? Peut-il avoir la volonté de donner son approbation à une idée qu'il croît fausse, même si cette dernière devrait lui apporter le bonheur ? La vérité est-elle, réciproquement, une source de bonheur ? Et lorsque la vérité change ? Et lorsque le jugement change, la vérité change-t-elle avec lui ? De toute évidence, il y a un énorme travail à réaliser pour répondre à ces questions, je le ferai si je trouve le temps. En tous cas, je pense que la question que tu as posée demande d'une part si l'homme est capable d'opter pour une vérité qui lui apporterait du malheur, et d'autre part cherche à savoir comment il réagit lorsqu'un vérité qu'il a toujours réfutée s'impose à lui.

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 
Hors ligne Léa # Posté le 22/11/2010 à 01 h 26
Du rêve à la réalité...
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Bonjour,
Citation : souls killer

Citation
Prenons un exemple concret : regardons une rivière, nous verrons l'eau constamment changer, être en mouvement, l'eau s'écoulant suivant le courant, nous n'aurons jamais la même eau sous les yeux, et pourtant on aura toujours la même rivière.

En ayant conscience que cela peut changer, il est plus facile de se détacher du bonheur comme de la souffrance...cependant, j'ai bien précisé au début « dans l'absolu » (pour ce qui me concerne) car la notion de détachement n'est pas non plus très simple à vivre concrètement.

Pour être parfaitement franc, je ne suis pas certain d'avoir compris la corrélation que tu exposes entre « vérité changeante » et « détachement tu bonheur ».

Si la vérité change, il ne faudrait pas s'y attacher, car elle peut changer en bien mais aussi en mal... Le détachement ne serait qu'un moyen de ne pas subir.
(J'ai parlé du détachement du bonheur et de la souffrance, l'un n'allant pas sans l'autre, je pense que l'on peut estimer être heureux, et vivre une certaine forme de bonheur, dès l'instant où l'on ne souffre pas.)
 
Hors ligne Léa # Posté le 24/11/2010 à 23 h 54
Du rêve à la réalité...
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Bonjour,
Citation : Vynile
[...] J'ai personnellement une petite opinion, mais je préfère connaître la vôtre avant de l'exprimer. [...]

Je serais très intéressée de la connaître :) .
 
Hors ligne MrKooky # Posté le 28/11/2010 à 21 h 47
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Salut.

Pour ma part, ayant reçu une éducation dans se sens, je ne "préfère" pas directement la vérité car elle est souvent difficile à admettre et accepter, mais le devoir m'y force.
Donc aussi par bonne conscience tout le monde cherche la vérité, mais parfois par peur de la connaître préfère se réfugier derrière le bonheur.

Mais autant faut-il trouver LE Bonheur avec une mauvaise conscience ... :-°
 
Hors ligne MrKooky # Posté le 04/12/2010 à 21 h 12
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J'ajoute l'argument de Descartes, qui pose dans une lettre à une princesse exilée la question s'il faut préférer la fausse illusion ou la vérité qui dérange.
 
Hors ligne rat-meur # Posté le 06/12/2010 à 16 h 28
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Toute vérité n'est pas bonne à dire. Je pense qu'il faut s'adapter à la personne que l'on a en face de soi: certains demanderont la vérité, et en seront malades de ne pas la connaître; d'autres préfèrent ne pas savoir... Ce n'est que mon avis bien sûr.
De la même façon, chacun trouve le bonheur là où il le souhaite...

<Evil triumphs when good men do nothing>
<[...]c'est toujours ainsi que m'est apparu le chagrin, comme un temps où l'on attend, non que la souffrance s'efface, mais que l'on s'y habitue.>
 
Hors ligne MrKooky # Posté le 06/12/2010 à 17 h 33
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Donc tu suggères une solution relative (en fonction de la personne). C'est un bon argument, seulement c'est bien typiquement philosophie (d'après moi) : on ne cherche pas UNE mais PLUSIEURS solutions.
Le jour où il faudra trancher entre une des xx solutions, bonjour la galère ! :)
 
Hors ligne rat-meur # Posté le 08/12/2010 à 23 h 07
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MrKooky:Citation
[...]seulement c'est bien typiquement philosophie

J'étais une quiche finie en philo donc je sais pas si c'est de la philo.
Tu n'es pas forcément toujours obligé de trancher en philo, tu peux rester modéré dans tes propos nan? Après comme je te dis je suis loin d'être un modèle.
Mais après en regardant bien la tournure de la phrase : Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?, et bien non. Préférer: aimer mieux, considérer comme supérieur. Le bonheur n'est pas meilleur que la vérité et inversement. Chacun a son intêret, et il me semble important que les deux soient liés, en juste équilibre. ( et donc adapatés à la personne , celui-là je veux le mettre! xD ).
Mais bien sûr c'est mon avis!
Modifié le 08/12/2010 à 23 h 16 par rat-meur

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Hors ligne Renesis-3 # Posté le 11/12/2010 à 22 h 49
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Je dirais que la question est mal posée.

Tout d'abord, je vais essayer de définir ces deux notions :

− Qu'est-ce que le bonheur ? Il s'agit à mon sens, d'un état psychologique dans lequel on est heureux. L'expression que l'on peut souvent croiser « Je nage dans le bonheur » illustre bien cette idée.
− Qu'est-ce qu'une vérité ? Il s'agit, à mon sens encore une fois, d'une information, une notion, une idée, ou plus grossièrement une "chose" qui est véridique. C'est-à-dire qui est vraie, constaté, vérifiable, immuable (en tout cas en un instant t).

Si l'on devait reformuler la question, afin de la préciser. On pourrait dire « Faut-il rester dans l'ignorance qui nous rend heureux ou rechercher la vérité quitte à ce qu'elle nous déplaise ? »

Premièrement, affirmer que le bonheur se trouve dans l'ignorance est très subjectif. Certains sont heureux d'apprendre et de connaitre de plus en plus de chose. Pour d'autre encore, la connaissance de la vérité améliore considérablement leur vie. Prenons un exemple simple : revenons à une époque où les rudiments de la médecine était encore méconnue. Les diverses maladies et épidémie, voir même les handicaps physiques et intellectuels était l'expression de la volonté divine. Aujourd'hui les progrès de la science nous montre que l'origine de ces maladies est toute autre, et de part la connaissance de ces origines, nous avons pu lutter contre elles jusqu'à les contre-carrer.
Je pense que chacun admettra aisément qu'un patient souffrant du cancer se sentirait plus heureux s'il était guéri.

Ensuite cette question est mal posée, car on ne choisit pas vraiment ce qu'on le sait. Enfin dans une certaine mesure.

En effet, on peut choisir d'en savoir plus sur un domaine en particulier, comme l'informatique, les sciences, les maths, la philosophie...
Mais par exemple, s'il l'on apprend une mauvaise nouvelle que l'on aurait préférer ignorer, telle que la mort d'un proche, on ne peut pas choisir de ne plus le savoir. On peut essayer de l'ignorer, de faire comme si de rien était, mais au fond on le sait.

On subit donc notre degré de connaissance, donc notre "degré" de vérité, c'est-à-dire à quelle ampleur on a conscience de ce qui est véridique. Je pense donc que c'est à partir de ce degré de connaissance que l'on doit composer pour trouver le bonheur.

Donc finalement, il est inutile de savoir s'il faut préférer le bonheur à la vérité ; le fait est que l'on sait déjà ce que l'on sait, et qu'à moins de s'infliger des sévices pour devenir amnésique. Pour moi, le mieux est de faire ce que l'on peut, du mieux qu'on peut, avec ce que l'on sait.
 
Hors ligne Vynile # Posté le 12/12/2010 à 08 h 09
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Citation : Renesis-3
Je dirais que la question est mal posée.

Tout d'abord, je vais essayer de définir ces deux notions :

− Qu'est-ce que le bonheur ? Il s'agit à mon sens, d'un état psychologique dans lequel on est heureux. L'expression que l'on peut souvent croiser « Je nage dans le bonheur » illustre bien cette idée.
− Qu'est-ce qu'une vérité ? Il s'agit, à mon sens encore une fois, d'une information, une notion, une idée, ou plus grossièrement une "chose" qui est véridique. C'est-à-dire qui est vraie, constaté, vérifiable, immuable (en tout cas en un instant t).

Si l'on devait reformuler la question, afin de la préciser. On pourrait dire « Faut-il rester dans l'ignorance qui nous rend heureux ou rechercher la vérité quitte à ce qu'elle nous déplaise ? »

Premièrement, affirmer que le bonheur se trouve dans l'ignorance est très subjectif. Certains sont heureux d'apprendre et de connaitre de plus en plus de chose. Pour d'autre encore, la connaissance de la vérité améliore considérablement leur vie. Prenons un exemple simple : revenons à une époque où les rudiments de la médecine était encore méconnue. Les diverses maladies et épidémie, voir même les handicaps physiques et intellectuels était l'expression de la volonté divine. Aujourd'hui les progrès de la science nous montre que l'origine de ces maladies est toute autre, et de part la connaissance de ces origines, nous avons pu lutter contre elles jusqu'à les contre-carrer.
Je pense que chacun admettra aisément qu'un patient souffrant du cancer se sentirait plus heureux s'il était guéri.

Ensuite cette question est mal posée, car on ne choisit pas vraiment ce qu'on le sait. Enfin dans une certaine mesure.

En effet, on peut choisir d'en savoir plus sur un domaine en particulier, comme l'informatique, les sciences, les maths, la philosophie...
Mais par exemple, s'il l'on apprend une mauvaise nouvelle que l'on aurait préférer ignorer, telle que la mort d'un proche, on ne peut pas choisir de ne plus le savoir. On peut essayer de l'ignorer, de faire comme si de rien était, mais au fond on le sait.

On subit donc notre degré de connaissance, donc notre "degré" de vérité, c'est-à-dire à quelle ampleur on a conscience de ce qui est véridique. Je pense donc que c'est à partir de ce degré de connaissance que l'on doit composer pour trouver le bonheur.

Donc finalement, il est inutile de savoir s'il faut préférer le bonheur à la vérité ; le fait est que l'on sait déjà ce que l'on sait, et qu'à moins de s'infliger des sévices pour devenir amnésique. Pour moi, le mieux est de faire ce que l'on peut, du mieux qu'on peut, avec ce que l'on sait.


Merci pour cet avis détaillé. La question est mal posée, en effet, car au fond, je sais qu'on peut très bien être heureux sans pour autant vivre dans le mensonge. La question ici, c'est de trouver un certain équilibre entre la vérité et le bonheur. La vérité ne peut pas toujours être porteuse de bonheur, on le sait bien, mais il est possible de vivre en ne connaissant pas forcément toute la vérité (et personne ne la connaît intégralement à ce que je sache), mais sans pour autant baigner dans le mensonge et se construire une bulle personnelle complètement déconnectée du monde réel.

Effectivement, on ne peut difficilement filtrer ce que l'on veut savoir ou pas, à moins de se couper du monde, et ainsi rater certaines choses qui auraient vraiment pu nous rendre heureux. Enfin, tout cela pour dire qu'on peut très bien trouver un équilibre et conjuguer bonheur et vérité dans une vie sans pour autant se déconnecter du monde. :)

« Le don de soi est le plus grand don qu'on puisse faire. » Image utilisateur
 
Hors ligne rat-meur # Posté le 13/12/2010 à 19 h 19
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Ton dernier paragraphe Vynile est parfait. Conclusion que je plussoie.

<Evil triumphs when good men do nothing>
<[...]c'est toujours ainsi que m'est apparu le chagrin, comme un temps où l'on attend, non que la souffrance s'efface, mais que l'on s'y habitue.>
 
Hors ligne pkoinon # Posté le 10/03/2011 à 23 h 21
pas de question idiote mais ..
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Bonsoir , je Pense et je pense se que je pense ... pas de bonheur sans vérité ,on appel sa un faux bonheur et malheureusement pour des un et heureusement pour des autres que le faux bonheur ne dure pas dans le temps donc cherchons nous la vérité qui amène au juste bonheur , l'autre sa sera une mauvaise vérité ; la vérité du a une chose fausse est tjrs fausse Merci .

Bonjour tout le monde moi j'avoue que votre langue est romantique et sensuelle je ne sais pas pourquoi mais je pense que c'est grâce au mot a Amour dont elle sait bien le prononcer .. Bravo Langue Française , Même si ... A suivre
 
Hors ligne amarok # Posté le 07/06/2011 à 10 h 38
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J'aurais personnellement tendance à toujours privilégier la vérité, je partage l'avis de certains ici : on ne peut être réellement heureux sans vérité. En effet, la plupart des croyances, du fait même de leur nature de croyance, sont illusoires. Prenons l'exemple classique du mari qui trompe sa femme, la femme ne s'en rendra peut-être pas compte dans un premier temps, mais arrivera forcement un moment où la vérité apparaîtra, d'une façon ou d'une autre. À ce moment-là, la douleur, obstacle au bonheur qui est précisément l'absence de douleur, sera d'autant plus vive que la personne réalisera que ce qu'elle tenait pour vrai, à savoir l'amour de son mari ne l'était pas. Or, si on apprend la vérité dès le départ, la douleur, bien que présente, s'en trouve limitée puisque cela ne remet pas en cause ce que l'on a vécu dans le passé, alors qu'un homme trompé par sa femme (ou l'inverse), et qui ne s'en rend compte qu'après plusieurs mois, voire plusieurs années, aura le douloureux sentiment d'avoir vécu dans l'illusion. D'une façon générale, je ne pense pas que l'on puisse faire du bonheur un état permanent, préférer la vérité au bonheur n'a donc pour moi aucun sens, la vérité étant à mon sens le seul moyen de connaître de nombreux moments de bonheur. En effet, un homme connaissant la vérité aura tendance à prendre des décisions le rendant heureux, à l'inverse, s'il ignore la vérité, ses décisions s’avéreront bien moins pertinentes et auront donc des chances plus minces d'aboutir au bonheur.
 
Hors ligne Anonyme # Posté le 04/07/2011 à 08 h 02
Messages :

De mon point de vue, je préfère savoir la vérité et d'encaisser si elle n'est pas en mon sens (ou pas bonne du tout) que de vivre dans l'"ignorance" de la vérité et dans un "faux" bonheur.
Mais c'est vrai qu'après, je préfèrerais ne pas savoir une très mauvaise nouvelle pour vivre heureux.

Concernant l'exemple de Cazahimura, si la Terre devait exploser dans un an, c'est foutu.
On va tous y passer et ça ne sert à rien de pourrir notre dernière année en se disant "L'année prochaine je crève". Dans ce cas-là alors, je ne préfère ne pas le savoir.
 
Hors ligne Anonyme # Posté le 15/10/2011 à 10 h 24
Messages :

Si on est tous foutu par un événement imminent, vaut mieux ne pas le savoir et vivre heureux jusqu'à ce qu'il arrive (l'événement).

Après si c'est un événement pas trop grave, je préférerais le savoir. :)
 

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