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Interprétation d'un extrait

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Hors ligne Malo # Posté le 31/10/2010 à 20 h 53
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Messages : 8
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Bonjour !
Alors j'ai un extrait à analyser en allemand (je suis dans un section spéciale où on fait de la littérature en allemand) et j'aurais besoin de votre avis sur ma réponse, si cela ne vous dérange pas ! :D
Globalement le livre raconte l'histoire de "Hans Giebenrath, un adolescent aux dons et à l'intelligence exceptionnels mais que le protestantisme et des méthodes d'enseignement impitoyables et orgueilleuses vont broyer sans remords." (Il est envoyé dans une école élitiste mais son attirance pour la nature et la poésie lui font tout perdre) .Dans cet extrait, il est dans sa ville natale et se trouve dans une rue un peu "malfamée", assez étrange : la Falkengasse. Voici l'extrait :
Citation : Hesse
Outre la Falkengasse, il y avait un endroit encore où tout était différent d'ailleurs, où l'on pouvait éprouver et entendre des choses se perdre dans des greniers noirs, dans des salles bizarres. C'était la toute proche tannerie, la vieille maison gigantesque, dans les greniers obscurs de laquelle pendaient les grandes peaux; où dans les caves, il y avait des fosses couvertes et des couloirs interdits et où, le soir, Lise racontait ses beaux récits à tous les enfants des alentours. Il y faisait meilleur, tout y était plus accueillant, plus humain qu'au "Falken " là bas, mais non moins mystérieux. Les agissements des compagnons tanneurs dans les fosses, dans la tannerie proprement dite étaient curieux, surprenants. Les grandes salles béantes étaient silencieuses et pleines d'un attrait merveilleux. Le violent et maussade patron était craint et fui à l'égal d'un ogre; et la Lise évoluait dans cette maison étrange comme une fée, se montrant pour les enfants, les oiseaux, les chats et les chiens une mère et une protectrice, débordante de bonté, de contes, de chansons.
Dans ce monde, depuis si longtemps étranger pour lui, erraient maintenant les pensées et les rêves de l'adolescent. Il s'évadait de sa grande déconvenue, de son désespoir pour retourner au bon temps d'autrefois, lorsqu'il était encore plein d'espoir, que le monde lui était ouvert comme une immense forêt enchantée cachant dans ses profondeurs impénétrables des dangers terrifiants, des trésors enchantés, des châteaux d'émeraude.

La question est : "Décrivez et expliquez le rôle des "contes" dans cet extrait. Pourquoi l'auteur attribue-t-il aux "histoires" et à Lise une si grande importance ? Observez attentivement pour répondre les figures de rhétorique utilisées." (Tout ceci en allemand, je traduis :p )
Personnellement, je pense qu'à travers les contes, dépourvu de toute contrainte "adulte", Hans (le héros) peut se positionner comme un véritable enfant, libre et rêveur. Sa vision du monde à travers ce monde offrant plein de découvertes, dans lequel il peut devenir un "héros", correspond à un rêve d'enfant. Guidé par Lise qui devient presque sa mère (je précise que la sienne est décédée), Hans se sent rassuré et plein d'espoir à travers ces contes.
Que pensez vous de ces éléments de réponse ? Auriez vous des conseils, des idées ?
Merci d'avance !
 
Hors ligne Malo # Posté le 02/11/2010 à 19 h 01
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Quelqu'un pourrait il m'aider svp ?
 
Hors ligne Cyberpen # Posté le 02/11/2010 à 21 h 00
Les fautes ? C'est démodé.
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Groupe : zCorrecteurs
Bonsoir.

Personnellement, je ne suis pas certain que tout ceci corresponde à un "rêve d'enfant" comme tu en parles. Je ressens plus Hans comme un adolescent (je m'appuie notamment sur ta description avant l'extrait) malheureux, qui trouve refuge dans les contes que dispense Lise. "Il s'évadait de sa grande déconvenue".

N'oublie pas de parler des différentes figures de style rencontrées. Je pense par exemple aux personnifications qui peuvent t'appuyer dans tes propos. La personnification des salles qui sont "béantes" (comme une bouche) et "silencieuses", et rajoutent à l'ambiance que créent les contes.

J'ai noté également l'opposition "le violent et maussade patron était craint" […] "et la lise évoluait comme une fée … mère protectrice … débordante de bonté". En lisant ces lignes, je pense à une sorte "d'enclave" du paradis, de petite ambassade, au milieu de ce monde hostile et morne. Tu peux constater là, dans la même phrase, un changement lexical évident.

Enfin, j'ai noté un certain nombre de comparaisons (comme est répété plusieurs fois), et au moins une métaphore ("châteaux d'émeraude"). Je pense que les rêves stimulés par les histoires que raconte Lise représentent pour Hans une échappatoire, et de l'espoir.

Ce n'est bien sûr qu'une liste bien loin d'être exhaustive, mais qui je pense peut s'avérer utile.

J'espère t'avoir aidé, mais ceci n'est que mon humble avis sur la question.
Modifié le 02/11/2010 à 21 h 03 par Cyberpen

Image utilisateur "Les cris les plus puissants sont souvent inaudibles".
Cyberpen.
 
Hors ligne Malo # Posté le 03/11/2010 à 15 h 21
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Merci beaucoup, cela m'a bien aidé.
 

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