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Comment mener son bac philo ?
Une matière bien différente du reste...
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| Auteur | Message |
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| 0 membre et 1 visiteur visitant ce forum. | |
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Etienne
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# Posté le 24/09/2010 à 21 h 39 |
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Have you mooed today ? Messages : 278 ![]() |
Salut,
Je suis en terminale et je pense déjà à ce qui va me tomber dessus en fin d'année : le bac. Pour les matières littéraires, telles que l'Histoire, on a un gros cours, structuré et tout, qu'il faut apprendre pour le bac. Mais pour la philo, je trouve ça différent... mon livre n'est "qu'un" pavé plein de textes. Je ne vois aucun cours sur la culture par exemple. Que des textes. La prof parle beaucoup ; on fonctionne sous prise de notes mais je trouve qu'elle diverge toujours vers des idées différentes. Ce qui fait que je suis paumé et que je n'écris qu'environ 5-10 lignes en 2 heures .Bref, ma question est, puisque je sens que je ne vais pas avoir de cours en philo, qu'est ce qui nous attend au bac ? Que faut-il savoir ? Je ne vois pas tellement ce qu'il faudra réviser en fait. Merci.
Modifié le 24/09/2010 à 21 h 41 par
Etienne
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Itello
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# Posté le 24/09/2010 à 22 h 00 |
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Messages : 1452 ![]() |
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.![]() L’épreuve de philosophie repose sur plusieurs critères assez scolaires, tu ne devrais donc pas être aussi chamboulé que cela. Il faut tout d’abord maîtriser la méthodologie. Une dissertation ou un commentaire de philosophie repose sur une méthodologie rigoureuse au lycée. Ton devoir pourra être très bon, si tu ne respectes pas les exigences méthodologiques, ta note restera au ras des pâquerettes. Ton professeur te parlera certainement de la voie à suivre, ton livre en parle vraisemblablement et tu peux même trouver quelques cours pas trop mal foutus à ce propos sur la Toile. Tu en es au début de ton parcours philosophique. On essayera donc de te faire découvrir un panel d’auteurs relativement étendu. On jugera donc durant l’épreuve ta capacité à ressortir les auteurs que tu as appris durant tes cours de façon pertinente pour répondre à la problématique que tu auras définie. Petit conseil : étudie également de ton côté. Ton professeur appréciera certainement que tu montres dans tes devoirs des connaissances qui n’ont pas été étudiées durant l’année, et ce ne sera que des connaissances gagnées qui pourront t’être utiles durant le baccalauréat. On s’intéresse également, de façon plus anecdotique, à « l’apport culturel et artistique ». C’est un point à ne pas omettre, car il peut t’apporter quelques demi-points précieux. Et finalement, il faudra proposer un raisonnement cohérent et intelligent. Il ne faut donc pas rester sur un raisonnement de façade et aller plus loin que ce qui est visible du premier coup d’œil. Pour ne pas réaliser de devoirs hors sujet ou — et c’est là qu’est le principal risque — incomplets, il faudra maîtriser les concepts étudiés durant l’année. Pour cela, tu as le cours de ton prof, mais également des mini-cours proposés dans le commerce. N’oublie pas que ces cours ne sont rien d’autres que des synthèses et qu’écouter le cours du professeur reste indispensable même si son cours semble en tout point décousu. Essaye de comprendre le fil directeur sur lequel il se base. Petit conseil : note toutes les définitions qui te sont proposées durant le cours sur un petit bloc-notes. Cela risque de t’être diablement utile pour tes dissertations. Et je finis donc là où j’avais commencé : ne panique pas. Tu as toute l’année pour cerner les exigences de l’épreuve de philosophie. « Un auteur est peu propre à corriger les feuilles de ses propres ouvrages : il lit toujours comme il a écrit et non comme il est imprimé. » (Voltaire) |
Belisarius
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# Posté le 24/09/2010 à 22 h 38 |
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Messages : 173 Membres |
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.
Modifié le 24/09/2010 à 22 h 41 par
Belisarius
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Etienne
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# Posté le 25/09/2010 à 09 h 25 |
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Have you mooed today ? Messages : 278 ![]() |
Merci à vous, c'est rassurant
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Tûtie
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# Posté le 26/09/2010 à 22 h 09 |
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Messages : 730 ![]() |
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.Moralité : j'ai investi au bout de 2 mois dans un bouquin commercial pour diversifier le contenu. Au bac, j'ai appliqué la méthode bête consistant à faire un plan dans le brouillard (parce que je n'ai jamais rien compris au fond qu'on essayait de nous faire comprendre), mais à structurer très strictement toute idée en "exposé + argumenté + citation" (avec donc deux textes), et j'ai eu la moyenne. Tout juste, mais j'en attendais tellement moins. ![]() Donc si tu arrives à faire un texte structuré et agréable à lire, ça te fera au moins la moitié des points.
« Allons manger Mamie ! » ou « Allons manger, Mamie ! » ? La ponctuation sauve des vies. « Chaton à manger » ou « Chaton a mangé » ? La conjugaison aussi sauve des vies. |
Cyberpen
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# Posté le 26/09/2010 à 22 h 53 |
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Les fautes ? C'est démodé. Messages : 498 ![]() |
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet. Je suis très loin d'être un exemple à suivre en la matière. En terminale S, je n'ai pris à l'écrit qu'environ une dizaine de cours de philosophie en début d'année (et je suis large). Le reste du temps, je me contentais d'écouter de la musique, d'écrire des bouts d'histoire, de jouer au petit bac etc. Pour les DS, je me contentais de lire la veille au soir des cours gratuits sur un site internet : reussite-bac.com (si j'ai bonne mémoire). J'ai eu la moyenne durant toute l'année (j'avais même un bon classement), mais j'avoue que mon professeur était une quiche donnait facilement des points. Pour le baccalauréat, j'avais révisé un peu sur le livre de l'année. Pour le reste, j'avais classé mes citations par thème d'étude, et je m'étais contenté de les apprendre par cœur. Cela dit, entre nous, je pense qu'on peut caser quasiment n'importe quelle citation dans n'importe quel thème en brodant un peu. Nous avions un sujet qui portait sur l'indulgence du correcteur, quelque chose dans ce thon ton-là. J'ai décidé de jouer quitte ou double en faisant un parallèle avec le professeur (correcteur) qui allait justement corriger ma copie. Au final, j'ai eu 15/20, mais beaucoup de chance ! Exemple à ne PAS suivre.
Modifié le 26/09/2010 à 22 h 54 par
Cyberpen
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souls killer
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# Posté le 27/09/2010 à 09 h 44 |
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J'en parlerai à mon lama Messages : 714 ![]() |
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.En dissertation comme en étude de texte, ce qui compte, c'est le plan. Il est donc indispensable d'avoir des connaissances suffisamment solides pour ce qui est de la méthode. Mais sache que, bien souvent, le plan se trouve facilement si ta problématique est bien posée. En effet, une bonne problématique littéraire soulève normalement deux ou trois points clés, chacun d'entre eux apportant un élément de réponse. Chacun de ces points peut constituer une partie. Mais là encore, il est souvent inutile de penser formellement à faire une partie par élément important : l'ordre est naturel. À titre personnel, pour mes dissertations de philo, j'ai toujours repris dans mon devoir le même ordre que celui dans lequel mes idées me parvenaient. Et ça marche plutôt bien, étant donné que les idées s'enchaînent et les éléments de réponses apportés posent de nouvelles questions. Pour réviser, il n'y a pas de secret : il faut lire. Lire des œuvres philosophiques, leurs interprétations. La difficulté réside dans le choix des ouvrages, car il faut qu'ils entrent dans le cadre des sujets traités par le programme. Et ce, non pas pour connaître les auteurs, mais pour avoir un bagage philosophique suffisamment large afin de pouvoir proposer des arguments pertinents. Pour commencer, tu peux essayer de lire des extraits de Kant sur la philosophie politique (ils sont nombreux sur Internet et ils valent tous le coup ) et quelques passages du Contrat social de Rousseau. C'est l'occasion de construire les bases nécessaire au deuxième point clé du programme : la conscience. Pour ce sujet, il n'y a rien de mieux que Descartes : c'est lui qui a construit la fameuse thèse que plus personne ne conteste : « Je pense, je suis. ». Il faut donc lire des extraits du Discours de la méthode (uniquement des extraits, car c'est très compliqué à lire de bout en bout) pour bien saisir les fondements de cette théorie. Enfin, il y a toute une partie sur les sciences ; mais je ne peux rien de proposer à ce sujet, car je ne m'y suis pas intéressé outre mesure.
Modifié le 27/09/2010 à 09 h 46 par
souls killer
La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok. Follow me on Twitter — Follow me on my blog — Perdu sur le Web ? |
Belisarius
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# Posté le 27/09/2010 à 11 h 33 |
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Messages : 173 Membres |
Cette réponse a aidé l'auteur du sujet.Chez les auteurs au programme :
D'autres oeuvres intéressantes hors programmes mais qui peuvent servir en dissertation :
Important : il vaut mieux lire ces oeuvres en prenant des notes sur un papier (pour ma part je notais les pages intéressantes comportant des arguments et des citations dont je pourrais me servir) pour éviter de parcourir tout le livre un ou deux mois plus tard pour retrouver tel ou tel passage.
Modifié le 27/09/2010 à 11 h 43 par
Belisarius
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Etienne
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# Posté le 27/09/2010 à 19 h 03 |
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Have you mooed today ? Messages : 278 ![]() |
Wow, merci pour vos témoignages
.Je vais commencer par Nietzsche, sa tête me plaît. |
Fihld
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# Posté le 27/09/2010 à 19 h 20 |
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tokiponized Messages : 2646 ![]() |
Le rapport avec la conversation n’est que très léger, mais à propos du cogito, je me suis toujours demandé comment on pouvait tirer la conclusion de notre étant en présupposant le je, qui implique nécessairement l’existence. En gros, j’ai la désagréable impression qu’on utilise ce qu’on veut démontrer pour le démontrer. Bien sûr, je me trompe, mais où ?
« Être de gauche ou être de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale. » — José Ortega y Gasset. |
souls killer
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# Posté le 27/09/2010 à 20 h 29 |
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J'en parlerai à mon lama Messages : 714 ![]() |
On ne présuppose pas le je, justement. Au contraire : un être théorique pourrait très bien ne pas avoir de corps, ne pouvoir montrer sa présence que par sa pensée. Même dans ce cas, il existe (au sens philosophique du terme). De même, un être pourvu de corps, mais incapable de penser par lui-même n'est pas.
En fait, le je pense est l'axiome de la démonstration. Le je, lui, résulte de la capacité à penser, et non de la capacité à savoir que l'on existe. Il est la conclusion de la démonstration, il n'apparaît pas à son début. Penser, c'est savoir que l'on pense ; et savoir que l'on pense, c'est être conscient ; être conscient, c'est avoir la preuve incontestable que l'on existe, donc que l'on est. Mais il se peut que mes explications soient un peu confuses, j'ai toujours eu du mal à expliciter les thèses de Descartes (sans doute parce que la lecture de ses œuvres se suffit à elle-même tant sa pensée est pleine de bon sens…). La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok. Follow me on Twitter — Follow me on my blog — Perdu sur le Web ? |
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