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Comment mener son bac philo ?

Une matière bien différente du reste...

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Hors ligne Arlequin # Posté le 24/09/2010 à 21 h 39
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Groupe : Équipe SdZ
Salut,

Je suis en terminale et je pense déjà à ce qui va me tomber dessus en fin d'année : le bac. Pour les matières littéraires, telles que l'Histoire, on a un gros cours, structuré et tout, qu'il faut apprendre pour le bac.

Mais pour la philo, je trouve ça différent... mon livre n'est "qu'un" pavé plein de textes. Je ne vois aucun cours sur la culture par exemple. Que des textes. La prof parle beaucoup ; on fonctionne sous prise de notes mais je trouve qu'elle diverge toujours vers des idées différentes. Ce qui fait que je suis paumé et que je n'écris qu'environ 5-10 lignes en 2 heures :-° .

Bref, ma question est, puisque je sens que je ne vais pas avoir de cours en philo, qu'est ce qui nous attend au bac ? Que faut-il savoir ? Je ne vois pas tellement ce qu'il faudra réviser en fait.

Merci.
Modifié le 24/09/2010 à 21 h 41 par Arlequin
 
Hors ligne Itello # Posté le 24/09/2010 à 22 h 00
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Groupe : zAnciens
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Ne panique pas tout de suite. :D

L’épreuve de philosophie repose sur plusieurs critères assez scolaires, tu ne devrais donc pas être aussi chamboulé que cela. Il faut tout d’abord maîtriser la méthodologie. Une dissertation ou un commentaire de philosophie repose sur une méthodologie rigoureuse au lycée. Ton devoir pourra être très bon, si tu ne respectes pas les exigences méthodologiques, ta note restera au ras des pâquerettes. Ton professeur te parlera certainement de la voie à suivre, ton livre en parle vraisemblablement et tu peux même trouver quelques cours pas trop mal foutus à ce propos sur la Toile.

Tu en es au début de ton parcours philosophique. On essayera donc de te faire découvrir un panel d’auteurs relativement étendu. On jugera donc durant l’épreuve ta capacité à ressortir les auteurs que tu as appris durant tes cours de façon pertinente pour répondre à la problématique que tu auras définie. Petit conseil : étudie également de ton côté. Ton professeur appréciera certainement que tu montres dans tes devoirs des connaissances qui n’ont pas été étudiées durant l’année, et ce ne sera que des connaissances gagnées qui pourront t’être utiles durant le baccalauréat. On s’intéresse également, de façon plus anecdotique, à « l’apport culturel et artistique ». C’est un point à ne pas omettre, car il peut t’apporter quelques demi-points précieux.

Et finalement, il faudra proposer un raisonnement cohérent et intelligent. Il ne faut donc pas rester sur un raisonnement de façade et aller plus loin que ce qui est visible du premier coup d’œil. Pour ne pas réaliser de devoirs hors sujet ou — et c’est là qu’est le principal risque — incomplets, il faudra maîtriser les concepts étudiés durant l’année. Pour cela, tu as le cours de ton prof, mais également des mini-cours proposés dans le commerce. N’oublie pas que ces cours ne sont rien d’autres que des synthèses et qu’écouter le cours du professeur reste indispensable même si son cours semble en tout point décousu. Essaye de comprendre le fil directeur sur lequel il se base. Petit conseil : note toutes les définitions qui te sont proposées durant le cours sur un petit bloc-notes. Cela risque de t’être diablement utile pour tes dissertations.

Et je finis donc là où j’avais commencé : ne panique pas. Tu as toute l’année pour cerner les exigences de l’épreuve de philosophie.

« Un auteur est peu propre à corriger les feuilles de ses propres ouvrages : il lit toujours comme il a écrit et non comme il est imprimé. » (Voltaire)
 
Hors ligne Belisarius # Posté le 24/09/2010 à 22 h 38
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Comme Itello, je te conseille vivement de réviser de ton côté, de lire des ouvrages de vulgarisation et quelques œuvres. Y compris des auteurs non présents dans le programme, le professeur pourra ainsi voir que tu t'intéresses à la philo, c'est toujours positif. En ce qui concerne les œuvres, comme tu es en Terminale et donc que tu n'as pas que de la philo, ne t'embarques pas non plus dans des pavés de 500 pages ; il y a des oeuvres courtes (moins de 200 pages) et d'une grande richesse. ;)
Modifié le 24/09/2010 à 22 h 41 par Belisarius
 
Hors ligne Arlequin # Posté le 25/09/2010 à 09 h 25
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Groupe : Équipe SdZ
Merci à vous, c'est rassurant :) .
 
Hors ligne Tûtie # Posté le 26/09/2010 à 22 h 09
Pouêt
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Personnellement j'ai un assez mauvais souvenir de la philo en terminale, avec un prof qui nous a parlé seulement de l'allégorie de la caverne pendant 6 mois et d'un autre texte bizarre après.

Moralité : j'ai investi au bout de 2 mois dans un bouquin commercial pour diversifier le contenu.

Au bac, j'ai appliqué la méthode bête consistant à faire un plan dans le brouillard (parce que je n'ai jamais rien compris au fond qu'on essayait de nous faire comprendre), mais à structurer très strictement toute idée en "exposé + argumenté + citation" (avec donc deux textes), et j'ai eu la moyenne. Tout juste, mais j'en attendais tellement moins. :)

Donc si tu arrives à faire un texte structuré et agréable à lire, ça te fera au moins la moitié des points. :D

« Allons manger Mamie ! » ou « Allons manger, Mamie ! » ? La ponctuation sauve des vies.
« Chaton à manger » ou « Chaton a mangé » ? La conjugaison aussi sauve des vies.
 
Hors ligne Cyberpen # Posté le 26/09/2010 à 22 h 53
Les fautes ? C'est démodé.
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Je pense que travailler la philo en achetant un livre en parallèle des cours qui te sont dispensés est une bonne idée. :)

Je suis très loin d'être un exemple à suivre en la matière. En terminale S, je n'ai pris à l'écrit qu'environ une dizaine de cours de philosophie en début d'année (et je suis large). Le reste du temps, je me contentais d'écouter de la musique, d'écrire des bouts d'histoire, de jouer au petit bac etc.
Pour les DS, je me contentais de lire la veille au soir des cours gratuits sur un site internet : reussite-bac.com (si j'ai bonne mémoire).

J'ai eu la moyenne durant toute l'année (j'avais même un bon classement), mais j'avoue que mon professeur était une quiche donnait facilement des points.

Pour le baccalauréat, j'avais révisé un peu sur le livre de l'année. Pour le reste, j'avais classé mes citations par thème d'étude, et je m'étais contenté de les apprendre par cœur. Cela dit, entre nous, je pense qu'on peut caser quasiment n'importe quelle citation dans n'importe quel thème en brodant un peu. Nous avions un sujet qui portait sur l'indulgence du correcteur, quelque chose dans ce thon ton-là. J'ai décidé de jouer quitte ou double en faisant un parallèle avec le professeur (correcteur) qui allait justement corriger ma copie.

Au final, j'ai eu 15/20, mais beaucoup de chance ! :p Exemple à ne PAS suivre. :-°
Modifié le 26/09/2010 à 22 h 54 par Cyberpen

Image utilisateur "Les cris les plus puissants sont souvent inaudibles".
Cyberpen.
 
Hors ligne souls killer # Posté le 27/09/2010 à 09 h 44
J'en parlerai à mon lama
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Le problème de la philosophie pré-bac, c'est surtout sa réputation. Tout le monde dit que c'est une matière sujette à la subjectivité des correcteurs, etc. C'est vrai, dans la mesure où c'est une matière littéraire, mais ça n'est pas plus vrai que pour le bac de français.

En dissertation comme en étude de texte, ce qui compte, c'est le plan. Il est donc indispensable d'avoir des connaissances suffisamment solides pour ce qui est de la méthode. Mais sache que, bien souvent, le plan se trouve facilement si ta problématique est bien posée. En effet, une bonne problématique littéraire soulève normalement deux ou trois points clés, chacun d'entre eux apportant un élément de réponse. Chacun de ces points peut constituer une partie. Mais là encore, il est souvent inutile de penser formellement à faire une partie par élément important : l'ordre est naturel. À titre personnel, pour mes dissertations de philo, j'ai toujours repris dans mon devoir le même ordre que celui dans lequel mes idées me parvenaient. Et ça marche plutôt bien, étant donné que les idées s'enchaînent et les éléments de réponses apportés posent de nouvelles questions.

Pour réviser, il n'y a pas de secret : il faut lire. Lire des œuvres philosophiques, leurs interprétations. La difficulté réside dans le choix des ouvrages, car il faut qu'ils entrent dans le cadre des sujets traités par le programme. Et ce, non pas pour connaître les auteurs, mais pour avoir un bagage philosophique suffisamment large afin de pouvoir proposer des arguments pertinents. Pour commencer, tu peux essayer de lire des extraits de Kant sur la philosophie politique (ils sont nombreux sur Internet et ils valent tous le coup ;) ) et quelques passages du Contrat social de Rousseau. C'est l'occasion de construire les bases nécessaire au deuxième point clé du programme : la conscience. Pour ce sujet, il n'y a rien de mieux que Descartes : c'est lui qui a construit la fameuse thèse que plus personne ne conteste : « Je pense, je suis. ». Il faut donc lire des extraits du Discours de la méthode (uniquement des extraits, car c'est très compliqué à lire de bout en bout) pour bien saisir les fondements de cette théorie. Enfin, il y a toute une partie sur les sciences ; mais je ne peux rien de proposer à ce sujet, car je ne m'y suis pas intéressé outre mesure.
Modifié le 27/09/2010 à 09 h 46 par souls killer

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 
Hors ligne Belisarius # Posté le 27/09/2010 à 11 h 33
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S'il y a des oeuvres courtes que je devrais conseiller ce serait :
Chez les auteurs au programme :
  • Platon. Le Banquet (discours sur l'amour, la beauté et le désir) et Le Ménon (la vertu, théorie de la réminiscence).
  • Descartes. Discours de la méthode.
  • Rousseau. Discours sur les origines et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (aborde toutes sortes de sujets : le contrat social, l'état de nature, le langage, la technique, la propriété, etc.).
  • Nietzsche. Crépuscule des idoles (oeuvre que j'ai trouvé extrêmement riche, peut-être une des oeuvres vraiment à lire en Terminale).
  • Bergson. L'énergie spirituelle (les trois premiers chapitres uniquement : la vie, la conscience, le cerveau et la pensée).


D'autres oeuvres intéressantes hors programmes mais qui peuvent servir en dissertation :
  • Le Tchouang-tseu (oeuvre taoïste extrêmement riche abordant toutes sortes de problèmes, en particulier les problèmes touchant à la société et la morale).
  • Joseph de Maistre. Contre Rousseau (de l'état de nature). Oeuvre qui a pour but de réfuter point par point le discours sur l'origine des inégalités de Rousseau. Très amusant et très riche tout en étant très court (60 à 70 pages seulement).
  • André Comte-Sponville. Le bonheur désespérément. A mi-chemin entre l'essai et la vulgarisation (c'est une retranscription d'une conférence). Vocabulaire très simple, aucune difficulté de compréhension. Très utile pour les sujets tournant autour de la notion de bonheur ou du désir.
  • Pierre Teilhard de Chardin. Le phénomène humain. Une œuvre d'un jésuite et homme de sciences visant à réconcilier science et religion. Peut servir pour les thèmes tournant autour de la raison et de la foi, la science, le vivant, le cerveau et la pensée et le sens de l'histoire. A ne lire cependant que si l'on est vraiment intéressé par la spiritualité, la métaphysique et que l'on a rien contre le catholicisme.


Important : il vaut mieux lire ces oeuvres en prenant des notes sur un papier (pour ma part je notais les pages intéressantes comportant des arguments et des citations dont je pourrais me servir) pour éviter de parcourir tout le livre un ou deux mois plus tard pour retrouver tel ou tel passage.
Modifié le 27/09/2010 à 11 h 43 par Belisarius
 
Hors ligne Arlequin # Posté le 27/09/2010 à 19 h 03
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Wow, merci pour vos témoignages :) .
Je vais commencer par Nietzsche, sa tête me plaît.
 
Hors ligne Fihld # Posté le 27/09/2010 à 19 h 20
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Le rapport avec la conversation n’est que très léger, mais à propos du cogito, je me suis toujours demandé comment on pouvait tirer la conclusion de notre étant en présupposant le je, qui implique nécessairement l’existence. En gros, j’ai la désagréable impression qu’on utilise ce qu’on veut démontrer pour le démontrer. Bien sûr, je me trompe, mais où ?

« Le vice est aussi nécessaire dans un État florissant que la faim est nécessaire pour nous obliger à manger. Il est impossible que la vertu seule rende jamais une Nation célèbre et glorieuse. » — Bernard Mandeville.
 
Hors ligne souls killer # Posté le 27/09/2010 à 20 h 29
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Groupe : zAnciens
On ne présuppose pas le je, justement. Au contraire : un être théorique pourrait très bien ne pas avoir de corps, ne pouvoir montrer sa présence que par sa pensée. Même dans ce cas, il existe (au sens philosophique du terme). De même, un être pourvu de corps, mais incapable de penser par lui-même n'est pas.

En fait, le je pense est l'axiome de la démonstration.

Le je, lui, résulte de la capacité à penser, et non de la capacité à savoir que l'on existe. Il est la conclusion de la démonstration, il n'apparaît pas à son début. Penser, c'est savoir que l'on pense ; et savoir que l'on pense, c'est être conscient ; être conscient, c'est avoir la preuve incontestable que l'on existe, donc que l'on est. Mais il se peut que mes explications soient un peu confuses, j'ai toujours eu du mal à expliciter les thèses de Descartes (sans doute parce que la lecture de ses œuvres se suffit à elle-même tant sa pensée est pleine de bon sens…).

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 

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