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Le signe [...]

Il est utile, notamment pour : « Ok, --> [...] »

Résolu Le problème de ce sujet a été résolu.

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Hors ligne Nateags # Posté le 04/09/2010 à 17 h 50
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Bonjour !
Étant en état d'écriture intensive d'un tutoriel (bien que ma connexion m'en empêche en ce moment), je me suis posé une question : quand doit-on utiliser le signe « [...] ».

Je me suis dit, dans un premier temps, qu'il fallait le mettre au début et à la fin d'une citation, si celle-là est tirée d'un texte (roman, article...).
Mais par la suite, j'ai constaté que quasiment toutes les phrases que l'on citait provenaient d'un ensemble (rares sont les personnes qui se lèvent le matin en disant « Celui qui mange la pomme, récoltera les pépins ! »).

Je vous demande donc de m'éclairer sur ce point, si vous avez une lanterne sous la main.

Merci à vous,
Moi (ou encore Nateags)

PS : Dans un souci de désintoxication, j'ai décidé de plus mettre de smiley lorsque je crée un sujet.
Modifié le 04/09/2010 à 17 h 52 par Nateags
 
Hors ligne Cyberpen # Posté le 04/09/2010 à 18 h 15
Les fautes ? C'est démodé.
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Le signe […] est utilisé pour remplacer une partie de texte tronquée. Si ta citation comporte d'ordinaire pas mal de texte avant, comme après la phrase en question, alors j'imagine que tu peux effectivement l'ajouter au début et à la fin. Cela dit, je me demande si c'est vraiment utile.

Pourquoi ne pas mettre directement la citation sans rien ?

Image utilisateur "Les cris les plus puissants sont souvent inaudibles".
Cyberpen.
 
Hors ligne Nateags # Posté le 04/09/2010 à 18 h 19
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C'est justement ce que je me demandais : le signe est-il obligatoire ?
 
Hors ligne Sergeswi # Posté le 04/09/2010 à 19 h 07
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Il n’est utile lorsqu’il y a lieu d’indiquer que l’on a enlevé un morceau, pour préciser que les propos sont tronqués. Il n’est nécessaire que dans ce cas, lorsque la pensée qui est retranscrite n’est pas conforme à la version originale. Prenons un exemple :

Citation : Quelqu’un
Il faut se lever de bonne heure, sinon on se couche tard. Cependant, il faut dormir, quel que soit le moment.


Si je veux exprimer un point de vue en me basant sur cette citation :

Citation : Débat
Je pense qu’il faut éviter d’aller dans un pays étranger si l’on ne supporte pas le décalage horaire, car, comme l’a dit Quelqu’un :

Citation : Quelqu’un
Il faut se lever de bonne heure, sinon on se couche tard. [...]


C’est pourquoi tu as tort, le débat est fini.


Ce n’est qu’un exemple. ^_^
 
Hors ligne Nateags # Posté le 04/09/2010 à 20 h 38
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Ok, oui je vois mieux...
Merci :D
 
Hors ligne souls killer # Posté le 05/09/2010 à 01 h 47
J'en parlerai à mon lama
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Je me permets d'ajouter que, si tu utilises ce symbole, la partie de texte que tu as tronquée est considérée comme exclue de la citation : impossible d'exploiter le texte tronqué dans un argument ou pour un exemple, il est détaché du raisonnement.

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 
Hors ligne ptipilou # Posté le 11/09/2010 à 22 h 56
Sus à la faute !
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Autre précision, s'il en faut : le fait de tronquer le reste l'occulte de la phrase sur laquelle tu veux faire une emphase, montrer ce qui est important (ce qui reste) de ce qui ne l'est pas (représenté par le signe [...]).

À tous : quelle différence entre (...) et [...] pour que prochainement, je m'endorme moins bête ? ^^

Cauchemar orthographique (qui a dit sadique ?)
 
Hors ligne micky # Posté le 12/09/2010 à 14 h 42
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Je crois, sans référence sous la main, que « (…) » est plutôt utilisé pour supprimer une partie d’une phrase, alors que « […] » sert surtout pour omettre un bout de paragraphe.
Il faudrait vérifier…
Modifié le 12/09/2010 à 14 h 42 par micky
 
Hors ligne ptipilou # Posté le 12/09/2010 à 17 h 56
Sus à la faute !
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Ah ! Alors on le mettrait donc seul sur une ligne, pour supprimer un paragraphe pour poursuivre par le paragraphe suivant...

Je n'ai jamais vu quoi que ce soit sur le sujet. Là encore, on pourrait s'en servir comme l'un des points d'un billet qu'on consacrerait à la typo. ;)

Cauchemar orthographique (qui a dit sadique ?)
 
Hors ligne micky # Posté le 12/09/2010 à 18 h 58
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Citation : ptipilou
Alors on le mettrait donc seul sur une ligne, pour supprimer un paragraphe pour poursuivre par le paragraphe suivant...

Oui et non… Je n’en suis pas du tout sûr, il faudrait vérifier soit dans un bouquin, soit sur Internet mais je n’en ai pas le temps pour le moment ; mais ça pourrait être un peu comme ceci, d’après moi :

Citation : texte de base
Tu as vu, mon cher Mirza, comment les Troglodytes périrent par leur méchanceté même, et furent les victimes de leurs propres injustices. De tant de familles, il n'en resta que deux qui échappèrent aux malheurs de la nation. Il y avait dans ce pays deux hommes bien singuliers : ils avaient de l'humanité ; ils connaissaient la justice; ils aimaient la vertu ; autant liés par la droiture de leur cœur que par la corruption de celui des autres, ils voyaient la désolation générale, et ne la ressentaient que par la pitié : c'était le motif d'une union nouvelle. Ils travaillaient avec une sollicitude commune pour l'intérêt commun; ils n'avaient de différends que ceux qu'une douce et tendre amitié faisait naître; et dans l'endroit du pays le plus écarté, séparés de leurs compatriotes indignes de leur présence, ils menaient une vie heureuse et tranquille : la terre semblait produire d'elle-même, cultivée par ces vertueuses mains.

Ils aimaient leurs femmes, et ils en étaient tendrement chéris. Toute leur attention était d'élever leurs enfants à la vertu. Ils leur représentaient sans cesse les malheurs de leurs compatriotes, et leur mettaient devant les yeux cet exemple si touchant; ils leur faisaient surtout sentir que l'intérêt des particuliers se trouve toujours dans l'intérêt commun ; que vouloir s'en séparer, c'est vouloir se perdre ; que la vertu n'est point une chose qui doive nous coûter ; qu'il ne faut point la regarder comme un exercice pénible ; et que la justice pour autrui est une charité pour nous.

Ils eurent bientôt la consolation des pères vertueux, qui est d'avoir des enfants qui leur ressemblent. Le jeune peuple qui s'éleva sous leurs yeux s'accrut par d'heureux mariages: le nombre augmenta, l'union fut toujours la même; et la vertu, bien loin de s'affaiblir dans la multitude, fut fortifiée, au contraire, par un plus grand nombre d'exemples.

Qui pourrait représenter ici le bonheur de ces Troglodytes ? Un peuple si juste devait être chéri des dieux. Dès qu'il ouvrit les yeux pour les connaître, il apprit à les craindre ; et la religion vint adoucir dans les mœurs ce que la nature y avait laissé de trop rude.

Ils instituèrent des fêtes en l'honneur des dieux. Les jeunes filles, ornées de fleurs, et les jeunes garçons, les célébraient par leurs danses, et par les accords d'une musique champêtre ; on faisait ensuite des festins, où la joie ne régnait pas moins que la frugalité. C'était dans ces assemblées que parlait la nature naïve, c'est là qu'on apprenait à donner le cœur et à le recevoir ; c'est là que la pudeur virginale faisait en rougissant un aveu surpris, mais bientôt confirmé par le consentement des pères ; et c'est là que les tendres mères se plaisaient à prévoir par avance une union douce et fidèle.

On allait au temple pour demander les faveurs des dieux : ce n'était pas les richesses et une onéreuse abondance ; de pareils souhaits étaient indignes des heureux Troglodytes ; ils ne savaient les désirer que pour leurs compatriotes. Ils n'étaient au pied des autels que pour demander la santé de leurs pères, l'union de leurs frères, la tendresse de leurs femmes, l'amour et l'obéissance de leurs enfants. Les filles y venaient apporter le tendre sacrifice de leur coeur, et ne leur demandaient d'autre grâce que celle de pouvoir rendre un Troglodyte heureux.

Citation : repris par micky
Tu as vu, mon cher Mirza, comment les Troglodytes périrent par leur méchanceté même, et furent les victimes de leurs propres injustices. De tant de familles, il n'en resta que deux qui échappèrent aux malheurs de la nation. […]

Ils aimaient leurs femmes, et ils en étaient tendrement chéris. Toute leur attention était d'élever leurs enfants à la vertu. Ils leur représentaient sans cesse les malheurs de leurs compatriotes, et leur mettaient devant les yeux cet exemple si touchant; ils leur faisaient surtout sentir que l'intérêt des particuliers se trouve toujours dans l'intérêt commun ; que vouloir s'en séparer, c'est vouloir se perdre (…) et que la justice pour autrui est une charité pour nous.

Ils eurent bientôt la consolation des pères vertueux, qui est d'avoir des enfants qui leur ressemblent. Le jeune peuple qui s'éleva sous leurs yeux s'accrut par d'heureux mariages: le nombre augmenta, l'union fut toujours la même; et la vertu, bien loin de s'affaiblir dans la multitude, fut fortifiée, au contraire, par un plus grand nombre d'exemples.

Qui pourrait représenter ici le bonheur de ces Troglodytes ? (…) Dès qu'il ouvrit les yeux pour les connaître, il apprit à les craindre ; et la religion vint adoucir dans les mœurs ce que la nature y avait laissé de trop rude.

[…] [Ou à la fin du paragraphe précédent ?]

On allait au temple pour demander les faveurs des dieux : ce n'était pas les richesses et une onéreuse abondance ; de pareils souhaits étaient indignes des heureux Troglodytes ; ils ne savaient les désirer que pour leurs compatriotes. Ils n'étaient au pied des autels que pour demander la santé de leurs pères, l'union de leurs frères, la tendresse de leurs femmes, l'amour et l'obéissance de leurs enfants. Les filles y venaient apporter le tendre sacrifice de leur cœur, et ne leur demandaient d'autre grâce que celle de pouvoir rendre un Troglodyte heureux.

Bref, c’est sûrement inexact, si ce n’est pas totalement faux. Je suis moi aussi curieux de connaître la différence détaillée entre ces deux signes de coupure. :)
 
Hors ligne Nateags # Posté le 15/09/2010 à 18 h 51
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Note : Excusez-moi pour le retard mais je n'avais pas vu qu'il y avait de nouvelles réponses... Oui je sais, j'ai honte :p

On rencontre beaucoup moins le « (...) » mais il serait beaucoup plus adapté à certains endroits, alors... Intéressant ! J'essaierai d'y penser lorsque je reprendrai la rédaction du mon tutoriel.

Merci à tous pour vos remarques !
 
Hors ligne Me Capello # Posté le 20/09/2010 à 17 h 50
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Citation : ptipilou
À tous : quelle différence entre (...) et [...] pour que prochainement, je m'endorme moins bête ? ^^

Il n'y a en fait aucune différence de sens ; uniquement une différence d'usage. En fait, la plupart des éditeurs emploient les crochets, mais certains leur préfèrent les parenthèses. Quoi qu'il en soit, je ne connais aucun éditeur qui emploierait concurremment les deux en fonction du type de texte supprimé…
 

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