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À chaque film… une critique !

Parlez des films que vous voyez ici !

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Hors ligne Cyberpen # Posté le 26/08/2010 à 11 h 54
Les fautes ? C'est démodé.
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Bonjour à tous et à toutes !

J'ouvre un petit sujet pour que chacun puisse parler des derniers films regardés. Vous allez au cinéma, vous regardez un DVD, vous visionnez un film en streaming, et puis hop ! direction ce sujet pour nous en parler ! :) Ce sujet comportera donc un certain nombre de critiques sur autant de films que possible. ;)

Je me lance. Il se trouve que l'autre soir je me suis couché à 4h. Allez savoir pourquoi, entre la fatigue, la climatisation dans ma chambre, et le film d'horreur, j'ai eu suffisamment de frissons pour m'attraper une angine. Enfin bref.

Le film que je vous propose aujourd'hui : Haute Tension.
Un film d'Alexandre Kaja.
Avec Cécile de France et Maïwenn.Image utilisateur


Malgré le bide qu'il a fait à sa sortie en France, ce film d'horreur français vaut largement de grosses productions américaines, malgré son budget restreint (2,2 millions d'euros). Il a beau ne pas payer de mine, il se révèle diablement efficace ! Alexandre Kaja, jeune réalisateur de 32 ans (qui à l'époque du film en avait 25) a su à la fois créer un film profondément ancré dans les classiques du genre, tout en ajoutant une touche jeune et originale au film. Pour ma part, je le considère comme un bon film d'horreur. Il existe deux types de films d'horreur :
  • les films d'horreur gores (comme Saw, Hostel, etc.) ;
  • les films d'horreur d'ambiance (comme Darkness, The Ring, etc.).


Alexandre Kaja a su allier les deux genres pour créer "Haute Tension", en faisant apparaître une multitude de clin d'œils aux grands classiques de l'horreur, mais en innovant d'autre part.


Résumé du film (pour ceux qui veulent le voir)


Haute Tension met en scène deux très bonnes amies, Marie et Alex. Les deux femmes partent s'isoler à la campagne chez les parents d'Alex pour pouvoir réviser en paix. Mais dans la nuit, un tueur réussit à pénétrer dans la maison… Il connaît à la fois ses victimes, mais aussi les lieux… et va transformer le séjour idyllique en véritable cauchemar.


Bande annonce du film


Attention, je me permets de rappeler que ce film est interdit aux moins de 16 ans.
Voir la bande annonce sur Allocine


Résumé du film (pour ceux qui ne veulent pas le voir)


Secret (cliquez pour afficher)
Le tueur tue successivement les membres de la famille d'Alex. Il tue le père le décapitant, il tue le chien, il tue la mère en lui tranchant la gorge, il abat le fils à bout portant dans le champ de maïs devant la maison, et kidnappe Alex ligotée dans son camion. Marie réussit à passer inaperçue, et se faufile dans le camion avec Alex pour la sauver.

Le camion s'arrête dans une station service. Le tueur fait le plein d'essence. Marie court dans la station ouverte pour demander au guichetier d'appeler la police, sans succès. Le tueur plante sa hache dans la poitrine du guichetier. Marie appelle ensuite la police, une fois le tueur parti. Mais elle ne sait pas où elle est pour l'expliquer aux policiers.

Entre temps le tueur est reparti avec Alex dans le camion. Marie vole alors une voiture pour le poursuivre. Une course poursuite démarre, le tueur parvient à passer derrière Alex, puis finit par éjecter la voiture de la route, près de serres. Alex réussit à s'extirper de la voiture, puis se bat avec le tueur et finit par l'asphyxier à l'aide d'un morceau de plastique dans la serre. Elle revient au camion, puis délivre son amie Alex.

Celle-ci est en état de choc. Marie lui dit que tout est terminé, et que tout va bien, mais Alex ne l'entend pas de cette oreille. Elle accuse Marie d'avoir tué sa famille et la défend de l'approcher, et s'enfuit. Puis Marie prend une scie tronçonneuse et poursuit Alex. On se rend compte que c'est elle le tueur depuis le début. Elle assassine un conducteur de voiture, puis arrive à coincer Alex. On se rend alors compte que Marie est amoureuse d'elle depuis le début, et que c'est son côté refoulé inconscient qui a créé le tueur de toutes pièces. Marie finit en asile psychiatrique à la fin du film. On réalise que dans la scène d'ouverture, elle y était déjà.



Explications du film


Secret (cliquez pour afficher)
J'avoue avoir eu du mal à comprendre comment Alex pouvait être à plusieurs endroits à la fois durant le film en étant "Marie" et le tueur. Il n'en est en fait rien du tout. Tout le film est basé sur la lutte interne de Marie, qui combat contre son côté noir (le tueur). Tout commence de nuit, lorsque Marie sort dans le jardin prendre l'air et s'assoit sur une balançoire. Tandis qu'elle se balance, elle franchit inlassablement un rayon de lumière. Son visage est tantôt éclairé tantôt dans l'obscurité, ce petit jeu de lumière est un prélude à l'apparition du tueur. De son siège, elle voit Alex nue, en train de se doucher à l'étage à travers une fenêtre. C'est à partir de cet instant que le tueur va naître, de la sexualité refoulée de Marie, que l'on entrevoyait déjà avec sa coupe de cheveux. Marie monte se coucher à l'étage, et se procure un peu de plaisir en pensant à Alex. Ce moment coïncide exactement avec l'arrivée du tueur, qui n'est autre qu'Alex depuis le début.

Alex tue le père et le chien pour commencer. Nouveauté : le chien meurt, changement vis-à-vis des classiques. Puis elle égorge la mère, et tue le fils (encore une nouveauté pour les enfants). Alex, quant à elle, est ligotée dans sa chambre. Lorsque Marie la "trouve" bâillonée, Alex a l'air plus terrifiée qu'autre chose. C'est parce que Marie l'a bâillonnée au départ. Quand ensuite Marie l'emmène dans le camion et qu'elles partent, Marie ne quitte jamais le siège du conducteur (le tueur). Les moments où elle est soit disant cachée à l'arrière avec Alex pendant que le tueur conduit ne sont que dans sa tête. Pour preuve, si l'on regarde attentivement le comportement d'Alex, elle fait mine de ne pas voir son amie Marie. Elle ne l'écoute pas quand elle lui parle. Marie n'a en fait jamais été à l'arrière. De même que la poursuite en voiture (clin d'œil aux classiques encore) n'est qu'une représentation de la bataille que se livrent les deux personnalités d'Alex. Il s'agit d'un dédoublement de personnalité. Quand le camion se rapproche de la voiture que "Marie" conduit, le côté noir l'emporte, et dès qu'elle parvient à prendre un peu de distance, c'est la gentille Marie qui refait surface. Il en est de même pour le combat physique entre le tueur et Marie dans la serre.

Au final, on parvient à comprendre pourquoi Marie répète sans arrêt au début du film "je ne laisserai personne se mettre entre nous" (sous-entendu : pas même ta famille).


J'ai beaucoup apprécié le jeu de Cécile de France. Elle a su se départir de son rôle à la perfection. Tout au long du film, on suit le parcours de la "gentille Marie" (point de vue interne et externe alternés) sans jamais se douter de qui elle est vraiment. Chapeau !
Modifié le 26/08/2010 à 12 h 30 par Cyberpen

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Hors ligne Ziame # Posté le 26/08/2010 à 15 h 03
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Bonjour,

Les derniers jours du monde — Affiche du film
Affiche du film
Sujet intéressant. Je vais poursuivre avec une critique du film que j'ai vu hier soir sur Canal+ décalé. À savoir Les derniers jours du monde, film d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu, avec Catherine Frot et Mathieu Amalric.

Pour le contexte, je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de ce film avant de le regarder. C'est en fait la critique très enthousiaste de Télérama qui m'a motivé en cela.

Résumé de l'histoire



La Terre est en proie à un virus dévastateur décimant la population, particulièrement dans la ville de Biarritz où débute l'histoire. Robinson Laborde, interprété par Mathieu Amalric, est l'un des habitants de celle ville en perdition. Entre présent et souvenirs, celui-ci peine à retrouver son équilibre et demeure obnubilé par son ancienne maîtresse, jeune femme androgyne assez fruste ayant disparu un beau jour sans prévenir, alors que le monde l'entourant est en passe de s'écrouler. Dans l'espoir de la retrouver, et de se retrouver, il décide alors de partir pour un périple qui l'emmènera en Espagne puis de nouveau en France. Confronté en permanence à l'omniprésence du virus faisant vivre ses dernière heures à la Terre, celui-ci est amené à traverser différentes villes dans lesquelles la façon de vivre ces derniers jours diffère de beaucoup (entre folie meurtrière et fêtes religieuses). Tout du long de son parcours, celui-ci retrouvera des femmes qu'il a connues plus tôt dans sa vie et dans les bras desquelles il tentera d'oublier sa déréliction.

Critique



Si j'ai fini ce résumé par le mot « dérélicition », c'est aussi parce que c'est le sentiment que l'on ressent en regardant ce film, long de 130 minutes. Il s'agit de l'un de ces films où l'apparence intellectuelle et novatrice du scénario se manifeste essentiellement par des longueurs, une absence d'action et des longs arrêts sur la détresse psychologique du personnage en quête de lui-même. Le scénario en lui-même semble avoir été écrit sur ces longueurs et avoir pour but principal de montrer les errements du personnage, se noyant dans ses souvenirs et doutes métaphysiques. En effet, en l'appréhendant de manière plus globale avec un minimum de recul, le nombre impressionnant d'absurdités ou d'impossibilités qu'il contient le rend totalement improbable.

Il s'agit de l'un des ouvrages de cette nouvelle génération (que l'on rencontre d'ailleurs essentiellement dans les mises en scène théâtrales actuelles davantage qu'au cinéma), où un enrobage pseudo-intellectuel permet de justifier la nudité des acteurs ainsi que leur comportement obscène à presque tous les moments du film. Sans ses longueurs et l'absence de scénario lui donnant une apparence de film élitiste hermétique au grand public, nul doute que celui-ci aurait pu être catalogué, sinon dans les films érotiques, au moins dans les films vulgaires. Cela dit, cet enrobage d'élitisme bon marché suffit apparemment à justifier la vulgarité ainsi que la violence contenues dans la quasi-totalité des scènes.

Public concerné



Ce film semblerait être en fait destiné à un public en quête d'images salaces mais ayant néanmoins besoin d'un enrobage pseudo-culturel permettant de justifier la vision de telles scènes… ou alors à ceux, piégés par une critique très positive, s'imaginant qu'il s'agit là d'un vrai film psychologique. En tout cas, ces derniers risquent d'être déçus. Pour reprendre un trait d'humour des Inconnus, si ce film veut se donner l'apparence de contenir beaucoup de non-dits, il est peu étonnant que beaucoup soient allés le « non-voir » !

Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! ;)
 
Hors ligne Cyberpen # Posté le 26/08/2010 à 15 h 08
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Très belle critique Ziame ! ;)
On serait sur Fessebouc, j'aurais cliqué "j'aime" ! Mouahahaha ! :p
Modifié le 26/08/2010 à 15 h 09 par Cyberpen

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Hors ligne souls killer # Posté le 27/08/2010 à 14 h 52
J'en parlerai à mon lama
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Ce sujet tombe à pique, je suis justement allé au cinéma hier soir. :D J'ai vu Inception, de Christopher Nolan, et dont deux des personnages principaux sont joués par Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard (l'actrice qui a joué dans La môme).

Je suis allé voir ce film sans en voir la bande-annonce, mais parce que tous les critiques, presse comme spectateurs, ont recommandé ce film. Qui plus est, ma mère voulait absolument le voir, donc je l'ai accompagnée. :-° En un mot, ce film est absolument sublime.

Résumé



Le résumé que je propose ne respecte pas entièrement l'ordre chronologique de l'histoire. Ceci dit, je n'entre pas trop dans les détails, et je ne raconte que le début et l'idée développée par le film.


Un homme a, grâce à une machine, la capacité de s'introduire dans les rêves de personnes endormies. Éloigné de ses enfants, et veuf car sa femme est décédée, il cherche par tous les moyens à retourner auprès de son fils et de sa fille. Pour ce faire, il conclut un marché avec un homme d'affaires : il doit s'introduire dans les rêves d'un autre homme pour faire naître en lui une idée (je ne vous dis pas laquelle) : c'est l'inception. S'il y parvient, l'homme d'affaires en question s'engage à le ramener auprès de ses enfants. Pourtant, comment peut-on faire naître chez un homme une idée qui lui est étrangère ? Il est nécessaire que cette idée vienne de lui, et uniquement de lui — sans quoi, elle ne pourra pas germer. Les personnages s'engouffrent donc au fin fond du subconscient de leur sujet et essaient de le manipuler pour réussir à faire germer en lui cette fameuse idée.

Pour mener à bien sa mission, le personnage principal réunit une équipe pour s'infiltrer dans les rêves de l'homme en question pour pratiquer l'inception. Il met en place, avec son équipe, un scénario complexe dans lequel les rêves s'emboitent : le sujet rêve qu'il rêve, et ce sur plusieurs niveaux. Il est pourtant conscient de l'immense danger impliqué par cette mission, et ce d'autant plus qu'il est poursuivi par les regrets et la culpabilité causés par l'absence de sa femme qui continue de hanter ses rêves. Le spectateur suit l'évolution psychologique du personnage principal, qui semble cacher un terrible secret susceptible de mettre en péril sa mission. Après tout, rien ne permet d'affirmer que le rêve ne se terminera pas dans les Limbes…

Conseil d'ami : ne vous laissez pas surprendre par les trains…

Critique



C'est un film à voir absolument. Le scénario est très prenant, et bien qu'il s'agisse de science-fiction, l'ensemble est très cohérent. La complexité psychologique du personnage principal constitue un fil rouge très complexe et la réflexion, simplement sous-entendue tout au long du film, à propos du rêve est particulièrement envoutante. Qui plus est, le jeu des acteurs s'approche de la perfection : on ressent de façon presque physique les paradoxes auxquelles sont confrontés les personnages dans le monde réel (ou irréel ?) des rêves.

Même si c'est de la science-fiction, on se laisse vraiment prendre au jeu, et on est à deux doigts d'y croire. Le suspense est omniprésent, et on est vraiment à l'opposé du film américain classique dans lequel les méchants sont anéantis par les gentils et où la fin est connue d'avance. Qui plus est, le film est riche en scènes d'action et en effets spéciaux ; et ces scènes sont au service de l'histoire, ce qui est une qualité de plus en plus rare au cinéma.

En un mot, allez-y, vous ne le regretterez pas. C'est un film d'une grande intelligence, d'une grande complexité. On passe un excellent moment, et même une fois le film terminé, on y pense, on continue de comprendre des éléments qui nous avaient échappé.

Public concerné



Ce film est classé dans la catégorie « Tout public », et je pense qu'il y mérite sa place. Il ravira tout le monde, car il lie merveilleusement action, scénario riche et effets spéciaux. Contrairement à ce que l'on pourrait croire au premier abord, ce film n'est ni sanglant, ni gore, ni violent (enfin, à quelques coups de mitraillette près). Il ne fait pas non plus peur, mais il vous mènera à réfléchir.

Malgré tout, je ne suis pas certain qu'il plaira à un public jeune, qui risque de ne pas comprendre l'histoire.

Pour conclure, Inception reste incontestablement un des meilleurs films que j'aie vu jusqu'à maintenant.

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 
Hors ligne Karl Yeurl # Posté le 27/08/2010 à 19 h 36
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-je-ne-lirai-pas-le-post-ci-dessus-je-refuse-de-me-faire-spoiler-avant-d’être-allé-voir-ce-film-

Pour ma part, je vais vous présenter un film que j’ai vu il y a un petit temps déjà.
Il s’agit de Låt den rätte komma in. Comme ça se prononce. :D
Vous pouvez également dire « Morse », dans sa version française.

Je l’ai regardé sur les conseils d’une connaissance férue de bons films étrangers, celui-ci nous vient de Suède.

Image utilisateur

Résumé



Oskar, un jeune garçon d’une douzaine d’années, est un garçon comme beaucoup d’autres : réservé, mais brutalisé par ses petits « camarades ».
Le soir, dans la cour chez lui, il rêve de se venger, répète des insultes et des menaces, armé d’un couteau.
C’est là qu’il rencontrera pour la première fois Eli, une jeune fille, sa nouvelle voisine. Eli est un vampire, comme Oskar ne tardera pas à le découvrir. Mais au lieu de prendre peur, ce dernier décide de se lier d’amitié avec elle…

Critique


Film tiré d’un best-seller suédois, il est très réussi. J’ai été frappé par le jeu des acteurs, si jeunes et pourtant si bons.
Les silences sont bien choisis, et si parfois le film manque un peu de rythme, l’histoire est touchante.

On sent le film qui n’a pas eu besoin de milliards de dollars pour être produit, et à mon sens ça ajoute encore au charme de l’ouvrage.
Si ce n’est pas un film à voir à tout prix, c’est un excellent moment à passer devant le petit (ou le grand) écran.

Public concerné


C’est à peu près pour tous publics. Certes, il y a des meurtres, du sang et un vampire, mais à part cela, rien de vraiment inaccessible.

Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit : Me voilà.
V. HUGO

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Hors ligne Emm@nuel # Posté le 29/08/2010 à 20 h 40
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Bon, je vous préviens tout de suite, je ne vais pas faire dans l'original. Car le film que je souhaite vous présentez n'est rien d'autre que Titanic, le film de tous les records avec ses millions d'entrées et ses 11 oscars (on n'a pas fait mieux jusqu'à aujourd'hui). Vous le connaissez sûrement, n'est-ce-pas ? Et pourtant, que d'émotions... Passionné (voire obsédé) par l'histoire de ce navire, je tremble au moment même où je vous écris, je ne peux me contenir... Moi et lui, c'est une histoire passionnel depuis ma plus tendre enfance. J'espère faire passer mes émotions à travers cette courte critique de film, et surtout de vous donner l'envie de le revoir à nouveau.

Nous assistons au voyage inaugural du paquebot fraîchement achevé. On se place du côté de deux protagonistes de deux milieux très différents qui vont par la suite entretenir une relation amoureuse passionnelle, mais très courte. On peut sentir toute la tendresse entre eux malgré les barrières sociales qui entravent néanmoins leur relation... C'est une histoire à l'eau de rose, certes, mais elle incarne je trouve une douce sensation de liberté et d'inconscience. Malheureusement, tout cela ne va pas durer. Et pour cause, le Titanic, bien que réputé insubmersible, percute un iceberg et sombre lentement dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord... De là commence une lutte acharnée pour la survie. Il n'y a pas en effet assez de canots pour l'ensemble des passagers. On est alors submergé par les actes de suicide, les cris de désespoir, la résignation, les visages remplis d'incompréhension et de douleur et aussi la violence, une violence étroitement lié au désir de survivre. C'est absurde, c'est complétement délirant. Comment peut-on rester de marbre devant un tel spectacle... N'imaginez pas que c'est un film, c'est la réalité, c'est un fait antérieur qui a anéantit ô combien d'âmes humaines. On doit pas l'oublier si on veut comprendre toute l'intensité de ces scènes. Puis on en vient à se poser cette question : Comment ne peut-on pas prévoir ce genre d'accidents ? La fierté ? L'ignorance ? On ne le sera probablement jamais... Le tout est agrémenté de musiques sublimement interprétées (par Céline Dion notamment) qui rajoute au film une dimension magique... et profondément tragique. Un chef d'œuvre, sans aucun doute, qui a bouleversé la communauté internationale et ravivé un certain intérêt autour du Titanic qui ne méritait certainement pas un destin aussi dégueulasse (désolé pour le terme). :(
Modifié le 29/08/2010 à 22 h 29 par Emm@nuel
 
Hors ligne Ziame # Posté le 29/08/2010 à 23 h 37
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Bonsoir,

Affiche du film Crime d'amour
Affiche du film
Ce soir, je vous propose une petite critique du film que je suis allé voir hier soir au cinéma, à savoir Crime d'amour d'Alain Corneau. Étant déjà allé voir Inception deux fois, j'ai souhaité changer et il n'y avait aucun film dont j'avais spécialement entendu parler ou qui m'attirait davantage qu'un autre. C'est donc après avoir longuement hésité et face à la caissière qui tenait à savoir quel film je voulais aller voir que j'ai choisi celui-ci. :D

Résumé de l'histoire



Je serai contraint de me montrer assez vague car sinon je risque de dévoiler toute l'intrigue du film et donc priver ceux qui souhaiteraient le voir de tout effet de surprise. Je vais donc me contenter de présenter la situation globale des personnages.

Christine (Kristin Scott Thomas) et Isabelle (Ludivine Sagnier) travaillent toutes les deux au siège parisien d'une entreprise multinationale, la première étant à la tête de ce siège et la seconde, plus jeune, venant juste après dans la hiérarchie et entretenant une relation très étroite avec la première. Pour Christine, Isabelle représente le dynamisme de la jeunesse, celle dont la carrière est encore devant elle et pour Isabelle, Christine est la femme d'expérience, s'étant propulsée jusqu'aux plus hautes fonctions au sein de l'entreprise, une sorte de modèle. S'ensuit une sorte de jeu de séduction entre les deux femmes, attirées chacune par l'autre mais aussi prévenue chacune contre l'autre.

Cet équilibre instable se voit rompu lorsque Christine propose à Isabelle de la remplacer pour un voyage d'affaires important au Caire, préparé entièrement par cette dernière, et récolte à son retour les fruits du travail accompli là-bas dans le but de décrocher un meilleur poste dans la filiale New-Yorkaise de l'entreprise. C'est à partir de ce moment-là que la haine qui sommeillait entre les deux femmes s'éveille et crève la mince pellicule de fascination qui les liaient toutes deux. Christine cherche à redonner un nouvel élan à sa carrière brillante qui semblait avoir atteint son sommet et Isabelle, en pleine ascension, tente de poursuivre sa montée.

Critique



Je tiens à aborder dans un premier temps le jeu des acteurs (on pourrait d'ailleurs dire des actrices étant donné que l'intégralité du film tourne autour de ces deux femmes). Si les relations pour le moins compliquées entre ces deux femmes, Christine et Isabelle, devait être particulièrement difficile à interpréter, les deux actrices (Kristin Scott Thomas et Ludivine Sagnier) s'en sortent admirablement. Le jeu de séduction entre les deux femmes d'affaires, liées par les intérêts, par une fascination mutuelle mais aussi séparées par ces mêmes intérêts et par une jalousie face à ce que l'autre possède, est extrêmement bien rendu. Si l'on peut se méprendre sur la nature de leurs relations au début de la première scène du film (séance de travail chez Christine au cours de laquelle celle-ci offre une écharpe à Isabelle) en les imaginant amicales, l'on perçoit rapidement, dès la fin de cette même scène, qu'il y a quelque chose en plus, tapi dans l'ombre et qui risque de faire surface par la suite.

En ce qui concerne l'histoire, la majeure partie consiste en un film policier (ce qui peut paraître surprenant étant donné le résumé que j'en ai fait, mais rappelez-vous que je n'ai fait qu'exposer la situation initiale). Le scénario se montre à ce niveau assez inventif et logique. On peut néanmoins regretter que certains de ses aspects se montrent aussi transparents pour le spectateur qui n'aura la plupart du temps pas de mal à deviner ce que réserve la suite du film (et donc ôte quelque peu la surprise quand les événements se déroulent effectivement).

Un autre point légèrement négatif est l'improbabilité de la réussite du plan mis en œuvre par Isabelle (je n'en dis pas plus). Celui-ci est extrêmement sophistiqué et, comme souvent avec les plans trop complexes, un détail tout simple doit venir le perturber. Ici le plan fonctionne parfaitement sans que rien ne vienne entraver sa bonne marche, ce qui est légèrement dommage et aurait pu rompre avec les prévisions que peut faire le spectateur et qui se vérifient toujours par la suite (sans compter que cela aurait ajouté un certain suspense supplémentaire à ce film policier).

Cependant, on peut quand même admirer le plan mis en œuvre par Isabelle, complexe et complet, ainsi que son exécution sans faute.

En résumé, s'il ne s'agit pas d'un film inoubliable, Crime d'amour est agréable à regarder (pour peu que l'on apprécie le style) et permet de passer un bon moment. Certains points auraient sans aucun doute pu être perfectibles, mais globalement le film s'en sort plutôt bien. :)

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Hors ligne Karl Yeurl # Posté le 09/09/2010 à 12 h 28
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L’apprenti sorcier


Résumé suspensif


Image utilisateur
740 après Jésus Christ. Merlin a trois apprentis : Véronica, Balthazar et Horvath, et ceux-ci combattent la fée Morgane, qui souhaite conquérir le monde avec une armée de morts-vivants. Horvath trahit Merlin, ce qui poussera Véronica à emprisonner Morgane dans son corps, puis à s’enfermer dans une prison dont on ne peut sortir sans aide extérieure, une poupée gigogne. En mourant, Merlin lèguera sa bague à Balthazar, en lui confiant la tâche de trouver son successeur, le « Premier Merlinien ». Balthazar parviendra également à enfermer d’autres ennemis dans la poupée russe, couche par couche, jusqu’à avoir raison d’Horvath.

New York, il y a une dizaine d’années. Dave est alors un petit garçon comme les autres. Par une série de coïncidences, il entre dans un mystérieux magasin d’antiquités, et un drôle de bonhomme lui propose de toucher un drôle de dragon qui n’avait alors jamais réagi à personne. Mais voilà que ce dragon s’enroule autour du doigt de l’enfant. Sous la surprise, le drôle de bonhomme — qui n’est autre que Balthazar — lui demande de patienter : il va lui chercher son premier grimoire. Mais Dave est maladroit, et il entrera en contact avec la poupée gigogne, et libérera Horvath. Pendant le combat qui s’ensuivra entre Balthazar et Horvath, ils renverseront une jarre qui les enfermera pendant dix ans… Dave, quant à lui, prend la poudre d’escampette et essaie d’oublier ce qu’il a vu. Mais dix ans plus tard…

Critique


Bon, c’est un Disney. En entrant dans la salle de cinéma, je me disais essentiellement que ça ferait un bon film pour ma sœur cadette. Mais c’était ça ou Day and Knight, et franchement, non merci, je préfère voir un Disney.

Du coup, j’avais pas placé la barre trop haut. Nicolas Cage dans le rôle d’un sorcier, c’est saugrenu. Dave adulte a une parfaite tête de gros geek bien à côté de ses pompes tout looser. Ça sent mauvais, c’est stéréotypé à mort. Et… oui, les stéréotypes sont omniprésents dans ce film, c’est voulu. Les acteurs jouent plutôt bien (bah y a Nicolas Cage, quoi), aussi.

Mais comme toujours dans un Disney, les méchants ont une vilaine classe. Et contre toute attente, ce film est… très drôle. Les répliques sont vraiment inattendues, pleines de sarcasme. Un exemple ? Dans une situation délicate, où le pauvre Dave est complètement perdu / éberlué par ce qu’il lui arrive, il est à deux doigts de mourir, Nicolas Cage lui sort un merveilleux « Tu dois fuir. :)  » d’une voix posée et calme. C’est très inattendu, et c’est à mourir de rire.

Franchement, je ne suis pas du genre à m’esbaudir à tout va devant un film, mais là, j’étais plié en deux une bonne partie du temps.

Et ça, c’est sans parler des références. Eh bien oui, comme nous vivons à l’époque actuelle, les personnages ont une certaine culture. Et certaines situations font automatiquement penser à d’autres films, d’autres situations déjà vues au cinéma. Disney, non content de s’en accommoder, s’amuse en faisant réagir les personnages : ils reconnaissent ces situations et sont eux-même morts de rire. Je n’en dirai pas plus, mais vous comprendrez ce que je veux dire en voyant le disciple d’Horvath réagir d’une manière très… chevaleresque. Et bien sûr, c’est sans parler d’un superbe clin d’œil fait à une autre œuvre, que ceux qui verront le film ne pourront pas manquer de reconnaître.

Bon, O.K., côté de l’histoire, on s’en fout un peu, c’est bateau, mais on n’est pas là pour ça. Les situations sont drôles, les personnages sont « cool », les chaussures aussi, et si l’histoire casse pas des briques, on ne peut pas dire qu’elle est mauvaise.

Public visé


Plus que jamais, ce Disney est pour toute la famille. Vraiment.

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Hors ligne MrKooky # Posté le 21/09/2010 à 19 h 07
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Très bonne idée ce topic ;) . Merci beaucoup pour vos films, ca me donne envie de tous les voir :D
Si j'ai le temps je vous ferai une fiche sur Batman Begins, Iron Man, Gladiator et plein d'autres :p
 
Hors ligne vincent1870 # Posté le 21/09/2010 à 22 h 19
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J'ai raté ça tiens. J'étais aussi allé voir l'Apprenti sorcier en me disant qu'un Disney ne pourrait que faire passer un moment de détente agréable, sans rien n'attendre de plus (ou de moins). Outre le fait que l'intrigue est plus que convenue et n'innove absolument pas, les dialogues sont quand même assez sympas. Bon ce que j'ai préféré était le remake de Fantasia qui, pour peu qu'on ait gardé une âme d'enfant, était superbe ! Rien que pour ça le film vaut pour le coup d'œil. C'est vraiment familial comme film, et si l'intrigue vaut ce qu'elle vaut (pas grand chose quoi :-° ), on ne se prend pas le chou, on rigole et on regarde les effets spéciaux.

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Hors ligne Poulpette # Posté le 22/09/2010 à 17 h 26
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Le principe même d’un Disney familial en même temps. C’est ce qui fait que je les aime. Pour peu que l’adaptation FR et le doublage soient bons, c’est que du bonheur. :)
Bon après il est certain qu’en regardant un film comme ça il ne faut pas partir en se disant que ça va être profond, etc., mais pour passer un moment agréable en général y a rien de tel.

Faudra que je le voie (mm… petit doute… non, c’est bon) à l’occasion.
Merci pour cette critique en tout cas. :)

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Hors ligne Ziame # Posté le 22/09/2010 à 22 h 55
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Bonsoir,

Je suis aussi allé voir ce film après avoir lu la critique de Karl. :)

Sans faire long, effectivement, les personnages sont assez caricaturaux et les allusions (à d'autres films notamment, mais aussi humoristiques) sont nombreuses. En résumé, si ce n'est pas un film inoubliable, globalement on passe quand même un bon moment de distraction. :)

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Hors ligne rat-meur # Posté le 06/10/2010 à 16 h 46
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American History X

Bon c’est pas un film tout récent, que j’ai vu voilà deux semaines. Et en tombant sur ce topic, je me suis dit que j’allais me lancer

Quelques indications :
Titre : American History X Image utilisateur

Réalisateur : Tony Kaye
Pays : Etats-Unis
Date de sortie : 1998 (USA)- 1999 (France)
Durée : 119 minutes
Interdit aux moins de 12 ans.

Résumé indicatif:
Ce film nous raconte l’antisémitisme au travers d’une famille américaine.

Résumé complet :-->à ne pas lire si vous souhaitez voir le film surtout!
Secret (cliquez pour afficher)
Derek aîné d’une famille de trois enfants rejoint un groupe d’extrême droite, suite au décès de son père, pompier tué lors d’une intervention par un dealer noir.
Un soir, guidé par sa haine, Derek tue deux noirs qui tentaient de voler sa voiture, et ce, devant son jeune frère Danny.
Jugé et condamné à trois ans de prison, Derek perd rapidement ses illusions quand il voit les membres emprisonnés de son groupe dealer avec des mexicains condamnés eux aussi.
Il décide alors de quitter le groupe, et se lie d’amitié avec un jeune noir de la prison. Il se fait rapidement violenté par ses anciens amis, du fait de sa nouvelle amitié.
Le temps passe, et à l’aide du docteur Sweeney, il facilite sa sortie de prison.
A son retour, il comprend que son jeune frère Danny a a son tour rejoint le groupe d’extrême droite. Aidé par le docteur Sweeney, il va tout faire pour faire sortir son frère de son ancien gang, et ce malgré toutes les pressions.
Mais Danny ne s’est pas fait que des amis au lycée, et il se fait tuer par un jeune qu’il avait provoquer la veille, alors qu’il avait réellement compris ce que son frère souhaitait lui dire. On peut en effet lire sur la copie qu’il devait rendre au docteur Sweeney le discours d’investiture d’Abraham Lincoln : "Nous ne sommes pas ennemis, mais amis. Nous ne devons pas être ennemis. Quoique la passion ait pu froisser, elle ne doit pas briser nos élans d'affection. Les cordes mystiques de la mémoire vibreront quand elles seront touchées à nouveau, aussi sûrement qu'elles le seront par les meilleurs anges de notre nature.".
En fouillant dans son passé, Danny avait même compris d’où leur venait ces pensées de haine : leur père tenait certains propos racistes à l’époque où il était encore en vie.


Avis :
J’ai beaucoup aimé ce film, malgré les quelques scènes de violence (notamment au début du film). Les groupes d’extrême droite ne sont pas méconnus aux Etats-Unis, et on en voit l’impact qu’ils peuvent avoir sur des familles déchirées dans le film. Ce dernier a une très belle morale, même si la fin reste triste (mais le film n’aurait pas le même impact si la fin avait été différente je pense). Il nous montre jusqu’où la haine peut nous porter et nous guider, et que finalement elle n’apporte que plus de violence, de chagrin et encore plus de haine.
Encore un plus : les deux acteurs principaux Edward Norton et Edward Furlong, sont géniaux dans ce film.
Modifié le 06/10/2010 à 22 h 00 par rat-meur

<Evil triumphs when good men do nothing>
<[...]c'est toujours ainsi que m'est apparu le chagrin, comme un temps où l'on attend, non que la souffrance s'efface, mais que l'on s'y habitue.>
 
Hors ligne Ziame # Posté le 06/10/2010 à 19 h 41
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Bonsoir,

J'ai pour ma part vu ce film il y a peu (cela fait quelques semaines) et dois avouer avoir beaucoup apprécié. Il s'agit d'un film assez violent, comportant des scènes dures et parfois assez démoralisantes, mais le scénario (ainsi que le jeu des acteurs) va au-delà de ça.

L'une des qualités de ce film est surtout qu'il dénonce et expose certains faits assez problématiques (notamment aux États-Unis même si cela pourrait se retrouver ailleurs), tels que l'impact que peuvent avoir les groupes néo-nazis sur la jeunesse, la facilité d'influencer quelqu'un de jeune qui plus est quand celui-ci se trouve dans une situation familiale précaire, l'inégalité entre blancs et noirs aux États-Unis (illustrée par la différence de peine entre Derek et l'ami noir qu'il se fait en prison comparée à leurs crimes respectifs…). Et cette exposition de faits ne s'effectue pas d'une manière moralisatrice (ce qui est souvent le cas dans le cinéma américain). Le film en lui-même n'est pas spécialement optimiste et montre bien la difficulté (pour ne pas dire l'impossibilité) de la rédemption totale ainsi que de la réparation de ses actes.

Merci de l'avoir présenté rat-meur. :)

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Hors ligne Karl Yeurl # Posté le 15/11/2010 à 12 h 44
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Les petits mouchoirs


Résumé (suspensif ?)


Une bande de potes projette de partir en vacances, comme chaque année, dans la résidence secondaire de leur ami Max située dans le sud de la France. Cependant, peu avant leur départ, Ludo (joué par Jean Dujardin) a un grave accident de scooter et se retrouve en soins intensifs. Ils décident tout de même de partir en vacances, même si Marie éprouve beaucoup de remords à laisser son ex-petit ami seul. Quelques jours avant le départ, Vincent, le meilleur ami de Max, lui avoue son amour, alors qu’il est hétérosexuel depuis toujours. Lorsque le groupe part, la tension est forte, et ne cessera d’augmenter tout au long de l’histoire.

Mon avis


Marion Cotillard, je l’avais vue il y a peu dans Inception, elle était exceptionnelle. Avec Jean Dujardin à l’affiche aussi, je me disais que ce devait au moins être un film amusant à regarder, drôle et plutôt bien joué. J’ai pu faire un croix sur ces deux premiers points (Jean Dujardin n’apparaît qu’au début du film, il joue Ludo). Le jeu des acteurs est bon, même si Marion Cotillard est largement au-dessus du lot. Pendant le film, j’avais presque l’impression de passer ma journée sur Facebook : regarder les amours instables de toutes ces gens se faire, se défaire, se refaire… Les personnages sont stéréotypés à mourir, et ça me faisait un peu penser aux Bronzés (Dieu sait que je n’aime pas ces films) : le mec richissime, son pote avec qui il se brouille, le gros loser qui n’en touche pas une en amour et demande conseil à tout le monde bien lourdement alors que personne n’en a rien à faire de « ses tracas en regard des leurs », le fêtard qui se rend compte de ses bêtises, la femme seule qui va voir un peu partout, les épouses (qui n’ont presque pas été développées).

Bref, je me suis vraiment ennuyé dans la salle de cinéma : c’est long, répétitif et vraiment prévisible. Seule la fin rattrape le reste : je l’ai trouvée extrêmement émouvante, pleine de belles images, et à elle seule elle a rattrapé tout le film (toute cette accumulation de pression se relâche d’un coup, et c’est vraiment bien mis en scène).

Faut-il aller voir ce film ? Ma foi, si vous êtes friand de comédies slice of life françaises, foncez : c’est pas si mauvais que ma critique le laisse penser. Si, comme moi, vous préférez une véritable histoire, passez votre chemin. :)

Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit : Me voilà.
V. HUGO

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Hors ligne rat-meur # Posté le 15/11/2010 à 18 h 14
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C'est marrant que tu n'ais pas trop apprécié ce film, parce que j'en ai entendu vraiment que du bien (mis à part toi bien sûr ^^ ), une amie est allée le voir deux fois, seule, et avec ses parents et elle a ADOORRééé. Et une autre amie y est allée du coup aussi, et sérieux elle a vraiment apprécié. C'est vraiment la première critique que j'entends de ce film!

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Hors ligne Karl Yeurl # Posté le 15/11/2010 à 22 h 10
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Ce qui est amusant, c’est comme la critique est partagée : certains ont adoré, d’autres ont vraiment trouvé ça plat. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec quelques personnes, et c’est toujours pareil : « bof » ou « merveilleux ».

Bref, comme je l’ai dit, si vous êtes friand de comédies slice of life françaises, foncez : c’est pas si mauvais que ma critique le laisse penser. Si, comme moi, vous préférez une véritable histoire (avec vraiment quelque chose qui se passe), passez votre chemin.

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Hors ligne Ziame # Posté le 16/11/2010 à 00 h 10
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La preuve en est, je suis allé le voir il y a quelques semaines avec un ami qui a bien aimé quand, de mon côté, je l'ai effectivement trouvé assez plat, stéréotypé et ai tout à fait eu l'impression, comme tu le décris si bien, d'assister à tous les petits tracas souvent assez futiles d'une bande de copains somme toute assez peu intéressants. ^^

Tout cela pour dire que, moi non plus, je n'ai vraiment pas trouvé le film formidable (même si je ne nie pas qu'il y ait aussi quelques bons passages). :)

Cela étant, l'autre jour je suis allé voir Potiche de François Ozon, que je vous conseille vivement. Je n'ai pas le temps de détailler mais verrai si je trouve cinq minutes ce week-end pour ce faire.

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Hors ligne Poulpette # Posté le 27/11/2010 à 23 h 54
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Harry Potter and the Deathly Hallows (« et les reliques de la mort ») — Part. 1



Harry Potter et les reliques de la mort — Affiche du film
Affiche du film

Allez, je me lance aussi (ça doit bien faire deux ou trois ans que je n’ai pas rédigé une critique de film).

Résumé de l'histoire


Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout l’univers du petit sorcier à lunettes, je conseille d’aller faire un petit tour sur Wikipédia.
Dumbledore est mort. Voldemort, désormais presqu’aussi puissant qu’auparavant, sème de nouveau la terreur dans le monde des sorciers. Harry, plus menacé que jamais, n’a d’autre choix que de se lancer à la recherche des horcruxes manquant dans le but de les détruire et pouvoir ainsi vaincre Voldemort. Ses deux fidèles amis, Ron et Hermione, l’épaulent dans sa quête.

Critique


Il va de soi que le résumé est on ne peut plus sommaire et fondé autant que possible sur la version cinématographique de la série (on aurait pu tourner cela d’une toute autre manière si l’on parlait des romans, ce qui n’est pas le cas ici).

Lâchons donc les chiens… enfin, le poulpe, pardon.
Étant donné que le film vient de sortir et que certains ne l’ont peut-être pas encore vu, ma critique sera masquée (spoilers inside). Libre à vous de lire ou non.
Il est à noter également que j’ai tendance à mixer les termes (certains en français, d’autres en version originale) ; je vous prie de ne pas m’en tenir rigueur car cela fait un bon moment que je n’ai pas touché à un HP en version française, donc à force j’oublie des termes et des noms.

Secret (cliquez pour afficher)
Par où commencer… il y aurait tant à dire (et encore, je n’ai pas relu le bouquin depuis deux ans, donc j’ai oublié certains passages… en l’état je pense que c’est un bien, sinon je n’arrêterais pas d’écrire).
Commençons par le commencement : David Yates a fait du grand n’importe quoi (une fois de plus, on commence à prendre le pli).
Dans l’opus 6 le réalisateur a pris la décision, pour une raison obscure, de faire flamber le Terrier à la fin du film. Lorsque j’ai vu ça, je me suis demandé par quel miracle il allait pouvoir faire revenir l’habitation des Wesley dans laquelle, rappelons-le, ont lieu les préparatifs du mariage (et le mariage même) de Fleur et Bill au début de l’opus 7. Eh bien pourquoi se compliquer la vie ? Le Terrier revient, en parfait état et sans explication aucune ; après tout, nous sommes dans un univers magique… admettons donc qu’en partant de là tout devient possible.
Juste avant cela on on voit Voldemort (qui ne fait pas peur du tout… purée mais c’est le méchant pourtant, celui que tout le monde craint !) tuer un professeur de Poudlard… passons.
Ensuite une partie des membres de l’Ordre s’en va chercher Harry pour l’escorter jusqu’au Terrier. Rien de bien palpitant : ça vole vite, des sorts fusent dans tous les coins, Hedwidg se fait dégommer (pour le coup, quitte à omettre des détails tout le long, ils auraient pu faire sauter celui-là… on n’était pas à ça près), tout le monde arrive sauf qui Mad Eye a été tué, Mondingus a disparu… voilà, ça, c’est fait.

Rapide détour par le mariage, l’attaque des Death Eaters et voilà nos trois héros forcés de quitter la fête. Hop, transplanage dans un Londres des années 2000 plutôt que des années 90. Pause café, deux DE débarquent, ça se bagarre, faut décamper.
Désormais, direction le 12 Grimmauld place où l’on ne restera pas longtemps (eh oui, l’heure défile, y a des enfants dans la salle, faudrait pas que le jeune public s’impatiente… n’oublions pas que tout ce qui rend l’histoire en grande partie passionnante n’intéresse pas le môme de 10 ans venu voir Harry Potter lancer des sorts et les effets spéciaux claquer dans tous les coins).

À présent, nos héros doivent très vite infiltrer le Ministère. Que dire là encore si ce n’est que tout va trop vite ? Bon, « récupérer l’horcruxe autour du coup d’Umbridge qui interroge la femme du type auquel Ron a piqué l’apparence : fait ».

Place maintenant à une petite promenade en forêt. Les plans défilent sans que l’on ait le temps de s’installer (dans l’histoire, hein :p )… les mois défilent sans que l’on s’en rende compte. Tiens ? Ron a une radio. Comment, pourquoi, on n’en sait rien, mais on arrive tout de même à apprendre qu’il espère ne jamais y entendre le nom d’un de ses proches).
Et puis Ron en a marre (déjà ? Mais ça ne fait même pas quinze minutes qu’ils campent les jeunes ! o_O ) et s’en va. Hermione déprime alors un beau soir, alors qu’une musique est diffusée à la radio, Harry décide de la faire danser un peu (pas la radio, hein)… scène inutile là aussi puisque totalement ajoutée et sans intérêt aucun (ou alors ça aurait pu en avoir un dans un film bien réalisé).

C’est Noël, faut passer voir la maison dans laquelle toute cette histoire a commencé : celle d’Harry.
  • Repérer les lieux rapidement : fait.
  • Repérer la tombe avec le symbole des reliques : fait.
  • Pleurer un coup devant la tombe de papa et maman : fait.
  • Aller dans la maison, se faire attaquer par Nagini (le fourbe, il se cachait dans le corps de cette vieille dame… tss), se battre vite fait et transplaner : fait.


Retour dans la forêt. Oh ! un patronus !
Ce dernier conduit bien Harry où il faut, tout se déroule normalement : il récupère l’épée, Ron le sauve d’une noyade certaine puis parvient à détruire l’horcruxe (fichtre, par rapport à ce à quoi Yates nous a habitués — du soft en fait, parce que bon y a des enfants dans la salle ou devant la télé quoi —  c’est tout juste si là on nous montre pas une scène osée quoi… wow mais Harry et Hermione sont apparemment topless et s’embrassent quoi… que fait le CSA ?), Hermione fait la tête puis on oublie tout.

L’heure tourne, il ne reste qu’une petite demi-heure, faudrait songer à avancer.
Le trio se rend chez les Lovegood. Là on apprend que Luna n’est pas là, le papa est clairement nerveux, on nous compte l’histoire des trois frères… Pour le coup je dois dire que la façon dont l’histoire est racontée (visuellement, j’entends) est surprenante mais intéressante. C’est peut-être la seule chose que j’ai pu réellement apprécier dans le film.
Mais attention, le père de Luna a prévenu les DE et ces derniers ne tardent pas à arriver. La maison est sur le point de s’écrouler mais par chance (en fait non, c’était prévu dans le bouquin, mais c’est de la chance quand même quoi) nos trois héros parviennent à transplaner.
Nous revoilà dans la forêt. Pas le temps de souffler, Greyback et sa bande sont là (façon « on sort de nulle part… eh eh, nous vous attendions »), comme s’ils savaient à l’avance qu’Harry, Ron et Hermione allaient arriver à cet endroit-là, à cette heure précise.
Bon, Yates a voulu faire mumuse avec une caméra trop tendance (une caméra qui vole) donc il a changé toute cette scène. Là on ne retrouve pas Dean et compagnie (à quoi bon ? Ce n’est pas le héros, il n’apporte rien, et puis oh les gamins sont assis depuis près de 2 h, faut se bouger) on a droit à une course poursuite intense (ou pas), le genre de scène qui vous tient en haleine (ou pas…).
Ron se fait choper, Hermione se dit que de toute façon c’est fichu donc autant s’arrêter… elle lance un sort un Harry pour qu’on ne le reconnaisse pas puis hop, tout le monde se fait prendre.

… Oh mais il ne reste que quelques minutes de film ! Allez, direction le manoir des Malfoy.
Draco n’est pas certain qu’Harry est bien Harry, Bellatrix découvre que l’épée de Gryffindor est là… allez, Harry et Ron au trou.

Pour le coup je dois dire que Helena Bonham-Carter (très bonne actrice au demeurant) ne pouvait pas mieux tomber pour camper cette sorcière psychopathe. Contrairement à Voldemort, elle, elle fait peur.
Alors là normalement c’est la scène assez sensible où elle torture Hermione. M’enfin comme je l’ai dit n’oublions pas qu’il y a des enfants dans la salle et que le film est sur le point de s’achever. Alors que l’on aurait pu avoir une scène vraiment intense (comme beaucoup d’autres cela dit, mais celle-ci est quand même tendue), ben non, ils ont tout poncé, car comme je l’ai dit plus haut, HP doit être aussi soft que possible puisque comme chacun sait du tome 1 au tome 7 cela reste un « roman pour enfant(s) » (ben voyons :-° ).
Bref, tâchons donc de ne pas verser dans la violence inutile (Dora l’exploratrice s’en charge déjà) : on invente (pour changer) !
Bellatrix veut donc savoir comment les d’jeuns ont eu accès à son coffre fort. Hermione répond qu’ils n’ont rien volé, et comme ça agace tatie Bella, ben cette dernière décide de lui graver le mot « Mudblood » sur le bras à l’aide d’un couteau.
Alors là on notera la petite bourde au montage :
  • plan A : Bellatrix se penche vers le bras droit ;
  • plan B : et hop ! on charcute le bras gauche.

Bon allez, ne pestons pas trop ; après tout dans Jurassic Park on voit bien des plantes dans des pots en arrière-plan.

Mais comme y a des enfants (dont une bonne partie doit pourtant s’abrutir devant des émissions de télé-réalité trash et regarder des mains se faire trancher dans Prison Break) on ne nous montrera rien (faudrait pas qu’HP soit pas tout public, non mais) ; on ajoutera simplement un effet sonore un peu trop poussé au montage (genre un bon bruit de tissu qui se déchire… ouais, bon, passons, la chair humaine fait pas autant de boucan).
Dobby débarque dans la geôle, fait sortir Luna et compagnie puis Harry et Ron désarment Queudver en deux secondes. Direction l’étage. Bellatrix s’énerve avec le gobelin et s’apprête a lancer un sort contre Hermione. Ron la désarme. Petite bataille à l’issue de laquelle Bellatrix menace d’égorger Hermione (mais là encore, on ne versera pas de sang comme le stipule le bouquin, ce serait trop glauque franchement… on pourra seulement remarquer dans la scène suivante que le couteau — qui ne l’a apparemment pas spécialement touchée — a laissé une petite trace), mais Dobby est de retour et tente de faire tomber un lustre sur la grande méchante.
Hop hop hop, il ne reste que 6 minutes, il est temps de filer.
Dobby agace Bellatrix. Comme prévu cette dernière lance son couteau qui parvient à transplaner en même temps que la troupe.
Dobby est touché, s’effondre dans les bras d’Harry… tout le monde est triste.

Petite scène finale où l’on voit Voldemort récupérer la baguette dans la tombe de Dumbledore. Il est tout content et fait mumuse avec.

Écran noir.

Et en juillet, suite et fin.



Voilà, il ne reste plus qu’un film à voir et la boucle sera bouclée. Si Columbus m’a fait rêver avec l’adaptation de ses deux premiers opus, je ne peux malheureusement pas en dire autant de ses trois successeurs (mais Yates en tient une grosse couche).
Les acteurs jouent bien, les effets spéciaux sont bons… et avec tout ça ils en ont fait un massacre. Suppression de scènes en masse, ajout de détails vraiment inutiles. Certes, on ne peut pas tout caser dans un film et c’est bien normal, mais un minimum quand même.
Ici on a joué la carte du tout public (c’est aussi celui qui débourse le plus, donc forcément…) en faisant fi de la richesse de l’œuvre. La psychologie des personnages passe à la trappe, les plans défilent comme s’il fallait tout voir en un minimum de temps…

Depuis le 5 (j’ai gardé espoir pour le 4 malgré la grosse déception du 3, mais cela n’a servi à rien) je sais que je n’ai plus rien à attendre des films (si ce n’est profiter des effets spéciaux et du professionnalisme des acteurs), du coup je tâche de les regarder autrement… avec un œil très ironique en fait. Je ne sais pas si c’est bien, mais ça m’évite de pleurer (enfin c’est une image hein :-° ) devant ce massacre.

Et là j’attends la seconde partie avec impatience ; avec la 3D en cerise sur le gâteau (c’est vendeur la 3D), je sens que ce sera épique.

Public concerné


Bah là pour le coup c’est carrément tout public quoi (bon on évitera d’emmener un petit de 5-6 ans le voir quand même, mais sinon y a rien de spécial).
Modifié le 28/11/2010 à 12 h 36 par Poulpette

« La vraie faute est celle qu’on ne corrige pas. » (Confucius)
 
Hors ligne micky # Posté le 28/11/2010 à 14 h 03
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Je suis également allé le voir hier, et j’ai été aussi très impressionné par le fait qu’aucune scène n’était un brin développée. Je pense que c’est le plus gros problème du film, car il faut dire que par rapport aux précédents (hormis les deux ou trois premiers), ça reste quand même assez fidèle au livre — au niveau des paroles, des décors, des événements…
Je ne connais de loin pas le livre par cœur, mais je me rappelle très bien toute la tension qui est présente continuellement, tension que je n’ai presque pas (pour ne pas dire pas du tout… il y avait un peu de tension, certes, mais pas celle que l’on ressent en lisant le livre) retrouvée dans le film. Oh, ça fait un peu peur, les effets spéciaux et les acteurs sont effectivement très intéressants, mais même si cette fois, ils ont fait un effort pour rester un minimum fidèles au bouquin, je pense que ça ne suffit pas vraiment. Comme l’a dit Poulpette, les scènes défilent sans qu’on ait vraiment le temps d’entrer dans… la scène, justement ; ce qui est un peu décevant, car cinq heures pour un bouquin de quelque sept cents pages (je ne sais plus vraiment), théoriquement on a le temps de développer un peu. J’étais également déçu de ne pas retrouver les moments de réflexion que partagent les trois compères, car même si ce n’est pas très palpitant, c’est intéressant et important.

Ça, c’est en comparant au livre. Dans le film lui-même, j’ai trouvé aussi impressionnant le manque d’explications. C’est-à-dire qu’un spectateur qui n’aurait pas lu les bouquins comprendrait l’histoire parce que dans ce film, il n’y a pas grand-chose à comprendre, mais pour ceux qui ont lu les livres (une majorité, je présume), si on tente de mettre le film en face du livre, c’est décevant. En fait, le film n’est peut-être pas si mal en lui-même, ce qui fait qu’il est très intéressant si l’on s’arrête au scénario du film ; mais on ne retrouve pas vraiment la même chose que dans le livre. Pas au niveau des personnages qui n’apparaissent pas, mais au niveau des émotions, du suspense, de l’action…

J’espère vraiment que la deuxième partie, qui ne devrait à peine raconter plus de deux cents pages, pourra rattraper celle-ci. Ils avaient tout pour bien faire, on verra ce qu’ils ont réussi à produire.
 

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