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Une professeur ou une professeure ?

Résolu Le problème de ce sujet a été résolu.

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Hors ligne Graphox # Posté le 15/04/2010 à 12 h 32
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Bonjour,

Je me pose cette question suite à de nombreuses alertes sur la dernière news : doit-on dire une professeur ou une professeure ? Ou plutôt, cette dernière orthographe est-elle correcte ?
Certains dictionnaires la recensent, mais il semblerait que celle-ci soit trop "moderne" pour que l'Académie Française la considère comme juste.

Merci d'avance pour vos réponses, je n'ai malheuresement pas le temps de creuser la question maintenant.

Graphox.
Modifié le 15/04/2010 à 12 h 40 par Graphox

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Hors ligne Poulpette # Posté le 15/04/2010 à 14 h 06
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Groupe : zAnciens
J'en étais presque certaine mais j'ai préféré vérifier dans le dictionnaire (pas très vieux, je précise quand même). On dit bien « une professeur », sans « e ».
Et après une autre recherche sur un dictionnaire en ligne ce coup-ci (Wiktionnaire), on peut lire ceci : http://fr.wiktionary.org/wiki/professeure

Donc non, il n'y avait pas de faute dans la news. :)

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Hors ligne Itello # Posté le 15/04/2010 à 14 h 22
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Lorsque bluestorm m'a demandé de jeter un coup d'œil sur son texte, le féminin professeure m'avait ennuyé. Il est, en effet, assez rare de trouver cette graphie. Mais je ne voyais aucune raison de la refuser. Et je garde le même avis.

Voyons d'abord ce qu'en dit l'Académie française :

Citation : Académie française

La féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres :
une controverse récente


En 1984, le Premier ministre crée une « commission de terminologie relative au vocabulaire concernant les activités des femmes ». Le décret indique notamment que « la féminisation des noms de professions et de titres vise à combler certaines lacunes de l’usage de la langue française dans ce domaine et à apporter une légitimation des fonctions sociales et des professions exercées par les femmes ».

L’Académie française, qui n’avait pas été consultée, fait part de ses réserves dans une déclaration préparée par Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss. Elle dénonce en particulier le contresens linguistique sur lequel repose l’entreprise : il convient de rappeler que le masculin est en français le genre non marqué et peut de ce fait désigner indifféremment les hommes et les femmes ; en revanche, le féminin est appelé plus pertinemment le genre marqué, et « la marque est privative. Elle affecte le terme marqué d’une limitation dont l’autre seul est exempt. À la différence du genre non marqué, le genre marqué, appliqué aux êtres animés, institue entre les deux sexes une ségrégation. » Aussi la féminisation risque-t-elle d’aboutir à un résultat inverse de celui qu’on escomptait, et d’établir, dans la langue elle-même, une discrimination entre les hommes et les femmes. L’Académie conteste enfin le principe même d’une intervention gouvernementale sur l’usage, jugeant qu’une telle démarche risque « de mettre la confusion et le désordre dans un équilibre subtil né de l’usage, et qu’il paraîtrait mieux avisé de laisser à l’usage le soin de modifier ».

Une circulaire du Premier ministre recommanda, en 1986, de procéder à la féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres dans les textes officiels et dans l’administration. Elle ne fut guère appliquée. Puis, en 1997, certains ministres du gouvernement préconisèrent pour leur compte la forme féminisée « la ministre », ce qui provoqua une nouvelle réaction des académiciens. Dans une circulaire du 6 mars 1998, le Premier ministre constata le peu d’effet du texte de 1986, mais recommanda à nouveau la féminisation « dès lors qu’il s’agit de termes dont le féminin est par ailleurs d’usage courant ». Il chargea la commission générale de terminologie et de néologie de « faire le point sur la question ».

Le rapport de la commission a été remis au Premier ministre en octobre 1998. Il rappelle qu’une intervention gouvernementale sur l’usage se heurterait très vite à des obstacles d’ordre juridique et pratique, et qu’on peut douter, de toute façon, qu’elle soit suivie d’effet. Il établit une nette différence entre les métiers d’une part (où les formes féminines sont depuis toujours en usage et ne posent pas de problème particulier), et les fonctions, grades ou titres d’autre part, qui doivent être clairement distingués de la personne. La fonction ne peut être identifiée à la personne qui l’occupe, le titre à la personne qui le porte, etc. ; pour cette raison, l’utilisation ou l’invention de formes féminines n’est pas souhaitable.


La féminisation des noms de métiers est un phénomène actuel, et je ne vois personnellement aucune raison de s'y opposer. Les arguments proposés par l'Académie ne paraissent franchement légers. Si j'étais mauvaise langue, ce que je ne suis pas, je dirais que la principale raison du refus de cette commission par l'Académie française, c'est qu'elle n'y était conviée.

Il est vrai que « le masculin est en français le genre non marqué et peut de ce fait désigner indifféremment les hommes et les femmes ». Mais cet argument ne se suffit pas à lui-même. Tant le genre n'est pas marqué lorsque le besoin ne s'en fait pas sentir (l'homme dans son sens général), tant les raisons de ne pas le marquer lorsque le besoin s'en fait sentir, comme dans l'exercice d'une profession, me paraissent carrément douteuses.

Hors de ce cadre limité que sont les noms de métiers, les femmes ont toujours eu le droit à leurs équivalences. Dans les insultes, la conne, la salope, et autres joyeusetés n'ont jamais été prohibées sous prétexte que le masculin serait neutre. La ménagère, la danseuse, la secrétaire, la femme de ménage, la sage-femme, l'infirmière et autres métiers que l'imaginaire collectif réserve aux femmes ne se sentent aucunement le besoin d'utiliser un masculin neutre. J'enfonce le clou : historiquement, si les professions ne possèdent pas de féminins dans la langue française, ce n'est pas car le masculin est neutre. Il n'a aucune raison de l'être dans ce cas précis. Non, en réalité, c'est car les femmes ne travaillaient pas jusqu'à il n'y a pas si longtemps. La boulangère n'était rien d'autre que la femme du boulanger. Et encore, la plupart des professions n'avaient droit qu'au masculin. Non, pas le masculin neutre, le masculin masculin.

Après, il est vrai que le sujet est actuel, délicat et controversé. Si tu souhaites éviter que l'on t'envoie des alertes inutiles, enlève donc ce e de professeure qui possède pourtant une place bien méritée, comme pour l'auteure ou l'ingénieure.
Modifié le 15/04/2010 à 14 h 27 par Itello

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Hors ligne Ziame # Posté le 15/04/2010 à 14 h 22
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Bonjour,

Grand débat en fait. L'Académie française (qui possède le pouvoir normatif) ne reconnaît pas la mise au féminin de tous les noms de professions, cela faisait d'ailleurs débat avec je ne sais plus quel ministère qui voulait au contraire mettre tous les noms de professions au féminin… Cela dit, si « professeure » (version féminisée du mot) est plus que contestable et contestée la plupart du temps (ça m'avait aussi étonné en lisant la news), la version masculine ne le sera jamais, donc c'est celle qu'il faut préférer à mon sens…

Enfin, en ce qui concerne le Wiktionary, on ne peut pas dire que ce soit vraiment une référence, contrairement aux autres wiki tels que Wikipedia, Wikiversity, etc. En effet, étant rédigé par les internautes, dès qu'un mot est un tant soit peu utilisé, il y apparaît inévitablement. Ainsi, j'aurais tendance à dire qu'on peut trouver un peu tout pourvu que ça soit un minimum employé (exemple du verbe « nominer » qui n'existe pas mais apparaît quand même sur le Wiktionary). Donc au niveau des dictionnaires (j'aurais un autre avis pour les encyclopédies), mieux vaut se référer à des valeurs plus « sûres » (dictionnaire de l'Académie française, Larousse, Robert, Littré, etc.) à mon sens.

Cordialement.

EDIT : je n'avais pas vu le message d'Itello quand j'ai posté mais c'est à cela que je faisais référence (encore une fois son message apporte toutes les précisions nécessaires :p ).
Modifié le 15/04/2010 à 14 h 27 par Ziame

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Hors ligne Poulpette # Posté le 15/04/2010 à 14 h 29
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Pour ma part le « e » ne me dérange pas. Je me contentais simplement de lui répondre par rapport à ce qui est en place actuellement.
En ce sens, je ne sais pas s'il est bon d'employer une graphie non officielle.

Après, encore une fois, moi ça ne risque pas de me déranger d'un point de vue purement personnel.
Dans le cas présent, le mieux est peut-être de tout de même enlever.


Concernant le Wiktionnaire, je ne le consulte pour ainsi dire jamais. Là je l'ai cité car il dit une chose juste : bien que la graphie « professeure » soit un peu plus utilisée depuis quelques années, elle n'a rien d'officiel.

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Hors ligne Itello # Posté le 15/04/2010 à 14 h 30
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Qu'elle soit contestée, je le conçois. Mais en quoi est-elle contestable, Ziame ?

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Hors ligne Graphox # Posté le 15/04/2010 à 14 h 40
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Merci à vous pour toutes ces précisions.
Je préfère enlever le « e » pour avoir une orthographe officielle du mot et ainsi éviter les alertes à la chaîne, bien qu'il ne me dérange pas personnellement.
C'est vrai que dans l'état, c'est assez délicat d'utiliser un mot peu courant qui n'apparait même pas dans le dictionnaire ou dans un correcteur orthographique quand le lecteur n'est pas au courant de la nouvelle "mode".

Merci en tout cas :) !

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Hors ligne Ziame # Posté le 15/04/2010 à 14 h 42
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(Je réponds à Itello :) )

Car elle n'est pas reconnue (ou mal si on veut jouer sur les mots) par l'Académie française qui, légalement, a le dernier mot dans ce domaine.

Donc pour que cela ne soit pas considéré comme faux par la grande majorité, il faudrait au moins pouvoir rétorquer des arguments et preuves fortes comme quoi il s'agit de formes autorisées (ce qui n'est ici pas le cas, cf. ton article). Certes, il peut paraître étrange de nos jours que certains noms de professions ne possèdent pas de version féminine, mais l'usage veut qu'ils soient en fait mixtes et utilisés aussi bien pour les deux sexes (que ce soit un garçon ou une fille, on dit « un médecin » par exemple), donc dire que c'est étrange ne suffit pas pour justifier un emploi (d'ailleurs la langue est truffée d'« étrangetés » comme ça).

Certains ministères ont beau conseiller un emploi féminisé, cela ne relève pas de leur compétence…
Modifié le 15/04/2010 à 14 h 46 par Ziame

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Hors ligne Poulpette # Posté le 15/04/2010 à 14 h 47
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C'est vrai que c'est discutable car « professeur » peut très bien prendre un « e ».
Maintenant, dire « la professeur », en l'état, pourquoi pas. Bien que la graphie ne se prête pas à une féminisation visuelle, on dit bien « un après-midi » et « une après-midi », donc pourquoi pas « professeur ».

Mais bon, j'suis une fille, j'irai pas me plaindre si le « e » pouvait devenir officiel.
C'est vrai que les arguments de l'Académie Française sont moyennement convaincants pour le coup, mais bon, pour l'instant c'est comme ça.

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Hors ligne Itello # Posté le 15/04/2010 à 14 h 52
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Ziame > Tu viens de me montrer en quoi c'était contesté (ce que je ne nie pas). Maintenant, je te repose ma question : en quoi est-ce contestable ?

Je savais que tu n'y répondrais pas, mais je me devais de la poser quand même. En fait, la langue française reposerait donc sur un caprice d'une institution désuète, car elle n'a pas été invitée à la commission. L'Académie accorde aux commissions de terminologie le droit d'instaurer un nombre de barbarismes plus répugnants les uns que les autres alors qu'ils ne reposent souvent que sur du vent lexical. En revanche, elle refuse une évolution judicieuse de la langue pour des motifs qui sont à l'évidence fallacieux.

Pour finir, je tiens à rappeler une évidence qui semble oubliée. Ce n'est ni l'Académie française ni les ministères qui font évoluer la langue, c'est l'usage. Et ça se perçoit sur des siècles et non sur quelques années. Je pense que les féministes sont victorieux sur ce coup, on verra dans un siècle si je me trompe. ^^
Modifié le 15/04/2010 à 15 h 14 par Itello

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Hors ligne Ziame # Posté le 15/04/2010 à 20 h 19
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On ne parlait pas du même point en fait. Là je disais pourquoi quand on le voit écrit actuellement, c'est contestable (et ça l'est). Par contre, ce que tu dis est qu'il faudrait changer les règles (et là c'est une opinion, donc ça n'a pas vraiment à être contestable ou non).

Pour en revenir à l'Académie, il est vrai qu'ils sont parfois un peu « réactionnaires » sur certains points de langue, cela dit je pense que leur rôle demeure important afin d'éviter que tout et n'importe quoi passe dans la langue du fait d'habitudes rapidement prises. Je trouve (mais là encore ça n'engage que moi) cela bien qu'une organisation ait le pouvoir de regarder si un nouveau mot trouve une justification et est suffisamment employé avant que celui-ci n'entre officiellement dans la langue.

Par contre, mais là c'est d'un point de vue purement « pratique », je me demande comment certains noms de professions pourraient être mis au féminin, par exemple, si on dit un médecin, une « médecine » pourrait se confondre avec la profession (la médecine).

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Hors ligne Itello # Posté le 15/04/2010 à 20 h 33
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Citation : Ziame
On ne parlait pas du même point en fait. Là je disais pourquoi quand on le voit écrit actuellement, c'est contestable (et ça l'est). Par contre, ce que tu dis est qu'il faudrait changer les règles (et là c'est une opinion, donc ça n'a pas vraiment à être contestable ou non).

Je te confirme que si. :-°
C'est contesté car l'Académie française le désapprouve. Pour que ce soit contestable, il faudrait des raisons, que l'Académie ne semble pas posséder.

Citation : Ziame
Pour en revenir à l'Académie, il est vrai qu'ils sont parfois un peu « réactionnaires » sur certains points de langue, cela dit je pense que leur rôle demeure important afin d'éviter que tout et n'importe quoi passe dans la langue du fait d'habitudes rapidement prises. Je trouve (mais là encore ça n'engage que moi) cela bien qu'une organisation ait le pouvoir de regarder si un nouveau mot trouve une justification et est suffisamment employé avant que celui-ci n'entre officiellement dans la langue.

Ce sont des banalités, ça. J'aime bien l'idée de l'Académie française. Ils font souvent un bon travail et sont rarement réactionnaires. Ils ont voté les recommandations de 1990 à l'unanimité. Il existe des membres sur ce site franchement plus réactionnaires.

Mais si on sort des banalités, cette décision-là repose sur du néant. Et c'est celle-là, et non l'institution, que je critique.

Citation : Ziame
Par contre, mais là c'est d'un point de vue purement « pratique », je me demande comment certains noms de professions pourraient être mis au féminin, par exemple, si on dit un médecin, une « médecine » pourrait se confondre avec la profession (la médecine).

Ce serait un argument pertinent, il y en a plein. On pourrait également aborder le manque d'harmonisation dans la féminisation des noms de métiers, qui est un problème amplement plus préoccupant. Et j'aimerais de tout cœur que le débat se porte sur des sujet plus intéressants comme celui-ci. Mais si on se limite à l'opinion de l'Académie, on reste au ras des pâquerettes.

Bien sûr, ce n'est pas le rôle de Graphox de faire évoluer la langue avec une modeste news. Mais c'est le nôtre d'en discuter sans se cantonner à un avis dont la médiocrité argumentative montre à l'évidence la mauvaise foi de ses auteurs. Et la mauvaise foi, il me semble indispensable de la combattre.

Comme disait Nietzche (n'est-ce pas Fihld ?) :
« La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. »
Modifié le 15/04/2010 à 20 h 40 par Itello

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Hors ligne Fihld # Posté le 15/04/2010 à 20 h 41
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Citation : Itello
Comme dirait Nietzche (n'est-ce pas Fihld ?) :
« La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat. »

En effet. Sinon, j'approuve les « positions » d'Itello. Cela dit, pour les membres réactionnaires, je veux des noms.

« Le vice est aussi nécessaire dans un État florissant que la faim est nécessaire pour nous obliger à manger. Il est impossible que la vertu seule rende jamais une Nation célèbre et glorieuse. » — Bernard Mandeville.
 
Hors ligne Ziame # Posté le 15/04/2010 à 21 h 07
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Citation : Itello
Il existe des membres sur ce site franchement plus réactionnaires.


C'est noté.

Quant au « contestable », même si mon argument peut être médiocre et de mauvaise foi, je le maintiens. S'il y a une règle, qui n'est de plus pas démentie par l'usage, ne pas la respecter est contestable. Si je mets dans une rédaction « Cette femme était médecine. », tu m'excuseras, mais en l'état actuel des choses, c'est contestable. Après, je ne dis pas que le débat en lui-même (ou même une décision qui pourrait en ressortir) serait contestable, mais il ne suffit pas qu'une situation soit étrange pour qu'une solution proposée puisse être appliquée de fait. Après encore une fois (au risque de radoter), je n'ai émis, depuis le début de ce sujet, aucun avis concernant la question « faudrait-il ou non changer les accords de certains noms de professions », là la seule chose que j'ai dite, c'est qu'il y a une règle (établie et officielle), appliquée d'ailleurs par presque tout le monde, donc de fait, ne pas la respecter est contestable (à mon sens si tu veux).

Bref, je commence mes concours mercredi prochain donc je vais arrêter de perdre mon temps là-dessus.

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Hors ligne Itello # Posté le 15/04/2010 à 21 h 38
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Ce que tu dis est très vrai. Mais je me suis toujours borné à savoir si la graphie du mot est contestable.

Une graphie n'est pas contestable car son utilisation l'est. Cela n'a pas de sens. Son utilisation est contestable car la graphie est contestée. C'est tout simplement l'inverse.

Une graphie contestable, c'est une graphie dont on pourrait contester la pertinence. Médecine, c'est une graphie contestée et contestable.

Bonne chance pour tes concours. ^^

P.-S. Le même si mon argument peut être médiocre et de mauvaise foi m'étonne franchement de ta part. Peut-être as-tu mal compris mes propos, ce qui est dommageable. Mais je ne m'attaque ni à toi ni aux réactionnaires dont je fais parfois (qui a dit souvent ?) partie, et j'en suis fier !
Modifié le 15/04/2010 à 21 h 48 par Itello

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Hors ligne Ziame # Posté le 16/04/2010 à 21 h 06
Arx Tarpeia Capitoli proxima
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Oui, j'ai sans doute aussi répondu un peu rapidement (et puis c'est vrai que je suis assez « réactionnaire » sur certains points de langue ^^ ). Enfin bref…

Citation : Itello
Bonne chance pour tes concours. ^^


Merci (il va m'en falloir :-° ).

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