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[Dissertation] Le progrès à travers l'Histoire

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Hors ligne souls killer # Posté le 25/02/2010 à 17 h 22
J'en parlerai à mon lama
Avatar de souls killer
Messages : 714
Groupe : zAnciens
Bonjour à tous.

Je poste rarement ici, mais c'est l'occasion. J'avais une dissertation à rendre pour la fin de la semaine, et en en parlant sur Twitter, Guillawme et quelques autres m'ont dit qu'ils aimeraient bien la lire, pour voir comment je menais ma réflexion. Comme je leur avais promis, je la poste aujourd'hui, sur le forum en me disant que ça peut intéresser du monde. :)
Attention cependant, c'est un devoir très scolaire, donc ne vous attendez pas à une remise en cause des idées les plus répandues en philosophie. :D

Pour faciliter la lecture, j'ai envoyé sur mon ftp la version pdf de mon devoir, que vous pourrez télécharger directement.

N'hésitez pas à en parler.

La ligne droite est le plus long chemin d'un point à un autre. — Théorème mathématique shadok.
 
Hors ligne Fihld # Posté le 25/02/2010 à 18 h 16
tokiponized
Avatar de Fihld
Messages : 2646
Groupe : zAnciens
Une première remarque globale sur la forme : il y a beaucoup de fautes, et ce sont principalement des erreurs qui sont facilement évitables (la plupart provient de fautes de frappe) mais qui font mal au cœur quand on tombe dessus. À titre d'exemple, à la première ligne : « les progrès technologiques on induit ». Je suppose évidemment que ce n'est pas ça que tu vas rendre, mais si tu veux, on peut passer dessus pour mettre toutes tes chances de ton côté.

Ta manière de traiter le sujet en s'appuyant sur la comparaison entre « progrès », évolution individuels et enrichissement collectif est intéressante. En revanche, si je regarde la conclusion, je ne vois pas réponse au sujet initial (tout au plus, elle est implicite). Est-ce moi qui vois mal ?

Quand tu parles du progrès de l'abolition de l'esclavage, j'ai du mal à cerner ton argument. Certes, c'est un progrès par rapport à une situation de départ créée par l'homme. Or le sujet s'axe davantage sur les progrès de l'Humanité effectués pour l'élever à un niveau supérieur (c'est une vision subjective ici, mais je prends cet exemple comme un retour à une condition normale plus qu'un progrès).

Ensuite, pour l'exemple du feu, il serait plus judicieux de parler de sa maîtrise plutôt que de sa « découverte ». En procédant ainsi, tu peux aussi enchaîner sur l'envie de l'homme d'agir sur ce qui l'entoure en se l'appropriant, en le contrôlant. Plus loin, tu distingues la recherche pour la compréhension et la recherche pour les applications concrètes. Selon moi, il faut davantage lier les deux. En effet, des recherches qui au départ n'étaient pas destinées à produire des résultats concrets ont débouché sur des technologies très utilisées. Pour preuve, Einstein, voulant résoudre le problème de la transmission de la gravitation, a mis au jour une conception relativiste de l'Univers, et de là a permis l'émergence des GPS (qui, sans la connaissance de la courbure de l'espace-temps, seraient bien imprécis).

En parlant d'Einstein, tu t'emmêles dangereusement les pinceaux quand tu en parles. D'une part, il est maladroit de parler de théorie de la relativité générale qui a été prouvée expérimentalement un nombre incalculable de fois ; d'autre part, elle ne représente absolument pas une avancée pour la « physique quantique » (dont les travaux ont été menés plus tard par tout un groupe de chercheurs), bien au contraire. De fait, relativité générale et physique quantique sont en totale contradiction (leur unification constitue l'un des enjeux majeurs de la physique théorique). Ce sujet est intéressant pour ta dissertation puisque, si la relativité générale est compréhensible « intuitivement », la mécanique quantique est un gouffre conceptuel infranchissable. En ce sens, progrès peut aussi être synonyme d'incompréhension.

Je trouve que tu aurais pu davantage développer l'aspect scientifique du progrès et déterminer ainsi que progrès ne rime pas toujours avec connaissances plus poussées, pour établir de plus en plus de choses. Je parlais de l'incompatibilité entre relativité générale et mécanique quantique : une théorie prometteuse (la fameuse théorie des cordes) tente de revenir au fondamental, à une « théorie du tout » qui ne reposerait sur aucune autre. On passe donc de compréhension de phénomènes compliqués à une explication plus basique, fondamentale. On remonte la pente du progrès d'une certaine façon.

Mais je m'égare. Ta dissert' est intéressante à lire, merci de l'avoir écrite et de nous l'avoir fait partager. :)

« Le vice est aussi nécessaire dans un État florissant que la faim est nécessaire pour nous obliger à manger. Il est impossible que la vertu seule rende jamais une Nation célèbre et glorieuse. » — Bernard Mandeville.
 
Hors ligne Belisarius # Posté le 26/02/2010 à 12 h 53
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Messages : 173
Membres
Dans l'ensemble, j'ai eu du mal à te suivre, il y a des choses que je n'ai pas compris et je trouve que tu laisses de côté certaines questions essentielles, notamment les diverses formes du progrès et leur mesure. Progrès matériel, moral, spirituel, artistique... Peut-on mesurer un progrès ? Y-a t'il un critère objectif pour évaluer un progrès alors que les sciences humaines mettent en évidence l'hétérogénéité des mentalitéset des valeurs à travers les sociétés ? La société occidentale est-elle vraiment plus évoluée que la société des Eskimos ? D'autre part je trouve que parler d'un progrès "individuel" est hors-sujet puisque l'énoncé questionne autour d'un "progrès de l'Humanité". Cela renvoie plutôt aux philosophies de l'Histoire (Bossuet, Hegel, Marx, Vico, etc.).

Citation : souls killer
le progrès – qui est une façon de proposer des nouvelles connaissances– doit forcément passer par l’expérience pour se répercuter chez les individus. On peut ici prendre le nazisme pour exemple. Avant de savoir qu’il ne s’agissait aucunement d’un progrès, il a fallu en voir les agissements. Ainsi, progresser peut parfois avoir des conséquences néfastes, mais à travers l’Histoire, il s’agit d’une amélioration. C’est le cas du nazisme, dont la prise de pouvoir a, d’une certaine façon, impliqué une remise en question des sociétés lors de la fin du XXème siècle.


Oui c'est la théorie de Hegel, le progrès dans l'Histoire se réalise par ses contraires (la déraison comme aiguillon nécessaire au progrès de l'espèce humaine).

Citation : souls killer
Pour exemple, l’empire romain s’est disloqué en partie parce que ses dirigeants se
sont laissés emporter dans leurs richesses et ont délaissé leur empire

Ah bon ? :-°
Modifié le 26/02/2010 à 12 h 55 par Belisarius
 

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