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La poésie en chansons

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Hors ligne dreamdead # Posté le 21/08/2009 à 11 h 44
Avatar de dreamdead
Messages : 14
Membres
Bonjour a tous
Je vous propose de mettre ici des chansons que vous trouvez poétiques, ou des poèmes interprétés.


Que tout est noir - Saez

Secret (cliquez pour afficher)
Citation : Pas de titre
Des jours qui ne ressemblent qu'à l'ombre des nuits,
Des silences qui résonnent à l'âme comme un cri,
Que les paupières n'ont même plus la force des orages,
Qu'emporté par les flots je ne vois plus rivage,

Nos amours qui sont nés aux mauvaises saisons,
Qu'un printemps a tardé à ouvrir ses bourgeons,
De la haine toujours pleine qui ne me sourit plus,
Comme jouer aux échecs quand la reine est perdue,

Que tout est noir,
Que tout est noir,
Comment te dire,
Que tout est noir,
Comment j'ai peur,
Comment j'ai froid,
Comment te dire,
Quand t'es pas là,
Que moi sans toi,
Ca ne veux rien dire,
Comment te dire,
Dis moi,
Comment te dire,
Que moi sans toi,
C'est comme un rire,
Qui trouve pas,
Vers où mourir,

Des silences qui ressemblent qu'à l'ombre du doute,
Le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte,
Quand au coeur de l'iris c'est le temps des moussons,
Qui vient noyer le blé juste avant la moisson,
Dans les travers du temps je sais je t'ai perdue,
Et tu l'a dit cents fois tu ne reviendras plus,
Alors je peux partir comme un loup solitaire,
Qui blessé s'en ira mourir auprès d'un hêtre,
Moi j'aurais tant voulu que cet être soi toi,
Tant voulu avec toi être un autre que moi,
Au profond de ton ventre faire plus belle la terre,
Oublier qui je suis et fermer les paupières,

Que tout est noir,
Que tout est noir,
Comment te dire,
Que tout est noir,
Comment j'ai peur,
Comment j'ai froid,
Comment te dire,
Quand t'es pas là,
Que moi sans toi,
Ca ne veux rien dire,
Comment te dire,
Comment te dire,
Que moi sans toi,
C'est comme un rire,
Comme un triste navire,
Qui sait pas où partir,

Quand on est tellement seul que meme la solitude,
Nous semble être une amie dont on se passerais,
Celle qui fut toujours là depuis le premier souffle,
Qui depuis ce jour là ne veux plus vous quitter,
Vous ne savez plus qu'un jour vous saviez rire,
Quand le mal a choisi votre âme pour empire,
Quand tout le romantiques et les tristes du monde,
Ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer,

Que tout est noir,
Que tout est noir,
Comment te dire,
Que tout est noir,
Comment j'ai peur,
Comment j'ai froid,
Comment te dire,
Quand t'es pas là,
Que moi sans toi,
Ca ne veux rien dire,
Comment te dire,
Dis moi,
Comment te dire,
Que moi sans toi,
C'est comme un rire,
Qui trouve pas,
Vers où mourir,




p'tite conne Renaud

Secret (cliquez pour afficher)
Citation : Pas de titre
Tu m’excuseras mignonne
D’avoir pas pu marcher
Derrière les couronnes
De tes amis branchés
Parc’ que ton dealer
Etait peut-être là
Parmi ces gens en pleurs
Qui parlaient que de toi
En regardant leur montre,
En se plaignant du froid
En assumant la honte
De t’avoir poussée là

P’tite conne tu leur en veux même pas,
Tu sais que ces charognes sont bien plus morts que toi...

Tu fréquentais un monde,
d’imbéciles mondains
Où cette poudre immonde
Se consomme au matin
Où le fric autorise
A se croire à l’abri
Et de la cour d’assises
Et de notre mépris
Que ton triste univers
Nous inspirait malins
En sirotant nos bières
Ou en fumant nos joints

P’tite conne tu rêvais de Byzance
Mais c’était la Pologne jusque dans tes silences

On se connaissait pas
Aussi tu me pardonnes
J’ai pas chialé quand t’as
Cassé ta pipe d’opium J’ai pensé à l’enfer
D’un téléphone qui crie
Pour réveiller ta mère
Au milieu de la nuit
J’aurai voulu lui dire
Que c’était pas ta faute
Qu’à pas vouloir vieillir
On meurt avant les autres

P’tite conne tu voulais pas mûrir,
Tu tombes avant l’automne juste avant de fleurir

Et t’aurais-je connu
Que ça n’eût rien changé
Petite enfant perdue
M’aurais-tu accepté ?
Moi j’aime le soleil
Tout autant que la pluie
Et quand je me réveille
Et que je suis en vie
C’est tout ce qui m’importe
Bien plus que le bonheur
Qu’est affaire de médiocres
Et qui use le coeur

P’tite conne c’est oublier que toi t’étais là pour personne
Et qu’ personne était là

Tu m’excuseras mignonne
D’avoir pas pu pleurer
En suivant les couronnes
De tes amis branchés
Parc’ que ton dealer
Etait peut-être là
A respirer ces fleurs
Que tu n’aimerais pas
A recompter ces roses
Qu’il a payé au prix
De ta dernière dose
Et de ton dernier cri

P’tite conne allez, repose toi tout près de Morrison
Et pas trop loin de moi
Modifié le 09/02/2010 à 18 h 24 par dreamdead
 
Hors ligne Fihld # Posté le 08/02/2010 à 18 h 11
tokiponized
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Messages : 2646
Groupe : zAnciens
Je ne sais pas si vous connaissez le groupe québécois Les Cowboys Fringants mais leur chanson Les Étoiles filantes est très travaillée je trouve. Je vous conseille vraiment d'écouter leurs chansons, qui sont au top tant au niveau des paroles que de la musique. Ils sont très connus là-bas mais aussi en France. Alors forcément, les paroles peuvent parfois paraître un peu… étranges mais n'y prêtez pas attention, on s'habitue. Ah et avec l'image et le son, c'est mieux.

Secret (cliquez pour afficher)
Les Étoiles filantes

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis

J'te raconterai les souvenirs
Bien gravés dans ma mémoire
De cette époque où vieillir
Était encore bien illusoire

Quand j'agaçais les p'tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor

Et ces hivers enneigés
À construire des igloos
Et rentrer les pieds g'lés
Juste à temps pour Passe-Partout

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De la p'tite école et d'la cour de récré?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l'bon temps passe finalement...
... comme une étoile filante

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bient souvent
On choisit pas mais on subit
Et que les rêves des ti-culs
S'évanouissent ou se refoulent
Dans cette réalité crue
Qui nous embarque dans le moule

Le trentaine, la bedaine
Les morveux, l'hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs

Travailler, faire d'son mieux
En arracher, s'en sortir
Et espérer être heureux
Un peu avant de mourir

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De notre petit passage dans ce monde effréné
Après avoir existé pour gagner du temps
On se dit que l'on était finalement...
... que des étoiles filantes

Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça tranquillement
Pas loin du Carré St-Louis

C'est qu'avec toi je suis bien
Et que j'ai pu' l'goût de m'en faire
Parce que t'sais voir trop loin
C'pas mieux que r'garder en arrière

Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu'on perd dans' brume
Et les idéaux qui se cassent

La vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les cœurs en peine

Ça fait que si un soir t'as envie de rester
Avec moi, la nuit est douce on peut marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais ça que tu sois pour un moment...
.. .mon étoile filante

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
... que des étoiles filantes

« Le vice est aussi nécessaire dans un État florissant que la faim est nécessaire pour nous obliger à manger. Il est impossible que la vertu seule rende jamais une Nation célèbre et glorieuse. » — Bernard Mandeville.
 
Hors ligne Ziame # Posté le 08/02/2010 à 18 h 50
Arx Tarpeia Capitoli proxima
Avatar de Ziame
Messages : 11523
Groupe : Administrateurs
Bonsoir,

C'est vraiment marrant que tu en parles Fihld, mon père aime énormément ce groupe (qu'il a découvert il y a plusieurs années en allant au Québec alors qu'il s'agissait encore d'un groupe totalement inconnu en France) ce qui fait que j'ai beaucoup écouté leurs chansons (parfois un peu trop d'ailleurs :-° ). Cela dit je dois reconnaître que certaines sont très bonnes et que les textes sont recherchés. :)

Pour revenir au cœur de ce sujet (très intéressant soit dit au passage), on pourrait aussi mentionner Serge Reggiani qui a mis en musique certains des poèmes de Boris Vian (tels que le déserteur, la java des bombes atomiques, etc.). Je connais d'autres chanteurs ayant mis en musique de poèmes mais sur le coup leurs noms m'échappent, je posterai un nouveau message quand leurs noms me reviendront. :)

Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! ;)
 
Hors ligne Elisabeth02 # Posté le 10/02/2010 à 15 h 23
rep-un flocon de neige!
Avatar de Elisabeth02
Messages : 41
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Les étoiles filantes...
Ce titre est très inspirant je trouve.
-Et dis moi à la fin ce qui vas rester
Alors là! J'ai le coeur vraiment remplis de joie et d'espoir

Bonne journée à vous
 
Hors ligne Elisabeth02 # Posté le 11/02/2010 à 16 h 07
rep-un flocon de neige!
Avatar de Elisabeth02
Messages : 41
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Hum... Je me suis permis d'écrire ceci...

Sans titre

Qu’est-ce qu’il est beau ce château qui m’entoure
Et mes Étendars sont levés aux fenêtres
Beau c’est peu dire, grand et noble. Voilà.
Et la terre qui l’entoure! Oh! Mais…
C’est le ciel le plus admirable.
 
Hors ligne Dalshim # Posté le 11/02/2010 à 19 h 07
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Messages : 535
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Georges Brassens a repris un certains nombre de poème dans ces chansons. "Heureux qui comme Ulysse" dont nous avons déjà parler dans un billet par exemple.
 
Hors ligne Fihld # Posté le 12/02/2010 à 18 h 21
tokiponized
Avatar de Fihld
Messages : 2646
Groupe : zAnciens
Je continue avec La Fiancée de l'eau de La Rue Kétanou. La chanson est vraiment à écouter, simple et efficace tout en apportant la sensibilité dont témoignent les paroles. Ambiguës, difficiles à décrypter, on peut leur donner plusieurs interprétations différentes. Je n'ai pas spécialement d'avis tranché sur la question, mais j'ai pu voir sur Internet certains qui pensaient qu'il s'agissait d'une dénonciation des mariages forcés, d'autres de la stérilité d'une femme avec laquelle doit vivre un homme désireux d'avoir un enfant.

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Morte de sécheresse
La fiancée de l'eau
A marié son sang
À celui du ruisseau
Prince range ton drap blanc
Prince range ton drap blanc
Prince range ton drap blanc

Prince range ton drap blanc
Il ne sera jamais
Le drapeau rougissant
De sa virginité
Regarde son honneur
Regarde son honneur
Regarde son honneur

Regarde son honneur
S'enfuir par la mort
Regarde triste voleur
L'absence dans son corps
Tu peux creuser la terre
Tu peux creuser la terre
Tu peux creuser la terre

Tu peux creuser la terre
Avec tous tes remords
Creuser jusqu'en enfer
Creuser, creuser encore
Non, tu n'auras rien d'elle
Non, tu n'auras rien d'elle
Non, tu n'auras rien d'elle

Non, tu n'auras rien d'elle
Il n'y a plus rien à prendre
Elle s'est jetée au ciel
Tu commences à comprendre
Que tout n'est pas à vendre
Que tout n'est pas à vendre
Que tout n'est pas à vendre

« Le vice est aussi nécessaire dans un État florissant que la faim est nécessaire pour nous obliger à manger. Il est impossible que la vertu seule rende jamais une Nation célèbre et glorieuse. » — Bernard Mandeville.
 
Hors ligne Elisabeth02 # Posté le 13/02/2010 à 19 h 15
rep-un flocon de neige!
Avatar de Elisabeth02
Messages : 41
Membres
Je suis désolé mais cela m'as fait penser à une jeune personne qui se serait suicidé
Et je suis très ému.
 
Hors ligne Elisabeth02 # Posté le 18/02/2010 à 04 h 47
rep-un flocon de neige!
Avatar de Elisabeth02
Messages : 41
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Édition (Ziame) : message supprimé car totalement vide de sens et d'intérêt.
Modifié le 20/05/2010 à 16 h 53 par Ziame
 
Hors ligne M.Rhal # Posté le 23/02/2010 à 19 h 17
Messages : 8
Membres
Bonsoir.

Je viens de voir ce sujet et je me permes de vous proposer une adaptation du poème de Baudelaire Delphine et Hippolyte, extrait des Fleurs du mal.mis en musique et chanté par Damien Saez.

Je dis "adaptation" car vraisemblablement seule une partie du poème a été retenue, et l'ordre des strophes diffère de l'original. Mais ne connaissant pas grand-chose à tout se qui est poèmes, auteur / poète comme Baudelaire je préfère ne pas m’avancer.

Secret (cliquez pour afficher)
Avons-nous donc commis une action étrange ?
Explique si tu peux mon trouble et mon effroi
Je frissonne de peur quand tu me dis "Mon ange"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi

Ne me regarde pas ainsi, toi ma pensée !
Toi que j'aime à jamais, ma sœur d'élection
Quand même tu serais une embuche dressée
Et le commencement de ma perdition
Quand même tu serais une embuche dressée
Et le commencement de ma perdition

Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer ?

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour

On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître
Mais l'enfant épanchant son immense douleur
Cria soudain "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme géant, cet abîme est mon cœur"

Brûlant comme un volcan, profond comme le vide
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l'Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang

Que nos rideaux fermés nous séparent du monde
Et que la lassitude amène le repos
Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et trouver sur ton sein la fraicheur des tombeaux

Descendez, descendez, lamentables victimes
Descendez le chemin de l'enfer éternel
Plongez au plus profond du gouffre où tous les crimes
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel

Jamais un rayon frêle n'éclaira vos cavernes
Par les fentes des murs, des miasmes fiévreux
Filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux

C'est votre destin, à vous désormais
De trier l'infini que vous portez en manteau

"Hippolyte, cher cœur, que dis tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Hippolyte, ô ma sœur ! Tourne donc ton visage
Toi, mon âme et mon cœur, mon tout et ma moitié

Tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un de ces regards charmants, baume divin
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles
Et je t'endormirai dans un rêve sans fin"
 
Hors ligne Ewarthynn # Posté le 16/04/2012 à 15 h 19
Messages : 14
Groupe : zCorrecteurs
Pour les Cowboys Fringants, je ne connais que Plus rien, que je trouve très belle et très réaliste ^^
Quant à Renaud, je suis assez d'accord sur le fait que pas mal de ses chansons peuvent avoir une certaine beauté poétique, comme Mistral Gagnant, avec les anaphores des couplets.
Mais de toute façon, selon moi, toutes les chansons sont poétiques puisqu'en un sens elles suivent les règles de la poésie, et y ajoutent un refrain.
 

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