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Vos poèmes préférés
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christophetd
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# Posté le 17/04/2009 à 07 h 13 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
Bonjour,
Je vous propose de poster ici le poème que vous préférez. Je commence. Citation : Victor Hugo Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par le montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. À vous !
Modifié le 17/04/2009 à 07 h 13 par
christophetd
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Desolation
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# Posté le 17/04/2009 à 16 h 50 |
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Poète amateur fataliste... Messages : 191 ![]() |
Pour moi ce sont les miens. :/
Il me semble en avoir posté sur le forum. Secret (cliquez pour afficher) Dommage que l'on ne puisse pas faire une recherche. ![]()
Modifié le 17/04/2009 à 16 h 52 par
Desolation
... et partisan janséniste. Celui qui n'a jamais fait de faute d'orthographe est celui qui n'a jamais écrit. |
Ziame
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# Posté le 17/04/2009 à 17 h 24 |
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Arx Tarpeia Capitoli proxima Messages : 10674 ![]() |
Bonjour,
Très intéressant sujet. C'est amusant car en plus je pensais en poster un là-dessus hier soir. ![]() Bref, je commencerai par un premier poème d'Aragon, l'un des initiateurs de la vague surréaliste. Dans ce poème extrait du recueil « Le Crève coeur », Aragon aborde le sujet de la seconde guerre mondiale de façon très imagée et allégorique. Secret (cliquez pour afficher) Citation : Les lilas et les roses - Aragon Cliquer pour agrandir O mois des floraisons mois des métamorphoses Mai qui fut sans nuage et Juin poignardé Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Ni ceux que le printemps dans ses plis a gardés Je n'oublierai jamais l'illusion tragique Le cortège les cris la foule et le soleil Les chars chargés d'amour les dons de la Belgique L'air qui tremble et ce bourdon d'abeilles Le triomphe imprudent qui prime la querelle Le sang que préfigure en carmin le baiser Et ceux qui vont mourir debout dans les tourelles Entourés de lilas par un peuple grisé Je n'oublierai jamais les jardins de la France Semblables aux missels des siècles disparus Ni le trouble des soirs l'énigme du silence Les roses tout le long du chemin parcouru Le démenti des fleurs au vent de la panique Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur Aux vélos délirants aux canons ironiques Au pitoyable accoutrement des faux campeurs Mais je ne sais pourquoi ce tourbillon d'images Me ramène toujours au même point d'arrêt A Sainte-Marthe Un général De noirs ramages Une villa normande au bord de la forêt Tout se tait L'ennemi dans l'ombre se repose On nous a dit ce soir que Paris s'est rendu Je n'oublierai jamais les lilas ni les roses Et ni les deux amours que nous avons perdus Bouquets du premier jour lilas lilas des Flandres Douceur de l'ombre dont la mort farde les joues Et vous bouquets de la retraite roses tendres Couleur de l'incendie au loin roses d'Anjou Je vous en aurai bien proposé d'autres d'autres auteurs mais là je manque un peu de temps ce soir donc j'en ajouterai plus tard.
Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! |
Tess
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# Posté le 17/04/2009 à 18 h 18 |
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Messages : 244 Membres |
Est-ce un poème ? En tout cas c'est un très beau texte qui a été retrouvé sur un sarcophage égyptien de la XIIe dynastie, datant d'environ 1900 avant J.C.
Citation : Texte égyptien J'ai créé les quatre vents - s'écrie Ré - pour que tout homme puisse respirer comme son frère.
Les grandes eaux pour que le pauvre puisse en user comme le fait son seigneur. J'ai créé tout homme pareil à son frère. J'ai défendu que les hommes commettent l'iniquité. Mais leurs cœurs ont défait ce que ma parole avait prescrit. parvaefabulaeinhistoria.over-blog.com "La vraie faute est celle que l'on ne corrige pas" (Confucius) |
christophetd
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# Posté le 17/04/2009 à 18 h 51 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
Je les aime bien
![]() Allez j'en propose un de ma composition Citation : Moi Tout ce que tu fais est beau Tout ce que tu fais est harmonieux Tout cela te vient de là-haut Tout cela se voit dans tes yeux.
Modifié le 17/04/2009 à 18 h 52 par
christophetd
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Ziame
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# Posté le 17/04/2009 à 19 h 25 |
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Arx Tarpeia Capitoli proxima Messages : 10674 ![]() |
Si tu veux discuter de poèmes de ta composition, je te conseille de faire un tour sur ce sujet créé par Désolation où elle propose justement aux poètes de la communauté de présenter leurs oeuvres.
Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! |
scientifix94
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# Posté le 18/04/2009 à 03 h 13 |
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Messages : 72 Membres |
Pas sûr que ce soit un poème mais bon c'est mignon.
Le matin je ne mange pas, je pense à toi; Le midi je ne mange pas, je pense à toi; Le soir je ne mange pas, je pense à toi; La nuit je ne dors pas, j'ai faim ! -Auteur inconnu
Modifié le 18/04/2009 à 03 h 13 par
scientifix94
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Tess
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# Posté le 18/04/2009 à 12 h 12 |
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Messages : 244 Membres |
Je vous propose ce poème de Rouben Melik, tiré du recueil La Procession, mis en musique par Michèle Bernard (écouter sur Deezer)
:Citation : Hiver Ce bruit de portes ma mémoire Comme on s'y fait de vivre mal. Que ce soit l'orgue d'une foire Ou la fleur de tulle d'un bal C'est longtemps avant qu'on ne parte Avant que l'aube n'ait changé Le bleu du ciel sur une carte Que l'on devient cet étranger, Que l'on regarde son visage Comme pour la dernière fois Et que l'on devine son âge Aux déchirures d'une voix. Mémoire avec toutes ces choses Que l'on sait bien qu'on laissera Ce mal de vivre qui repose Si près du cœur s'y brisera. Que ce soit l'orgue d'une foire Ou la fleur de tulle d'un bal, Ce rien d'un air dans la mémoire, Cette couleur qu'on verra mal Ils sont de loin comme on emporte Avec sa vie un air de rien, Si près du cœur ce bruit de portes Comme un battant qui va et vient.
Modifié le 18/04/2009 à 14 h 46 par
Tess
parvaefabulaeinhistoria.over-blog.com "La vraie faute est celle que l'on ne corrige pas" (Confucius) |
Fihld
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# Posté le 19/04/2009 à 15 h 05 |
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tokiponized Messages : 2646 ![]() |
Victor Hugo écrit Les Djinns en août 1828 et le publie dans son recueil Les Orientales un an plus tard. Ce poème, par sa forme, sa longueur et ses sonorités, se démarque des poèmes plus « classiques » et font de lui quelque chose de tout à fait singulier. Je vous encourage vivement à le lire jusqu'au bout.
Il est pour moi un de mes préférés, et je me lasse pas de le lire. Je le place dans les grandes œuvres de la littérature et de la poésie française. ![]() Je vous propose une rapide explication de www.lettres.net quant au nom de ce poème, ainsi qu'une rapide description. Citation : lettres.net Le terme « Djinns » est utilisé pour désigner les esprits bienfaisants, génies ou démons dans les croyances musulmanes. On sera sensible au mouvement de ce poème très célèbre : la longueur des vers suit l'action et correspond à l'attaque. Ce texte fait donc entendre un mouvement très net de crescendo puis de decrescendo (mouvement d'une chose qui monte, s'amplifie, puis diminue et disparaît). Prêtez donc attention au nombre de pieds de chaque strophe, et suivez-en le rythme. C'est saisissant la technique qu'Hugo a utilisée pour mettre en vie son texte. Le voici donc. Secret (cliquez pour afficher) Murs, ville, Et port, Asile De mort, Mer grise Où brise La brise ; Tout dort. Dans la plaine Naît un bruit. C'est l'haleine De la nuit. Elle brame Comme une âme Qu'une flamme Toujours suit. La voix plus haute Semble un grelot. - D'un nain qui saute C'est le galop : Il fuit, s'élance, Puis en cadence Sur un pied danse Au bout d'un flot. La rumeur approche ; L'écho la redit. C'est comme la cloche D'un couvent maudit ; - Comme un bruit de foule, Qui tonne et qui roule, Et tantôt s'écroule Et tantôt grandit. Dieu ! la voix sépulcrale Des Djinns !...- Quel bruit ils font ! Fuyons sous la spirale De l'escalier profond ! Déjà s'éteint ma lampe ; Et l'ombre de la rampe, Qui le long du mur rampe, Monte jusqu'au plafond. C'est l'essaim des Djinns qui passe, Et tourbillonne en sifflant. Les ifs, que leur vol fracasse, Craquent comme un pin brûlant. Leur troupeau lourd et rapide Volant dans l'espace vide, Semble un nuage livide Qui porte un éclair au flanc. Ils sont tout près ! - Tenons fermée Cette salle où nous les narguons. Quel bruit dehors ! hideuse armée De vampires et de dragons ! La poutre du toit descellée Ploie ainsi qu'une herbe mouillée, Et la vieille porte rouillée Tremble, à déraciner ses gonds ! Cris de l'enfer ! voix qui hurle et qui pleure ! L'horrible essaim, poussé par l'aquilon, Sans doute, ô ciel ! s'abat sur ma demeure. Le mur fléchit sous le noir bataillon. La maison crie et chancelle penchée, Et l'on dirait que, du sol arrachée, Ainsi qu'il chasse une feuille séchée, Le vent la roule avec leur tourbillon ! Prophètes ! si ta main me sauve De ces impurs démons des soirs, J'irai prosterner mon front chauve Devant tes sacrés encensoirs ! Fais que sur ces portes fidèles Meure leur souffle d'étincelles, Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes Grince et crie à ces vitraux noirs ! Ils sont passés ! - Leur cohorte S'envole et fuit, et leurs pieds Cessent de battre ma porte De leurs coups multipliés. L'air est plein d'un bruit de chaînes, Et dans les forêts prochaines, Frissonnent tous les grands chênes, Sous leur vol de feu pliés ! De leurs ailes lointaines Le battement décroît, Si confus dans les plaines, Si faible que l'on croit Ouïr la sauterelle Crier d'une voix grêle, Ou pétiller la grêle, Sur le plomb d'un vieux toit. D'étranges syllabes Nous viennent encor ;- Ainsi, des Arabes Quand le cor sonne, Un chant sur la grève, Par instants s'élève, Et l'enfant qui rêve Fait des rêves d'or ! Les Djinns funèbres, Fils du trépas, Dans les ténèbres Pressent leurs pas ; Leur essaim gronde : Ainsi, profonde, Murmure une onde Qu'on ne voit pas. Ce bruit vague Qui s'endort, C'est la vague Sur le bord ; C'est la plainte Presque éteinte D'une sainte Pour un mort. On doute La nuit... J'écoute : - Tout fuit, Tout passe ; L'espace Efface Le bruit. « Être de gauche ou être de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale. » — José Ortega y Gasset. |
Jack'
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# Posté le 08/05/2009 à 12 h 17 |
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Messages : 1 Membres |
Je profite de ce sujet pour poster mon premier message sur le forum.
Je propose un poème que j'adore, écrit par Lamartine. Citation : Alphonse de Lamartine « L'isolement » L'isolement
Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ; Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ; Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes Où l'étoile du soir se lève dans l'azur. Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, Le crépuscule encor jette un dernier rayon, Et le char vaporeux de la reine des ombres Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon. Cependant, s'élançant de la flèche gothique, Un son religieux se répand dans les airs, Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts. Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente N'éprouve devant eux ni charme ni transports, Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante : Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts. De colline en colline en vain portant ma vue, Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant, Je parcours tous les points de l'immense étendue, Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m'attend. » Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières, Vains objets dont pour moi le charme est envolé ? Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères, Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Que le tour du soleil ou commence ou s'achève, D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ; En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève, Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours. Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière, Mes yeux verraient partout le vide et les déserts ; Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire, Je ne demande rien à l'immense univers. Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère, Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux, Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre, Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux ! Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ; Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour, Et ce bien idéal que toute âme désire, Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour ! Que ne puis-je, porté sur le char de l'Aurore, Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi ! Sur la terre d'exil pourquoi restè-je encore ? Il n'est rien de commun entre la terre et moi. Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons ! |
christophetd
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# Posté le 08/05/2009 à 12 h 28 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
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christophetd
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# Posté le 19/05/2009 à 20 h 14 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
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Ziame
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# Posté le 20/05/2009 à 21 h 40 |
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Arx Tarpeia Capitoli proxima Messages : 10674 ![]() |
Citation : Ziame
Si tu veux discuter de poèmes de ta composition, je te conseille de faire un tour sur ce sujet créé par Désolation où elle propose justement aux poètes de la communauté de présenter leurs oeuvres. ![]() C'est pas mal mais serait plus à sa place dans l'autre sujet je pense (pour présenter aux autres ses propres oeuvres).
Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! |
christophetd
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# Posté le 20/05/2009 à 21 h 55 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
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neamar
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# Posté le 08/07/2009 à 11 h 04 |
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Just know the rules... Messages : 23 Membres |
Chantre
Et l'unique cordeau des trompettes marines (apollinaire) Jamais compris ce poème d'ailleurs...
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DJ Fox
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# Posté le 21/07/2009 à 23 h 37 |
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Oh yeah yeah yeah ! Messages : 5418 ![]() |
Citation : christophetd
Bonjour, Je vous propose de poster ici le poème que vous préférez. Je commence. Citation : Victor Hugo Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par le montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. À vous ! Ce poème de Victor Hugo est sans doute aussi mon préféré. Néanmoins je vous poste un autre poème que j'ai bien aimé. C'est un poème allemand, alors évidemment je vais le poster en allemand. ![]() Schlechte Zeit für Lyrik¶Citation : Bertolt Brecht Ich weiß doch: nur der Glückliche Ist beliebt. Seine Stimme Hört man gern. Sein Gesicht ist schön. Der verkrüppelte Baum im Hof Zeigt auf den schlechten Boden, aber Die Vorübergehenden schimpfen ihn einen Krüppel Doch mit Recht. Die grünen Boote und die lustigen Segel des Sundes Sehe ich nicht. Von allem Sehe ich nur der Fischer rissiges Garnnetz. Warum rede ich nur davon Daß die vierzigjährige Häuslerin gekrümmt geht? Die Brüste der Mädchen Sind warm wie ehedem. In meinem Lied ein Reim Käme mir fast vor wie Übermut. In mir streiten sich Die Begeisterung über den blühenden Apfelbaum Und das Entsetzen über die Reden des Anstreichers. Aber nur das zweite Drängt mich, zum Schreibtisch. L'heure n'est pas à la poésie¶Citation : Bertolt Brecht, traduit en français Je sais bien: On n’aime que Les gens heureux. Leur voix Nous plaît. Leur visage est beau. L’arbre étiolé de la cour Dénonce l’aridité du sol, mais Les passants le traitent d’estropié A juste titre. Je ne vois Ni les bateaux verts ni les joyeuses voiles du Sund. De tout cela Je ne vois que le filet déchiré des pêcheurs. Pourquoi ne parlé-je que De la quadragénaire qui chemine le dos voûté? Les seins des jeunes filles Sont chauds comme aux temps passés. Une rime dans ma chanson Me semblerait presque être une insolence. En moi s’affrontent L’enthousiasme à la vue du pommier en fleurs Et l’effroi lorsque j’entends les discours du barbouilleur. Mais seul le second Me pousse à ma table de travail. Pour comprendre le poème, il faut savoir que Anstreicher (traduit ici par « barbouilleur ») désigne en fait Hitler, qui voulait être peintre. Il est donc désigné péjorativement (Anstreicher désigne un peintre qui travaille dans le bâtiment, qui ne doit que peindre des murs de la même couleur par exemple).
Modifié le 21/07/2009 à 23 h 38 par
DJ Fox
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christophetd
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# Posté le 21/07/2009 à 23 h 55 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
Merci pour la traduction.
![]() J'avoue que je ne saisis pas vraiment ni le sens complet, ni le rythme de la poésie. Mais je suppose que ça sonne beaucoup mieux en allemand, faux ? Sinon, je vous en poste un que je trouve magnifique, que j'ai redécouvert récemment d'ailleurs. L'albatros¶Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait! Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. Très beau, je trouve qu'il montre comment ont été traités la plupart des grands hommes de l'histoire : Gallilé était moqué et (il me semble) quasiment agressé par d'autres savant lorsqu'il disait que la terre tournait, qu'elle était ronde, et j'en passe ...
Modifié le 22/07/2009 à 09 h 01 par
christophetd
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DJ Fox
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# Posté le 22/07/2009 à 00 h 26 |
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Oh yeah yeah yeah ! Messages : 5418 ![]() |
J'ajoute que ce poème est de Baudelaire.
![]() Citation : christophetd J'avoue que je ne saisis pas vraiment ni le sens complet, ni le rythme de la poésie. Mais je suppose que ça sonne beaucoup mieux en allemand, faux ? Oui, ça sonne beaucoup mieux en allemand, mais la traduction est quand même pas trop mal je trouve. Sinon pour le rythme, c'est voulu. Ce n'est pas un poème classique où tout est régulier. C'est un peu plus contemporain quoi. Pour le sens, il faut se replacer dans le contexte : Brecht a fuit l'Allemagne dans les années 30, et voit tout ce qui se passe dans son pays natal et dans le reste du monde depuis le pays dans lequel il se réfugie. Ce poème a été écrit en 1937 (Hitler est donc déjà au pouvoir, mais la guerre n'a pas éclaté). Je peux te filer un extrait de mes notes sur ce poème. « L’arbre étiolé de la cour Dénonce l’aridité du sol, mais Les passants le traitent d’estropié A juste titre. » Il décrit le paysage. Le sol n'est pas assez productif pour l'arbre. L'arbre = le régime nazi. Le sol = la vie ou le soldat. « Je ne vois Ni les bateaux verts ni les joyeuses voiles du Sund. De tout cela Je ne vois que le filet déchiré des pêcheurs. » Cet endroit n'a pas encore été occupé par les Allemands. Il fait allusion à la rareté des vivres et à la pauvreté. « Pourquoi ne parlé-je que De la quadragénaire qui chemine le dos voûté ? » Elle a seulement 40 ans mais elle commence déjà à dépérir. » Les seins des jeunes filles Sont chauds comme aux temps passés. » Beauté « Une rime dans ma chanson Me semblerait presque être une insolence. » Il ne souhaite pas produire de beauté (il n'y a pas de rimes). « L’enthousiasme à la vue du pommier en fleurs » = fonction d'un poète « Et l’effroi lorsque j’entends les discours du barbouilleur. Mais seul le second Me pousse à ma table de travail. » Il considère que son rôle, en temps que poète, est d'informer les gens sur ce que prépare Hitler (n'oublions pas, ce poème est écrit en 1937, la guerre n'a pas encore éclaté). Brecht n'est pas aimé (à travers ce qu'il écrit), pas heureux Dans cette société, c'est l'apparence qui compte. Il a voulu faire un « poème estropié ». Il n'a pas fait de rimes, les phrases sont simples. La seule chose qui fait que c'est un poème sont les retours à la ligne. Voilà, si ça peut un peu t'éclairer sur le sens du poème...
Modifié le 22/07/2009 à 00 h 30 par
DJ Fox
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christophetd
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# Posté le 22/07/2009 à 08 h 59 |
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Give me Vicodin. Messages : 1291 ![]() |
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Ziame
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# Posté le 22/07/2009 à 12 h 12 |
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Arx Tarpeia Capitoli proxima Messages : 10674 ![]() |
DJ Fox, si tu veux analyser le poème (ce qui est une très bonne idée), n'hésite pas à créer un nouveau sujet, ça sera plus facile si quelqu'un le recherche un jour (et plus mis en valeur).
![]() Si j'ai du temps j'en ferai quelques unes sur des poèmes que j'apprécie particulièrement. Si vous aimez écrire et que vous avez des choses à dire sur l'un des thèmes que couvre notre blog, n'hésitez pas ! |
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