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Visite de l’Institut de France

Siège des cinq Académies

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Catégorie : Actu du site

Écrit par Ziame, Thunderpigeon, le 02/10/2013 à 10 h 18 | Commenter ce billet (0 commentaire)

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, nous avons organisé une visite de l’Institut de France, situé quai de Conti, pour le Club de langue française de l’école d’ingénieur Chimie ParisTech. Nous avons pu découvrir à cette occasion un bâtiment normalement fermé au public, ainsi que des objets chargés d’une histoire qui continue à être écrite de nos jours par les membres des cinq Académies y siégeant : Académie française, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des sciences morales et politiques et Académie des beaux-arts.


L’Institut de France, retour sur deux siècles d’histoire…



Le 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) fut créé un « Institut national des sciences et des arts » ayant pour objectif de remplacer les académies royales à la suite de la Révolution française. Cet institut était alors divisé en trois classes (équivalent des académies supprimées) :
  • la Classe des sciences physiques et mathématiques (à laquelle appartint Napoléon Ier dès 1797) ;
  • la Classe des sciences morales et politiques ;
  • et la Classe de littérature et des beaux-arts.


La classe des sciences morales et politiques, jugée trop réfractaire au Consulat, fut cependant supprimée en 1803 avant d’être recréée en 1832. Dans le même temps, l’arrêté de 1803 ordonna la création de deux nouvelles classes (des langues anciennes et d’histoire ainsi que des beaux-arts), ce qui, après la restauration en 1832 de l’Académie des sciences morales et politiques, portera le nombre d’Académies à cinq, existant toujours aujourd’hui. D’ailleurs, notons au passage que l’appellation d’« Académie », remplacée par celle de « Classe » lors de la Révolution, refait son apparition après la chute de Napoléon Ier en 1816.

Et l’Institut de France dans tout cela ?


Depuis sa création en 1795, l’Institut de France regroupant les Académies siégeait au Louvre. Souhaitant en faire une réelle institution disposant de ses propres locaux, Napoléon Ier l’installa en mars 1805 dans l’ancien collège des Quatre-Nations qui hébergeait jusqu’alors l’une des trois écoles centrales de Paris.

Visite de l’Institut





Dans le cadre des Journées du Patrimoine, ce monument normalement fermé au public (à l’exception de la bibliothèque Mazarine, publique) était, comme beaucoup d’autres lieux et bâtiments historiques célèbres ou moins connus, visitable par tout un chacun. L’occasion faisant le larron, nous en avons donc profité pour organiser une visite dans le cadre du Club de langue française de Chimie ParisTech, créé et dirigé par Corrigraphie (l’association éditant votre site préféré :ange: ). C’est donc au nombre de six (dont deux organisateurs) que nous nous sommes lancés dans la découverte de cet édifice abritant une institution chargée d’histoire !

Après une queue relativement brève pour un dimanche après-midi de Journées du Patrimoine (environ un quart d’heure), nous avons pu pénétrer l’enceinte du bâtiment, débutant notre visite par la Coupole. Cette salle circulaire, remplie de sièges formant des lignes concentriques, sert de salle pour les séances publiques tenues par les Académiciens. Elle tient son nom du fait qu’elle se situe juste sous le dôme que vous pouvez voir sur la photographie prise à l’extérieur du bâtiment (ou à l’intérieur sur la photographie ci-après).



Ancienne chapelle du collège des Quatre-Nations, cette salle fut reconvertie en salle des séances lorsque l’Institut s’y installa. C’est d’ailleurs pourquoi le tombeau de Mazarin se situe dans l’une des travées l’encadrant, lui qui fut le commanditaire du collège des Quatre-Nations. Cet édifice était, à l’origine, destiné à accueillir les jeunes gens originaires de quatre nations annexées par la France (Pignerol, Alsace, Artois et Roussillon).





Dans la galerie abritant la tombe de Mazarin étaient également exposés pour l’occasion divers documents liés à l’histoire des différentes Académies constitutives de l’Institut de France. Nous avons notamment pu y lire la lettre envoyée par Prosper Mérimée en candidature à l’Académie des inscriptions et belles-lettres (voir photographie ci-après).



Après quelques salles et deux cours intérieures, la visite s’est poursuivie en direction de la bibliothèque Mazarine, la plus ancienne bibliothèque publique de France, de taille impressionnante (5000 manuscrits du Moyen Âge et 500 000 ouvrages imprimés). Cette bibliothèque n’est pas à confondre avec la bibliothèque de l’Institut qui n’est pas accessible au public et ne pouvait pas être visitée, même durant ces Journées du Patrimoine. Alors pourquoi ce nom de bibliothèque Mazarine ? Ce n’est pas en souvenir de la création du collège des Quatre-Nations par le cardinal de Mazarin mais du fait qu’elle était à l’origine constituée de la collection personnelle de ce dernier, qu’il décida d’ouvrir au public en 1643 et de joindre au Collège des Quatre-Nations.

Photographie des rayonnages de la bibliothèque Mazarine Photographie des rayonnages de la bibliothèque Mazarine Photographie des rayonnages de la bibliothèque Mazarine
Photographies de la bibliothèque Mazarine


Impressions concernant la visite



Ce parcours au sein de l’Institut de France s’est révélé intéressant en ce qu’il permettait de visiter essentiellement deux lieux chargés d’histoire : la Coupole et la bibliothèque Mazarine. Cependant, cette dernière étant une bibliothèque publique, elle est en libre accès durant l’année et il n’est pas nécessaire d’attendre les Journées du Patrimoine pour s’y rendre. La Coupole exceptée, les quartiers réservés aux Académies (bibliothèque et salles des séances) ne pouvaient pas se visiter, ce qui était un peu dommage et limitait fortement l’étendue de la visite. Néanmoins, les informations mises à disposition du public ainsi que les documents, panneaux explicatifs et documentaires vidéos justifiaient notre excursion que nous ne regrettons aucunement !

Pour terminer cet article, nous vous conseillons vivement de profiter de ces Journées du Patrimoine (une fois l’an en septembre) pour visiter des lieux, plus ou moins connus mais présentant un intérêt historique ou culturel et pour bon nombre inaccessibles le reste du temps !


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