Aller au menu - Aller au contenu

Centre d'aide Vous êtes ici : zCorrecteurs.fr > Blog > Grammaire > Les propositions (1/2) > Lecture du billet

Les propositions (1/2)

Vocabulaire et propositions non dépendantes

Nous suivre : flux RSS du blog | Twitter | Facebook

Catégorie : Grammaire

Écrit par Itello, le 22/09/2010 à 19 h 57 | Commenter ce billet (5 commentaires)

Nous allons aujourd'hui réviser nos anciens cours en revoyant ce qu’est une proposition et comment distinguer les différentes propositions entre elles. Dans ce premier billet, nous ne verrons que les propositions non dépendantes.

Un peu de vocabulaire



La proposition, film d’Anne Fletcher avec Sandra Bullock et Ryan Reynolds
La proposition
Film d’Anne Fletcher
avec Sandra Bullock et Ryan Reynolds
Définissons d’abord ce qu’est une proposition. En réalité, c’est quelque chose d’assez vague. La proposition est un ensemble de mots qui gravitent autour d’un verbe (ou groupe verbal).

À l’inverse de ce que l’on entend parfois, ce verbe n’a pas besoin d’être conjugué pour que l’on parle de proposition. Une proposition peut parfaitement reposer sur un verbe à l’infinitif ou sur un participe, présent comme passé.

L’une des difficultés repose sur le fait que le verbe n’est pas forcément mentionné explicitement.
Désolé de vous avoir dérangé alors que vous étiez très occupé.
Les invités sont en retard. Je ne sais pas pourquoi.



Comme vous l’avez certainement compris, une phrase peut donc facilement être composée de plusieurs propositions. L’analyse logique, c’est l’étude des différentes propositions qui constituent la phrase. Savoir les reconnaître, les classer, comprendre les différences entre chacune d’entre elles, ce n’est rien d’autre que le sujet de ces deux billets. ;)

La nature d’une proposition dépend des relations qu’elle entretient avec les autres propositions de la phrase. Pour qu’il puisse y avoir analyse logique, il est donc préférable qu’il y ait plusieurs propositions. Dans le cas contraire, l’on parlera de proposition simple et le problème sera réglé. :p

Les propositions non dépendantes



Nous allons commencer par étudier les propositions qui ne dépendent pas d’une autre. Il en existe deux types : les propositions indépendantes, qui se suffisent à elles-mêmes, et les propositions principales, dont une autre proposition dépend.

Proposition indépendante



Sont dites indépendantes les propositions qui n'ont besoin que d'elles-mêmes. Elles se suffisent et peuvent à elles seules former une phrase. Elles ne dépendent pas d'une autre proposition. Normalement, elles doivent donc être distinguées des autres propositions par un signe typographique faible : les points de suspension parfois, mais plus souvent le point-virgule, les deux-points ou même simplement la virgule. Cette distinction n'est plus tellement respectée, particulièrement concernant les propositions coordonnées. Mais l'on devrait pourtant les faire précéder au minimum d'une virgule. Nous y reviendrons. ^^

Les propositions indépendantes peuvent être de deux types. Découvrons-les.

  • Les propositions juxtaposées : il s'agit simplement d'une proposition indépendante reliée à la principale par un signe typographique faible (le point-virgule, les deux-points, la virgule, voire les points de suspension).
    La chienne attaque le chat, il répond par un coup de griffe.

  • Les propositions coordonnées : c’est sensiblement la même chose, sauf que les deux propositions ne sont plus simplement séparées par un signe typographique faible, mais également par une conjonction de coordination ou un adverbe de liaison.

    Commençons d'abord par les conjonctions de coordination. Vous avez dû les apprendre à l'école, et vous vous en souvenez peut-être grâce à la célèbre phrase « Mais où est donc Ornicar ? ».

    Mais où est donc Ornicar ?
    Mais − ou − et − donc − or − ni − car ?


    Ce moyen mnémotechnique possède tout de même un inconvénient : il faut éviter de confondre « où » et « ou » ainsi que « est » et « et ». Mais je vous fais confiance à ce propos. :-°

    La seule véritable difficulté, c’est qu’il faut éviter de confondre les conjonctions de coordination, que nous venons d’apprendre, et les conjonctions de subordination, que nous verrons plus tard. Attention aux confusions, la proposition coordonnée est constituée d’une conjonction de coordination (ou d’un adverbe de liaison) uniquement. ^^

    Voyons donc les adverbes de liaison :

    Ainsi − alors − aussi − cependant − certes − en effet − ensuite − enfin − néanmoins − pourtant − puis − tantôt − toutefois − par conséquent − par contre

    Petite précision : il s’agit d’« aussi » dans le sens d’« en conséquence ».

    Il est vrai que les adverbes de liaison sont plus nombreux que les conjonctions de coordination, mais je ne vous demanderai pas de les connaître par cœur cette fois. :p

    Quelques exemples de propositions coordonnées :

    La chienne attaque le chat, par conséquent il contre-attaque.
    La chienne attaque le chat ; mais il ne se laisse pas faire.
    La chienne attaque le chat ; aussi celui-ci répond par un coup de griffe.


    Comme je l’ai précisé plus haut, l’on oublie souvent le signe typographique précédant la proposition coordonnée. Mais il serait pourtant préférable de ne pas l’omettre. Vous pouvez à ce propos lire l’article « Règle d’utilisation de la virgule » de Steve Laflamme.


Proposition principale



Deuxième catégorie de proposition non dépendante, après la proposition indépendante, voici la proposition principale.

Quelle est la différence entre une proposition principale et une proposition indépendante ? Si la proposition principale n’est pas dépendante d’une quelconque proposition, une autre proposition est dépendante d’elle. Elle ne peut donc pas être considérée comme totalement indépendante.

La chienne est sûre que le chat est moins fort.

La proposition principale est logiquement suivie d’une proposition complétive. Mais ça, nous le verrons dans un second billet sur les propositions subordonnées. ;)

Ce que vous venez d’apprendre aujourd’hui ne vous semble pas forcément indispensable, mais ce sont des prérequis qui nous seront plus qu’utiles pour aller plus loin.

La suite de ce billet est disponible. Allez donc voir la deuxième partie.


5 commentaires sur ce billet

Page : 1 
Auteur Message
Page : 1 
Hors ligne Vynile
# Ajouté le 22/09/2010 à 20 h 24
Awesome!
Avatar
Groupe : zAnciens
Merci de m'avoir fait réviser ma leçon :-° ! Non, en fait on avait fait cela il n'y a pas si longtemps que ça, et je dois avouer que je m'en souvenais bien. Néanmoins, billet très bien écrit, bravo !
Modifié le 23/09/2010 à 17 h 24 par Vynile
 
Hors ligne Rastagong
# Ajouté le 22/09/2010 à 20 h 42
Anciennement Rayman3640
Avatar
Membres
Les notions abordées dans ce billet n'ont rien de bien compliqué, quoique je ne susse pas qu'on dût obligatoirement mettre un signe de ponctuation entre deux coordonnées. Mais c'est vraiment très bien expliqué. J'attends avec impatience la suite sur les subordonnées, un rappel me fera le plus grand bien. :)
 
Hors ligne Sergeswi
# Ajouté le 23/09/2010 à 20 h 16

Membres
Très bon billet, qui fait le point sur un sujet indispensable et pourtant méconnu. Merci. :)
 
Hors ligne MrKooky
# Ajouté le 23/09/2010 à 22 h 49
Avatar
Membres
Merci beaucoup :)
 
Hors ligne Itello
# Ajouté le 24/09/2010 à 15 h 09
Avatar
Groupe : zAnciens
Eh bien, je suis content que ça vous plaise. :)

Je vais tout de même revenir sur deux petits détails.

  • Vous trouvez peut-être ces règles simples et évidentes, mais c’est essentiellement car vous les avez apprises récemment. L’analyse logique n’est que survolée dans le système scolaire français et l’insuffisant investissement en temps qui est réalisé à ce propos fait qu’elle est rapidement oubliée de tous. Autant dire que très peu de gens arrivent au baccalauréat en sachant véritablement ce qu’est une proposition et à quoi cela peut bien servir. Et pourtant, dans la vie de tous les jours, l’on utilise des propositions. Et bien savoir les distinguer ne permet pas moins que de comprendre ce que l’on dit, comprendre pourquoi l’on utilise un subjonctif ou non, comprendre pourquoi il est plus pertinent de coordonner ou de subordonner deux propositions. Ce n’est pas peu de choses.

  • Il est vrai que j’ai parlé dans ce cours de la règle qui veut que l’on marque d’un signe typographique la proposition coordonnée. Mais je suis parfaitement lucide sur le fait qu’elle n’est pas appliquée. Moi-même, je ne me relis pas forcément pour voir si ma proposition coordonnée est précédée ou non d’un signe typographique. Mais si j’ai parlé de cette règle, c’était essentiellement dans un but pédagogique : je cherchais à montrer que la proposition coordonnée ne dépend pas de la principale, qu’elle devrait être séparée de cette dernière, car même si elle implique un lien logique, elle est bien distincte de ce qui précède. Voir ce genre de petites subtilités, savoir les cerner et les savourer, je trouve qu’il s’agit d’un petit plaisir de la langue dont il faut savoir profiter.
Modifié le 24/09/2010 à 15 h 13 par Itello