Vous êtes ici : zCorrecteurs.fr > Blog > Erreurs courantes > Fautes récurrentes : place au neuvième > Lecture du billet
Fautes récurrentes : place au neuvième
Catégorie : Erreurs courantes
Écrit par micky, Ziame, christophetd, le 15/08/2010 à 15 h 00 | Commenter ce billet (12 commentaires)
Dans ce neuvième billet sur les erreurs récurrentes, nous allons nous pencher sur la différence entre « ceci » et « cela », « davantage » et « d’avantage », ainsi que « quelquefois » et « quelques fois ». Puis nous expliquerons une règle de conjugaison essentielle mais peu souvent respectée, à savoir que la locution « après que » est suivie de l’indicatif. Nous mettrons ensuite en évidence la différence entre « avoir affaire » et « avoir à faire », avant de poursuivre par un petit rappel sur l’orthographe et l’utilisation du mot « grand-chose ». Enfin, nous rappellerons comment employer correctement le verbe « excuser » (point par trop souvent méconnu).
Commençons en douceur par une révision de la différence d’utilisation de « ceci » et « cela ».
Comme vous le savez, ce sont des pronoms démonstratifs, ce qui signifie qu’ils ont un rapport avec ce qu’ils montrent ; et c’est à ce niveau que se situe la différence entre les deux.
En effet, « ceci » (composé du pronom démonstratif « ce » et de l’adverbe « ci ») est employé pour désigner quelque chose qui va suivre ou qui vient tout juste de se produire. Pour reprendre la définition de l’Académie française : « indique un objet présent, un fait actuel, la chose dont on parle ; annonce ce dont on va parler, ce qui va suivre ».
Citation : exemples
Au contraire, « cela », dans le cas qui nous intéresse, est de préférence utilisé pour exprimer un fait antérieur au moment où l’on parle, quelque chose d’éloigné.
Citation : exemples
On peut cependant l’admettre pour désigner un fait actuel, un objet présent ; dans ce cas, il devient synonyme de « ceci », selon le CNRTL : « cela vaut mieux, cela va de soi ; aidez-moi à ranger cela ».
On retrouve le même principe avec les démonstratifs « voici » et « voilà » : « voici » désigne un fait simultané ou postérieur alors que « voilà » désigne un événement situé dans le passé.
Citation : exemples
On peut également constater la même chose avec « ici » et « là » ainsi que « celui-ci » et « celui-là », entre autres.
Continuons sur notre lancée. Pour distinguer « davantage » de « d’avantage », il nous faut d’abord connaître leur nature : « davantage » est un adverbe composé de « de » et d’« avantage » ; oui mais alors, n’est-ce pas également le cas de « d’avantage » ? Eh bien non, là, « avantage » est un nom masculin précédé de la préposition « de ».
Leur définition, et l’emploi de chacun d’eux sont donc très différents.
« Davantage » signifie « plus (en quantité, en intensité ou en durée) » :
Citation : exemples
« D’avantage », en revanche, peut très bien se mettre au pluriel : « des avantages ». On remarque tout de suite que ça n’a rien à voir avec « davantage », n’est-ce pas ?
Citation : exemples
Rassurez-vous, il n’y a pas de faute dans ce titre ! Même si de nos jours, l’on a souvent tendance à employer le subjonctif après la conjonction de subordination « que », ce n’est pas la meilleure chose à faire dans ce cas.
En effet, le subjonctif est le mode de l’incertitude, du doute. Lorsque vous utilisez l’expression « après que », l’action s’est déjà déroulée et n’a donc plus valeur de doute.
Citation : exemples
Attention cependant : même si l’utilisation de l’indicatif est fortement conseillée, celle du subjonctif, étant entrée dans les mœurs de nombreux auteurs tels que Jean-Paul Sartre et Albert Camus, ne peut pas être considérée comme fautive.
Voici ce qu’en dit la 13e édition du Grevisse :
Citation : Le Grevisse
Cette référence grammaticale ne condamne donc pas l’utilisation du subjonctif, car devenue très (trop ?) fréquente à notre époque.
Notez que « s’assurer que », autre expression contenant la conjonction de subordination trompeuse, ne peut être suivie que de l’indicatif.
Citation : exemples
Bien que les expressions « à faire » et « affaire » soient homophones, elles possèdent un sens très différent.
Avoir quelque chose « à faire » signifie « devoir faire quelque chose », tandis qu’avoir « affaire » à quelqu’un veut dire « être en rapport, traiter avec quelqu’un ». La dernière expression peut également impliquer une menace.
Citation : exemples
Un petit rappel maintenant sur l’orthographe de « grand-chose », souvent sujette à erreurs.
« Grand-chose » est une locution (Académie française), un pronom indéfini (CNRTL) ou un adverbe (CNRTL [mot invariable], Larousse) selon les dictionnaires, toujours employé dans un énoncé négatif, par exemple « pas grand-chose » qui signifie « peu de la chose, presque rien ». La locution « grand-chose » s’écrit toujours avec un trait d’union et est tout le temps invariable (on ne peut donc pas écrire « grande-chose » ni d’autres bizarreries).
Il faut toutefois rappeler que la graphie originelle est « grand chose », écrite ensuite « grand’chose » par l’Académie française, avant qu’elle n’adopte en 1932 l’orthographe avec trait d’union. Certains auteurs étaient alors en désaccord. L’Académie a cependant opté pour une liberté totale en 2000, la raison étant que « dans certaines locutions, l’emploi du trait d’union n’est pas systématique ».
La graphie à privilégier serait donc la plus habituellement indiquée par les dictionnaires (dont celui de l’Académie) : « grand-chose ». On ne peut toutefois pas interdire l’emploi des autres orthographes.
On pourrait cependant parler de l’adjectif « grand » qualifiant le substantif « chose » (auquel cas l’adjectif s’accorde avec le nom, comme le montre l’exemple ci-dessous), mais ce n’est pas ce dont nous parlons ici ; bien que « grand-chose » soit construit là-dessus :
Citation : exemples
Nous allons à présent nous intéresser un court instant à la distinction de ces deux mots, si proches par les sons mais si opposés par leur signification.
« Quelquefois », comme vous vous en êtes sûrement rendu compte, est un adverbe signifiant « un certain nombre (d’où quelque) de fois, dans quelques occasions, dans un nombre de cas peu élevé ou à des moments espacés ». Il est donc invariable, et l’on peut mentionner comme synonymes : « parfois », « de temps en temps », « occasionnellement »…
Citation : exemples
« Quelques fois », quant à lui, est formé de l’adjectif indéfini « quelque » mis au pluriel et du substantif féminin « fois » ; il est utilisé dans le sens de « plusieurs fois, à plusieurs reprises, de façon répétée ».
Citation : exemples
Tâchez donc de vérifier à chaque fois si vous utilisez la bonne forme.
Pour terminer cet article, nous vous proposons de revoir l’emploi, trop souvent méconnu, du verbe « excuser ». Il n’est pas rare, en effet, d’entendre (voire de lire) des phrases du type « je m’excuse d’avoir fait cela » ou encore « excuse-toi pour ce que tu viens de dire » ; ce qui, en dépit du fait qu’elles commencent à être reconnues par certains dictionnaires (dont celui de l’Académie française), est encore de nos jours largement contesté.
En effet, le verbe « excuser » est transitif et la personne excusée est désignée par le complément d’objet direct du verbe. Ainsi, quelqu’un excuse quelqu’un d’autre. L’excuse ne peut pas venir de la personne ayant lésé l’autre, mais de la personne lésée elle-même. Ainsi, si vous dites « je m’excuse », cela revient exactement au même que si vous disiez « je me pardonne » (donc vous vous accordez vous-même le pardon…).
Citation : exemples
Il est à noter que l’Académie mentionne le verbe sous sa forme pronominale, à savoir « s’excuser », tout en précisant bien que cette forme est plutôt à utiliser à la troisième personne du singulier (« il s’excusa de son retard »), la première pouvant être ambiguë (pour les raisons explicitées au-dessus).
Citation : 9e édition du Dictionnaire le l’Académie française (les parties en gras le sont aussi sur le dictionnaire)
Voilà, c’est tout pour ce neuvième billet sur les fautes récurrentes. Il vous aura peut-être permis d’apprendre quelques nouveautés, ou de revoir certains points de la langue française. Nous restons bien entendu à votre écoute pour toute question ou remarque.
À bientôt pour le dixième billet de notre série sur les erreurs courantes !
Sommaire¶
- Voici à quoi cela nous amène
- Davantage ? D’avantage ? Quel avantage ?
- Après qu’elle est partie
- Des affaires à faire
- Il n’y a pas grand-chose à en dire…
- Quelquefois ou quelques fois ?
- On ne s’excuse pas soi-même !
Voici à quoi cela nous amène¶
Commençons en douceur par une révision de la différence d’utilisation de « ceci » et « cela ».
Comme vous le savez, ce sont des pronoms démonstratifs, ce qui signifie qu’ils ont un rapport avec ce qu’ils montrent ; et c’est à ce niveau que se situe la différence entre les deux.
En effet, « ceci » (composé du pronom démonstratif « ce » et de l’adverbe « ci ») est employé pour désigner quelque chose qui va suivre ou qui vient tout juste de se produire. Pour reprendre la définition de l’Académie française : « indique un objet présent, un fait actuel, la chose dont on parle ; annonce ce dont on va parler, ce qui va suivre ».
Citation : exemples
J’ai un doute à propos de ceci : les bateaux ont-ils des jambes ?
Ceci m’appartient.
Ceci m’appartient.
Au contraire, « cela », dans le cas qui nous intéresse, est de préférence utilisé pour exprimer un fait antérieur au moment où l’on parle, quelque chose d’éloigné.
Citation : exemples
Le guépard court vite, cela est évident.
Il y a quelques siècles, les hommes pensaient que la Terre était plate. Cela n’est heureusement plus d’actualité.
Il y a quelques siècles, les hommes pensaient que la Terre était plate. Cela n’est heureusement plus d’actualité.
On peut cependant l’admettre pour désigner un fait actuel, un objet présent ; dans ce cas, il devient synonyme de « ceci », selon le CNRTL : « cela vaut mieux, cela va de soi ; aidez-moi à ranger cela ».
On retrouve le même principe avec les démonstratifs « voici » et « voilà » : « voici » désigne un fait simultané ou postérieur alors que « voilà » désigne un événement situé dans le passé.
Citation : exemples
Voici un panier de fruits frais.
Voici ce que j’en pense : c’est ridicule !
Mais en voilà, une absurdité !
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. » Voilà une bonne raison d’acheter un chat.
Voici ce que j’en pense : c’est ridicule !
Mais en voilà, une absurdité !
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. » Voilà une bonne raison d’acheter un chat.
On peut également constater la même chose avec « ici » et « là » ainsi que « celui-ci » et « celui-là », entre autres.
Davantage ? D’avantage ? Quel avantage ?¶
Continuons sur notre lancée. Pour distinguer « davantage » de « d’avantage », il nous faut d’abord connaître leur nature : « davantage » est un adverbe composé de « de » et d’« avantage » ; oui mais alors, n’est-ce pas également le cas de « d’avantage » ? Eh bien non, là, « avantage » est un nom masculin précédé de la préposition « de ».
Leur définition, et l’emploi de chacun d’eux sont donc très différents.
« Davantage » signifie « plus (en quantité, en intensité ou en durée) » :
Citation : exemples
Son frère est intelligent, mais lui l’est davantage.
Il me faut davantage de temps pour terminer ce travail.
Il me faut davantage de temps pour terminer ce travail.
« D’avantage », en revanche, peut très bien se mettre au pluriel : « des avantages ». On remarque tout de suite que ça n’a rien à voir avec « davantage », n’est-ce pas ?
Citation : exemples
Il n’y a pas d’avantage à se coucher tôt.
J’y vois plus d’avantages que d’inconvénients.
J’y vois plus d’avantages que d’inconvénients.
Après qu’elle est partie¶
Rassurez-vous, il n’y a pas de faute dans ce titre ! Même si de nos jours, l’on a souvent tendance à employer le subjonctif après la conjonction de subordination « que », ce n’est pas la meilleure chose à faire dans ce cas.
En effet, le subjonctif est le mode de l’incertitude, du doute. Lorsque vous utilisez l’expression « après que », l’action s’est déjà déroulée et n’a donc plus valeur de doute.
Citation : exemples
Après qu’il est parti, nous sommes allés faire la fête.
Nous nous sommes retirés après qu’elle nous l’a demandé.
Nous nous sommes retirés après qu’elle nous l’a demandé.
Attention cependant : même si l’utilisation de l’indicatif est fortement conseillée, celle du subjonctif, étant entrée dans les mœurs de nombreux auteurs tels que Jean-Paul Sartre et Albert Camus, ne peut pas être considérée comme fautive.
Voici ce qu’en dit la 13e édition du Grevisse :
Citation : Le Grevisse
On observe une tendance, surtout forte depuis le deuxième tiers du 20e siècle, à faire suivre après que du subjonctif [...] Cette tendance a fait l’objet de vives critiques [...] Elle paraît pourtant irrésistible, bien que l’indicatif ne soit pas périmé.
Cette référence grammaticale ne condamne donc pas l’utilisation du subjonctif, car devenue très (trop ?) fréquente à notre époque.
Notez que « s’assurer que », autre expression contenant la conjonction de subordination trompeuse, ne peut être suivie que de l’indicatif.
Citation : exemples
Je vais m’assurer qu’il est bien arrivé.
Des affaires à faire¶
Bien que les expressions « à faire » et « affaire » soient homophones, elles possèdent un sens très différent.
Avoir quelque chose « à faire » signifie « devoir faire quelque chose », tandis qu’avoir « affaire » à quelqu’un veut dire « être en rapport, traiter avec quelqu’un ». La dernière expression peut également impliquer une menace.
Citation : exemples
Aujourd’hui, j’ai beaucoup de choses à faire.
J’ai déjà eu affaire à lui par le passé.
Si tu parles, tu auras affaire à moi.
J’ai déjà eu affaire à lui par le passé.
Si tu parles, tu auras affaire à moi.
Il n’y a pas grand-chose à en dire…¶
Un petit rappel maintenant sur l’orthographe de « grand-chose », souvent sujette à erreurs.
« Grand-chose » est une locution (Académie française), un pronom indéfini (CNRTL) ou un adverbe (CNRTL [mot invariable], Larousse) selon les dictionnaires, toujours employé dans un énoncé négatif, par exemple « pas grand-chose » qui signifie « peu de la chose, presque rien ». La locution « grand-chose » s’écrit toujours avec un trait d’union et est tout le temps invariable (on ne peut donc pas écrire « grande-chose » ni d’autres bizarreries).
Il faut toutefois rappeler que la graphie originelle est « grand chose », écrite ensuite « grand’chose » par l’Académie française, avant qu’elle n’adopte en 1932 l’orthographe avec trait d’union. Certains auteurs étaient alors en désaccord. L’Académie a cependant opté pour une liberté totale en 2000, la raison étant que « dans certaines locutions, l’emploi du trait d’union n’est pas systématique ».
La graphie à privilégier serait donc la plus habituellement indiquée par les dictionnaires (dont celui de l’Académie) : « grand-chose ». On ne peut toutefois pas interdire l’emploi des autres orthographes.
On pourrait cependant parler de l’adjectif « grand » qualifiant le substantif « chose » (auquel cas l’adjectif s’accorde avec le nom, comme le montre l’exemple ci-dessous), mais ce n’est pas ce dont nous parlons ici ; bien que « grand-chose » soit construit là-dessus :
Citation : exemples
Avec de l’argent, on peut faire de grandes choses.
Inversement : sans argent, on ne peut faire grand-chose.
Inversement : sans argent, on ne peut faire grand-chose.
Quelquefois ou quelques fois ?¶
Nous allons à présent nous intéresser un court instant à la distinction de ces deux mots, si proches par les sons mais si opposés par leur signification.
« Quelquefois », comme vous vous en êtes sûrement rendu compte, est un adverbe signifiant « un certain nombre (d’où quelque) de fois, dans quelques occasions, dans un nombre de cas peu élevé ou à des moments espacés ». Il est donc invariable, et l’on peut mentionner comme synonymes : « parfois », « de temps en temps », « occasionnellement »…
Citation : exemples
Votre solitude ne vous a jamais trop pesé ? — Si, quelquefois. (Guy de Maupassant, Contes et nouvelles, tome 2, 1893)
J’ai quelquefois le regret d’être parti.
J’ai quelquefois le regret d’être parti.
« Quelques fois », quant à lui, est formé de l’adjectif indéfini « quelque » mis au pluriel et du substantif féminin « fois » ; il est utilisé dans le sens de « plusieurs fois, à plusieurs reprises, de façon répétée ».
Citation : exemples
Je suis allé quelques fois rendre visite à ma cousine.
Répète ce mot quelques fois, qu’il reste gravé dans ta tête.
Répète ce mot quelques fois, qu’il reste gravé dans ta tête.
Tâchez donc de vérifier à chaque fois si vous utilisez la bonne forme.
On ne s’excuse pas soi-même !¶
Pour terminer cet article, nous vous proposons de revoir l’emploi, trop souvent méconnu, du verbe « excuser ». Il n’est pas rare, en effet, d’entendre (voire de lire) des phrases du type « je m’excuse d’avoir fait cela » ou encore « excuse-toi pour ce que tu viens de dire » ; ce qui, en dépit du fait qu’elles commencent à être reconnues par certains dictionnaires (dont celui de l’Académie française), est encore de nos jours largement contesté.
En effet, le verbe « excuser » est transitif et la personne excusée est désignée par le complément d’objet direct du verbe. Ainsi, quelqu’un excuse quelqu’un d’autre. L’excuse ne peut pas venir de la personne ayant lésé l’autre, mais de la personne lésée elle-même. Ainsi, si vous dites « je m’excuse », cela revient exactement au même que si vous disiez « je me pardonne » (donc vous vous accordez vous-même le pardon…).
Citation : exemples
« Je te présente toutes mes excuses. » [Il est sous-entendu que la personne à qui elles sont adressées est libre de les accepter ou de les refuser.]
« Je te prie [de bien vouloir] accepter mes excuses. » [Là encore, les excuses sont présentées et le choix de les accepter ou non revient à l’interlocuteur.]
Très fortement déconseillé : « Je m’excuse. » [Dans ce cas, vous vous pardonnez vous-même, sans même laisser à la personne dépositaire du droit de les refuser la possibilité de le faire. Encore une fois, outre le fait que cette formulation soit largement contestée, elle peut de plus être considérée comme indélicate !]
« Je te prie [de bien vouloir] accepter mes excuses. » [Là encore, les excuses sont présentées et le choix de les accepter ou non revient à l’interlocuteur.]
Très fortement déconseillé : « Je m’excuse. » [Dans ce cas, vous vous pardonnez vous-même, sans même laisser à la personne dépositaire du droit de les refuser la possibilité de le faire. Encore une fois, outre le fait que cette formulation soit largement contestée, elle peut de plus être considérée comme indélicate !]
Il est à noter que l’Académie mentionne le verbe sous sa forme pronominale, à savoir « s’excuser », tout en précisant bien que cette forme est plutôt à utiliser à la troisième personne du singulier (« il s’excusa de son retard »), la première pouvant être ambiguë (pour les raisons explicitées au-dessus).
Citation : 9e édition du Dictionnaire le l’Académie française (les parties en gras le sont aussi sur le dictionnaire)
Cet emploi, qui s’est répandu à la troisième personne, risque d’être ambigu à la première personne. Il vaudra mieux dire : Je vous prie de m’excuser ou : Excusez-moi, plutôt que : Je m’excuse.
Voilà, c’est tout pour ce neuvième billet sur les fautes récurrentes. Il vous aura peut-être permis d’apprendre quelques nouveautés, ou de revoir certains points de la langue française. Nous restons bien entendu à votre écoute pour toute question ou remarque.
À bientôt pour le dixième billet de notre série sur les erreurs courantes !
5 270 visualisations |
Commenter ce billet
|
Partager sur Twitter
|
Remonter
Partager sur Twitter
|
Remonter
12 commentaires sur ce billet







Merci quand même.