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Semaine de la langue française

dis-moi dix mots (dans tous les sens)

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Catégorie : Francophonie

Écrit par ptipilou, Ziame, le 24/03/2010 à 16 h 23 | Commenter ce billet (24 commentaires)

Du 20 au 27 mars, c'est la Semaine de la langue française (et de la Francophonie).
On ne pouvait pas ne pas la mentionner ici : partout en France, et dans les régions du monde où notre si belle langue est parlée, des événements sont programmés. Petite chronique d'une semaine pas comme les autres.

Affiche de la semaine de la langue française

Présentation d'une semaine pas comme les autres



La semaine de la langue française, qu'est-ce ?



Organisée chaque année par le ministère de la Culture et de la Communication, la semaine de la langue française a pour objectif premier de promouvoir et mettre à l'honneur la langue française comme symbole d'unité culturelle de la France.

Dans ce cadre sont organisées, partout en France, diverses manifestations culturelles telles que des ateliers d'écriture, conférences, concours d'orthographe, spectacles, etc. Vous pouvez retrouver le programme détaillé des activités classées par région et ville sur le site du ministère en charge de cet événement. On pourra remarquer que certains types de manifestations ne sont pas organisés dans toutes les régions, cependant globalement des activités sont disponibles où que l'on réside.

Les dix mots



Tous les ans, dix mots sont choisis afin de servir de base à cette semaine de la langue, les activités proposées gravitant ensuite autour de ces dix mots formant le thème de l'événement.

Cette année, les dix mots sont : baladeur, mobile, variante, zapper, crescendo, escagasser, cheval de Troie, galère, remue-méninges et mentor.

Nous pourrons noter un désir de modernité dans la sélection des mots. En effet le baladeur, comme le mobile ou le cheval de Troie sont beaucoup utilisés de nos jours dans des domaines différents que ceux qui constituent leur fondement historique (car chacun de ces mots a eu une histoire avant celle du lecteur de musique portable, du téléphone cellulaire ou des virus informatiques). Cependant là se trouve aussi un des objectifs de cette manifestation : rappeler le sens de ces mots et expressions ayant beaucoup évolué au cours des dernières années. Ainsi, si l'on se réfère à cet article (toujours sur le site officiel de l'événement) définissant les mots choisis pour cette année, on remarque l'accent porté sur le sens « historique » de ces mots et expressions, comme un rappel pour tous ceux qui les emploient couramment sans forcément savoir d'où ils proviennent.

Concrètement, comment participer à cet événement ?



Cela est possible de diverses manières. Vous pouvez tout d'abord participer à des ateliers (voir le programme sur le site officiel) près de chez vous, mais vous pouvez aussi apporter votre contribution en ligne. Le site propose en effet aux visiteurs de participer dans certaines sections. Vous pouvez ainsi jouer à certains jeux (mots croisés, quiz, etc.) directement sur le site.

Si vous êtes motivés et avez des idées, les organisateurs de cette semaine de la langue française vous proposent même d'aller plus loin, à savoir que vous pouvez proposer vos propres événements afin de les ajouter au calendrier (si vous souhaitez organiser un atelier près de chez vous par exemple). Notez cependant que pour pouvoir proposer vos idées, vous devez au préalable vous inscrire sur le site.

Le contexte dans lequel cette semaine de la langue française est organisée



Le ministère de la Culture et de la Communication organise cet événement mettant au cœur de nos vies notre langue, non pas nécessairement en opposition avec la langue anglaise, dominant le monde et les échanges, mais bel et bien comme patrimoine, même si, çà et là, on propose d'« abolir ou amender » la loi Toubon*.

Revenant tous les ans à la barre, mais aussi toute l'année, ses protagonistes suggèrent qu'il faudrait « être francophile avant d'être francophone ». Sans doute pour ceux dont la langue n'est pas nécessairement celle de Molière, mais pour ceux dont la langue maternelle, native, est le français ? Il s'agit davantage d'apprendre à l'aimer, à la connaître, à la respecter : à chaque terme (ou peu s'en faut) anglo-saxon correspond bien un mot, même inventé de toutes pièces et breveté, pour l'utiliser en lieu et place de l'anglicisme.

Par exemple, et pour reprendre la thématique de cette année, le mot coach, souvent employé, peut parfaitement être remplacé par le mentor. Et d'un autre côté, l'utilisation des guillemets qui, au passage, sont bel et bien américains (c'est-à-dire "" en non pas les chevrons « ») lorsque l'on veut, à l'intérieur même d'un discours transposé à l'écrit, mettre une expression ou un mot entre… guillemets, reflète bien notre impossibilité de nous passer de ces anglicismes, monnaie courante dans notre conversation de tous les jours.

Il n'est pas question de revenir sur ces usages, mais de se souvenir qu'à chaque mot emprunté à la langue de Shakespeare (dans son odyssée outre-Atlantique, notamment) correspond un mot bien français, quand il n'est pas carrément français naturalisé américain ! Il n'est pas question de faire de prosélytisme, mais plutôt de défendre, en la connaissant, en la pratiquant, en la préférant, notre si chère langue face aux attaques auxquelles nous laissons si facilement le français prêter le flanc.

Certes, dans un monde toujours plus technologique et global, l'anglais se révèle incontournable. De grâce, faisons en sorte que l'anglais soit utilisé parcimonieusement, que nos phrases ne ressemblent pas à un sabir à la frontière entre ces deux langues, si belles indépendamment l'une de l'autre, et rendons à Molière, Rousseau et Racine ce qui leur revient.

L'initiative n'a pas pour vocation de créer un « village gaulois » dans un monde où il n'a pas une place majoritaire. Mais défendons-la avec passion, avec assiduité et dextérité, et là, c'est garanti, nous verrons − au détour d'un roman, d'un article ou d'une diatribe − la beauté naturelle des mots. Assemblé par nos plus prestigieux écrivains, professionnels de la langue, contemporains ou non, notre patrimoine se révèle comme un trésor, brillant, mais dont l'éclat doit être préservé par un entretien régulier… Le dépoussiérer de temps en temps, ainsi que le font l'Académie, le ministère de la Culture et de la Communication à travers des initiatives telles que cette semaine de la langue française, mais aussi tous les passionnés, dans les rangs desquels nous voulons compter en votre compagnie.

* Loi élaborée en août 1994, en vue de protéger le patrimoine linguistique français. Il est probable que nous y revenions à l'occasion d'un prochain article.

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24 commentaires sur ce billet

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Auteur Message
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Hors ligne iPoulet
# Ajouté le 27/03/2010 à 20 h 44

Membres
Guillawme> Le subjonctif en Anglais. Il existe, mais il est suffisamment rare pour qu'on l'apprenne par cœur plutôt que de comprendre comment il fonctionne (alors qu'on ne peut pas y échapper en Français par exemple) et qu'on le considère comme une irrégularité (de plus). Effectivement, l'Anglais est plus simple, du point de vue de sa grammaire, que le Français. Puisqu'on est dans la conjugaison, citons par exemple le nombre de terminaisons verbales différentes, tous verbes et temps confondus, du Français (plus de 2000) et de l'Anglais (650 environ selon les sources). Bon, bien sûr la prononciation Anglaise échappe elle à toute règle et on ne compte plus les groupes de lettres qui se prononcent différemment d'un mot à l'autre. Au passage, contrairement à ce que tu avances, la grammaire chinoise (du moins pour le Mandarin) est considérée par beaucoup comme très simple, ainsi que l'est la conjugaison.

L'Espéranto possède un subjonctif lui aussi, mais il ne fait peur à personne. C'est un temps comme les autres, doté d'une terminaison verbale régulière, comme le sont les 5 autres temps de cette langue (bon ok, ajoutons 6 participes). Sa prononciation est régulière, chaque lettre correspond à un son, toujours le même. Contrairement à l'Anglais, le lexique se construit de façon régulière, préservant le rapport des mots entre eux autant que possible. Et la grammaire ressemble par certains aspects au Mandarin, à ceci près qu'elle n'impose pas l'ordre des mots. Ce qui ne gêne personne, bien au contraire. Edit : il y a un tutoiement en Espéranto, qui est très peu utilisé mais qui ne change de toute façon quasiment rien (contrairement à l'Anglais).

Citation : Ziame
Après il y a bien entendu le phénomène d'internationalisation et de mode. Je passais sur un des fora privés du Site du Zéro l'autre jour et dans un sujet que je survolais, je voyais des membres qui parlaient d'attitude « secure » (à la place de sûre), de mot de passe « salté » (à la place de salé), de « hasher un string » (involontairement, celui-ci m'a même fait rire :D ), j'en passe et des meilleurs… Bref, même dans un contexte informatique, ça fait bizarre. Cela dit je pense que comme partout, utiliser du vocabulaire anglais francisé doit permettre de se sentir plus « branché » et, dans ce cas, aussi plus pointu d'un point de vue technique (utiliser des termes tirés de l'anglais donnant peut-être une impression de maîtrise supplémentaire…).


Ce point m'a toujours paru épineux : certes l'exemple du « secure » est grotesque, mais dans un certain nombre de cas, il est difficile de trouver un équivalent aux termes techniques empruntés à d'autres langues. Que traduire ? Les termes usuels comme "e-mail" ? Les termes plus techniques comme "closure" (un mauvais exemple en fait, puisque "fermeture" existe déjà depuis très longtemps dans la littérature informatique francophone) ? Les abréviations (API devient IPA) ? Faute d'instance régulatrice, je vois mal comment on peut s'en sortir (rien que pour e-mail, on nous propose mèl, courriel, et sans doute d'autres).
Modifié le 27/03/2010 à 21 h 18 par iPoulet
 
Hors ligne Ziame
# Ajouté le 27/03/2010 à 22 h 19
Arx Tarpeia Capitoli proxima
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Groupe : Administrateurs
Certes il y a des termes qui n'ont pas forcément d'équivalent français et d'autres qui ont des équivalents moins précis (exemple de download / upload pour télécharger en français), ce n'est pas tant pour ces mots là que le problème se pose (quoique si les anglais adaptent leur langue aux nouvelles technologies, nous pourrions tout aussi bien en faire de même avec la notre), mais surtout pour tous ces mots et toutes ces expressions qui possèdent un équivalent en français auquel on préfère la version anglaise ou anglicisée.
 
Hors ligne Guillawme
# Ajouté le 27/03/2010 à 23 h 13
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Groupe : zAnciens
Fihld : quand tu dis « incohérence par rapport à nous » (par exemple l'ordre adjectif - sujet vs. sujet - adjectif ?), qui te dit que ce n'est pas nous qui sommes incohérents par rapport à l'anglais ? :D
À mon avis on ne peut pas faire de ça un critère pour classer les difficultés des langues.
Quant aux expressions idiomatiques, elles existent dans toutes les langues et sont un trait culturel des locuteurs plutôt qu'une particularité de la langue. Il n'existe pas d'expressions idiomatiques en espéranto ? Ce n'est pas une question rhétorique, je ne sais pas ; en tout cas s'il en existe, ça transpose le "problème" que tu soulèves à l'espéranto (on pourrait généraliser à toute langue).
Enfin, concernant l'extensibilité, je ne suis pas très convaincu par l'ajout d'affixes et la combinaison de mots à outrance, qui donnent des mots très longs (et du coup pas évident à prononcer : quelle syllabe accentuer, etc.). Mais c'est probablement parce que je ne pratique aucune langue qui procède comme ça (je crois que c'est le cas en allemand ?), je suppose que l'utilité apparait lorsqu'on a besoin de s'en servir.


micky : en effet, et j'oubliais aussi le fait qu'en anglais on n'accorde pas en genre ni en nombre les adjectifs, ni les verbes pour la plupart des personnes et des temps d'ailleurs.


iPoulet : je n'avais jamais entendu parler du subjonctif en anglais (une nouvelle preuve qu'il est bien mal enseigné en France...), merci de m'avoir fait combler cette lacune.
Je n'ai pas compris ce que tu voulais dire à propos du tutoiement en anglais : « qui ne change de toute façon quasiment rien (contrairement à l'Anglais) ».
Concernant les termes techniques tirés de l'anglais, j'y suis aussi confronté dans mon domaine (la biologie) mais pour la plupart on peut trouver une traduction correcte. Je ne sais pas si c'est beaucoup plus difficile en informatique (en général, car dans le domaine plus spécifique de la programmation, je n'y connais rien). En revanche c'est assez peu naturel d'écrire les abréviations dans l'ordre français, je suis d'accord avec toi.
 
Hors ligne iPoulet
# Ajouté le 28/03/2010 à 00 h 14

Membres
En Anglais, il existe un tutoiement, il est juste archaïque (ainsi que les règles de conjugaison qui lui sont rattachées). Du moins pour ce que j'en sais. Au sujet de l'Espéranto : il y a bien des expressions idiomatiques, des tournures habituelles, et même une culture liée à l'Espéranto (beaucoup plus importante que ce que l'on supposerait naïvement). Naturellement tout ceci est véhiculé par la langue, il n'est pas possible de l'éviter. Ce qui est intéressant cependant, c'est que ces notions culturelles sont par construction internationales. On y trouve des expressions venues d'autres langues (peu importe lesquelles), des racines nouvelles ayant un sens trop fort pour être traduit par un seul mot en Français ou en Anglais, et des constructions originales (voir par exemple ici).

Donc oui, il y a des expression à apprendre en Espéranto - mais contrairement à ce qui se passerait avec une langue non-artificielle, ces expressions sont nouvelles pour tous, quelle que soit la langue maternelle. Après, certaines notions sont plus ou moins faciles à saisir selon le passé de chacun : les Français ont en général du mal avec les cas, sans que ça soit vraiment compliqué ; c'est juste inhabituel pour nous.

Quant à la composition de mots, c'est effectivement inquiétant tant qu'on ne l'a pas vue à l'œuvre. Cependant, moi qui étudie l'Allemand, je n'ai jamais rencontré en Espéranto de mot titanesque construit par agglutination. Par contre, c'est un moyen pratique d'exprimer une idée précise, ou tout simplement d'enrichir son lexique. En Français ou en Anglais, ça n'est pas parce que tu sais dire "cheval" que tu sais dire "étalon" ou "jument". Quand bien même tu l'aurais appris, tu ne pourras pas, à partir de bœuf, former "taureau" ou "vache".

Je pense que toute cette discussion aurait eu sa place dans le forum, cela dit.
 
Hors ligne Guillawme
# Ajouté le 28/03/2010 à 10 h 47
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Groupe : zAnciens
Citation : iPoulet
Je pense que toute cette discussion aurait eu sa place dans le forum, cela dit.

En effet, mais on ne pouvait pas prévoir cette intéressante dérive ici.
Tu peux toujours ouvrir un sujet en donnant un lien vers le commentaire d'où est partie cette discussion. :)
 
Hors ligne Fihld
# Ajouté le 28/03/2010 à 12 h 06
tokiponized
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Groupe : zAnciens
Citation : Guillawme
Fihld : quand tu dis « incohérence par rapport à nous » (par exemple l'ordre adjectif - sujet vs. sujet - adjectif ?), qui te dit que ce n'est pas nous qui sommes incohérents par rapport à l'anglais ? :D
À mon avis on ne peut pas faire de ça un critère pour classer les difficultés des langues.

Je n'ai pas dit le contraire, d'où le terme « relatives ». Je voulais dire par là que l'anglais reste incohérent pour nous ce qui la rend forcément plus étrangère, plus éloignée et donc moins facile à utiliser pour communiquer (une personne dont l'anglais n'est pas la langue maternelle ne se sentira jamais la poséder et la maîtriser parfaitement, et ça vaut pour toutes les langues sauf… :D ). Je n'entends pas classer les langues par difficulté, quand bien même ça serait possible et objectif, ça ne porterait aucun jugement de valeur ou d'interêt. Bref, c'est inutile en plus d'être difficile.

Citation : Guillawme
Quant aux expressions idiomatiques, elles existent dans toutes les langues et sont un trait culturel des locuteurs plutôt qu'une particularité de la langue. Il n'existe pas d'expressions idiomatiques en espéranto ? Ce n'est pas une question rhétorique, je ne sais pas ; en tout cas s'il en existe, ça transpose le "problème" que tu soulèves à l'espéranto (on pourrait généraliser à toute langue).

Bien sûr que les expressions idiomatiques sont un trait important de toute langue, oui il y en a en espéranto, mais ça prouve que l'anglais a beau être « simple », il reste quand même des difficultés qu'on ne saurait résoudre par la connaissance de quelques règles.

Citation : Guillawme
Enfin, concernant l'extensibilité, je ne suis pas très convaincu par l'ajout d'affixes et la combinaison de mots à outrance, qui donnent des mots très longs (et du coup pas évident à prononcer : quelle syllabe accentuer, etc.). Mais c'est probablement parce que je ne pratique aucune langue qui procède comme ça (je crois que c'est le cas en allemand ?), je suppose que l'utilité apparait lorsqu'on a besoin de s'en servir.

En effet, je crois que l'allemand fonctionne de la même manière. En revanche, je ne suis pas d'accord avec les mots à rallonge. Ce que tu veux dire a quand même des limites et tu arrives rapidement à saturation. L'espéranto se veut clair, tu t'en sortiras avec la combinaison de quelques éléments (vespermanĝejo, c'est déjà long, on ne fera pas beaucoup plus). Enfin, pas de problème d'accentuation, celle-ci est toujours mise sur l'avant-dernière syllabe. Ça peut sembler restrictif, on peut crier à la perte de la beauté d'une langue, patati patata mais elle a pour effet de créer une belle musicalité.
 
Hors ligne Guillawme
# Ajouté le 28/03/2010 à 12 h 55
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Groupe : zAnciens
Citation : Fihld
Bien sûr que les expressions idiomatiques sont un trait important de toute langue, oui il y en a en espéranto, mais ça prouve que l'anglais a beau être « simple », il reste quand même des difficultés qu'on ne saurait résoudre par la connaissance de quelques règles.

Difficultés que les langues construites ne résolvent pas non plus, d'ailleurs.
D'autre part, il s'agit de difficultés lorsqu'on fait un usage strictement « utilitaire » d'une langue (cet usage se justifie dans bien des cas, pour moi c'est le cas avec l'anglais que je n'utilise pas encore pour d'autres besoins), mais quand on « joue » avec ou qu'on veut exprimer des choses de façon un peu élaborée, c'est une richesse.

Citation : Fihld
Enfin, pas de problème d'accentuation, celle-ci est toujours mise sur l'avant-dernière syllabe. [...] elle a pour effet de créer une belle musicalité.

Ça rappelle un peu les sonorités de l'espagnol.
Pour une langue qui se veut facile à apprendre, ça ne rend pas les choses un peu difficiles pour ceux dont la langue maternelle n'est pas latine ? Un peu comme quand des locuteurs de langues latines apprennent l'anglais ou d'autres langues anglo-saxonnes (je fais exprès de mettre les pieds dans le plat, :-° je me doute que iPoulet et toi aurez de quoi répondre à ça).
Modifié le 28/03/2010 à 13 h 03 par Guillawme
 
Hors ligne iPoulet
# Ajouté le 28/03/2010 à 13 h 10

Membres
Autant demander à Claude Piron. Certains avancent même qu'aujourd'hui, l'avenir de l'Espéranto passe par la Chine. Pour les sonorités, oui a priori on peut y entendre de l'Espagnol, mais c'est certainement parce qu'il y a beaucoup de o (marque des noms) ou de as (marque du présent). J'en sais rien dans le fond, je n'ai pas (encore ?) appris cette langue.

Je ne comprends pas trop votre discussion sur les expressions idiomatiques. Vous avez l'air parfaitement d'accord : elles sont une richesse, et elles existent nécessairement dans toutes les langues. Le problème est que certains y soient habitués dès leur plus jeune âge, quand d'autres doivent faire l'effort de s'intégrer dans une nouvelle culture pour parler aux premiers. Et vous avez tort de considérer l'Anglais comme simple de toute façon, pour toutes les raisons que j'ai évoquées précédemment.

Pour revenir au sujet initial, je viens de lire un article de Siné Hebdo qui reprend plus ou moins ce que je disais initialement : c'est bien gentil de fêter la francophonie, mais nos élus jouent un tout autre jeu. Regardez donc l'Académie de la Carpette anglaise.
Modifié le 28/03/2010 à 13 h 11 par iPoulet
 
Hors ligne Dark patate
# Ajouté le 07/04/2010 à 19 h 57
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Membres
AMEN !