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Fautes récurrentes, second volet !
Différencier « a » de « à », « nominer » qui en fait n'existe pas et moult autres choses...
Catégorie : Erreurs courantes
Écrit par Jmbe, Ziame, le 21/02/2009 à 15 h 04 | Commenter ce billet (7 commentaires)
Dans quel cas employer « a » ? et « à » ? Pourquoi ne faut-il pas dire « nominer » ?... Dans ce second billet consacré aux erreurs les plus fréquentes, nous aborderons des points divers et variés tels que l'utilisation des accents dans certains cas particuliers, ou encore l'utilisation du fameux « etc. ».
Sans plus tarder, regardons ensemble ce qu'il y a au sommaire de ce billet.
Voilà un petit mot qui suscite bien des hésitations. Comment l'écrire correctement ? Quand faut-il y mettre un accent grave ?
Quand il est conjugué à la troisième personne du singulier, le verbe « avoir » donne « a ». Vous pouvez retrouver cette forme au présent de l'indicatif, mais aussi au passé composé (où l'auxiliaire est au présent).
Si vous ne savez pas s'il s'agit du verbe avoir conjugué, nous vous proposons une petite astuce : remplacez le « a » par « avait » et regardez si ça peut aller. Si la phrase garde son sens, c'est qu'il s'agit bien du verbe « avoir » (donc « a » sans accent).
Citation : Exemples
Ceux qui connaissent déjà le sujet avant de lire ce billet auront remarqué qu'il s'agit ici du cas de figure du dernier exemple. Quand « à » est une préposition, il prend (toujours) un accent. L'astuce que nous avons vue pour le verbe « avoir » reste d'ailleurs valable, mais dans l'autre sens : si vous remplacez par « avait » et que la phrase perd son sens, c'est qu'il s'agissait de la préposition et donc qu'il faut écrire « à » avec un accent.
Citation : Exemples
Dans le même ordre d'idée, et bien que souvent omis, l'accent grave est également requis sur le -a final de certains mots.
Voici les plus courants :
Citation : Langage oral
On rencontre souvent ce genre de formulation où une partie de la négation, en l'occurrence le « ne » manque.
Si cela peut s'entendre dans le langage familier ou à l'oral, à l'écrit, évitons de l'amputer et n'oublions pas d'écrire la négation dans son intégralité : ne (n')… pas.
On écrira donc :
Je n'aime pas la pluie. Il ne faut pas confondre ces deux notions.
À la fin d'une énumération, on rencontre souvent la formule et cetera (ou et cætera) en abrégé.
Mais comment écrire cette abréviation correctement ? La bonne orthographe est : « etc. » (notez que « etc. » est toujours suivi d'un point, même s'il est placé au beau milieu d'une phrase).
On peut aussi le remplacer par des points de suspension (…), mais il faut choisir d'utiliser l'un OU l'autre et non les deux ensemble.
Citation : Exemple
Note : le point abréviatif de « etc. » dispense de l'utilisation du point ponctuant la phrase.
Il s'agit ici d'une erreur de plus en plus courante. En effet, beaucoup de gens disent « untel a été "nominé" pour les Césars » alors qu'en réalité, le verbe « nominer » n'existe pas ; il s'agit seulement d'une erreur commise qui commence à se répandre. Le verbe correct est « nommer » qui donne « nommé » au participe passé.
Ainsi, pour reprendre l'exemple donné ci-dessus, il faut dire « untel a été nommé pour les Césars ».
D'ailleurs (si vous en doutez vous pourrez vérifier) l'Académie Française a toujours refusé jusqu'ici d'intégrer ce mot à son dictionnaire.
Vous avez sans doute déjà vu écrit quelque part « ça n'est comme même pas sorcier... » : il faut cependant savoir que la bonne expression est « quand même ». En effet, si l'on y réfléchit bien, « comme même » ne peut pas convenir dans ce cas de figure ; « comme » sous-entend une comparaison (exemple : « comme Paul, Jacques est grand »), l'annonce d'une cause (exemple : « comme il a échoué, il va falloir trouver autre chose ») ou encore une manière (exemple : « comme ceci, c'est mieux ! »), ce qui n'est pas le cas dans cette expression. Il s'agit d'ailleurs d'une erreur assez énorme qui peut coûter cher (que ça soit dans une rédaction, lettre d'embauche...).
Par contre, si vous pouvez remplacer par « étant donné que », c'est « comme » qui doit être utilisé (mais ce cas de figure est plus rare et donne des phrases souvent bancales).
Citation : Exemples
Voici pour les quelques erreurs du jour. Si vous les faisiez auparavant, faites attention désormais : c'est dommage d'être pénalisé sur des points comme ceux-ci, facilement évitables.
Sans plus tarder, regardons ensemble ce qu'il y a au sommaire de ce billet.
Sommaire¶
- Le « a » : une histoire d'accent...
- Ne coupez pas la négation !
- Et cetera.
- Le verbe « nominer » n'existe pas !
- Comme même ? Quand même ?
Le « a » : une histoire d'accent...¶
Voilà un petit mot qui suscite bien des hésitations. Comment l'écrire correctement ? Quand faut-il y mettre un accent grave ?
Le verbe « avoir » conjugué à la troisième personne du singulier : « a »¶
Quand il est conjugué à la troisième personne du singulier, le verbe « avoir » donne « a ». Vous pouvez retrouver cette forme au présent de l'indicatif, mais aussi au passé composé (où l'auxiliaire est au présent).
Si vous ne savez pas s'il s'agit du verbe avoir conjugué, nous vous proposons une petite astuce : remplacez le « a » par « avait » et regardez si ça peut aller. Si la phrase garde son sens, c'est qu'il s'agit bien du verbe « avoir » (donc « a » sans accent).
Citation : Exemples
Il a une voiture. Il avait une voiture.
Il a réussi son examen. Il avait réussi son examen.
Il va à l'école. Il va avait l'école.
Il a réussi son examen. Il avait réussi son examen.
Il va à l'école. Il va avait l'école.
La préposition « à »¶
Ceux qui connaissent déjà le sujet avant de lire ce billet auront remarqué qu'il s'agit ici du cas de figure du dernier exemple. Quand « à » est une préposition, il prend (toujours) un accent. L'astuce que nous avons vue pour le verbe « avoir » reste d'ailleurs valable, mais dans l'autre sens : si vous remplacez par « avait » et que la phrase perd son sens, c'est qu'il s'agissait de la préposition et donc qu'il faut écrire « à » avec un accent.
Citation : Exemples
Il est allé à pied à l'école. Il est allé avait pied avait l'école.
Pourquoi rendre un devoir à temps ? Pourquoi rendre un devoir avait temps ?
Pourquoi rendre un devoir à temps ? Pourquoi rendre un devoir avait temps ?
Le -a final accentué¶
Dans le même ordre d'idée, et bien que souvent omis, l'accent grave est également requis sur le -a final de certains mots.
Voici les plus courants :
- voilà,
- jusqu'à,
- déjà,
- là (aussi : « là-bas » et « çà et là »).
Ne coupez pas la négation !¶
Citation : Langage oral
J'aime pas la pluie. Il faut pas confondre ces deux notions.
On rencontre souvent ce genre de formulation où une partie de la négation, en l'occurrence le « ne » manque.
Si cela peut s'entendre dans le langage familier ou à l'oral, à l'écrit, évitons de l'amputer et n'oublions pas d'écrire la négation dans son intégralité : ne (n')… pas.
On écrira donc :
Je n'aime pas la pluie. Il ne faut pas confondre ces deux notions.
Et cetera.¶
À la fin d'une énumération, on rencontre souvent la formule et cetera (ou et cætera) en abrégé.
Mais comment écrire cette abréviation correctement ? La bonne orthographe est : « etc. » (notez que « etc. » est toujours suivi d'un point, même s'il est placé au beau milieu d'une phrase).
On peut aussi le remplacer par des points de suspension (…), mais il faut choisir d'utiliser l'un OU l'autre et non les deux ensemble.
Citation : Exemple
J'ai acheté des fruits : des pommes, des poires, des oranges, des bananes, etc.
Note : le point abréviatif de « etc. » dispense de l'utilisation du point ponctuant la phrase.
Le verbe « nominer » n'existe pas !¶
Il s'agit ici d'une erreur de plus en plus courante. En effet, beaucoup de gens disent « untel a été "nominé" pour les Césars » alors qu'en réalité, le verbe « nominer » n'existe pas ; il s'agit seulement d'une erreur commise qui commence à se répandre. Le verbe correct est « nommer » qui donne « nommé » au participe passé.
Ainsi, pour reprendre l'exemple donné ci-dessus, il faut dire « untel a été nommé pour les Césars ».
D'ailleurs (si vous en doutez vous pourrez vérifier) l'Académie Française a toujours refusé jusqu'ici d'intégrer ce mot à son dictionnaire.
Comme même ? Quand même ?¶
Vous avez sans doute déjà vu écrit quelque part « ça n'est comme même pas sorcier... » : il faut cependant savoir que la bonne expression est « quand même ». En effet, si l'on y réfléchit bien, « comme même » ne peut pas convenir dans ce cas de figure ; « comme » sous-entend une comparaison (exemple : « comme Paul, Jacques est grand »), l'annonce d'une cause (exemple : « comme il a échoué, il va falloir trouver autre chose ») ou encore une manière (exemple : « comme ceci, c'est mieux ! »), ce qui n'est pas le cas dans cette expression. Il s'agit d'ailleurs d'une erreur assez énorme qui peut coûter cher (que ça soit dans une rédaction, lettre d'embauche...).
Par contre, si vous pouvez remplacer par « étant donné que », c'est « comme » qui doit être utilisé (mais ce cas de figure est plus rare et donne des phrases souvent bancales).
Citation : Exemples
Il n'a quand même pas fait ça !
Comme lui aussi a échoué, personne ne peut espérer y arriver.
Comme lui aussi a échoué, personne ne peut espérer y arriver.
Voici pour les quelques erreurs du jour. Si vous les faisiez auparavant, faites attention désormais : c'est dommage d'être pénalisé sur des points comme ceux-ci, facilement évitables.
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